VOTE ELECTRONIQUE ?

1 NON, 2 NON, 3 NON et 4 NON.
Mais OUI pour la CFE CGC !

Lors des négociations pour les élections professionnelles, l’employeur a proposé aux organisations syndicales de recourir au vote électronique. Il s’en est suivi un débat où nous avons entendu ceci :

« Nous avons plein de salariés qui ne savent pas se débrouiller « -« Un audit informatique a été fait l’année dernière et qui prouve que les salariés de l’AFPA ont des difficultés avec l’outil numérique »  -« Prestataire Néovote : Nous travaillons avec des entreprises adaptées depuis plusieurs années et cela fonctionne bien » « Si quelqu’un est  placée derrière la personne qui vote est derrière ? Où est la confidentialité ? »

Résultats : Décision unilatérale de l’employeur de procéder au vote électronique pour les prochaines élections professionnelles. Aucune organisation syndicale représentative n’a voulu signer le protocole. Représentative, il est incontestable que la CFE CGC l’aurait signé.

Quels que soient les arguments, comment peut-on admettre un tel refus en 2019,  sachant

  • Que le vote électronique est utilisé dans la plupart des entreprises de notre taille,
  • Que cette procédure a déjà été couronnée de succès à l’AFPA  lors du vote pour les représentants de salariés au CA en 2017 (même taux de participation qu’avec un vote papier tenu en 2015)
  • Que le coût d’un vote électronique est estimé à 80 000 € sur l’ensemble du territoire et qu’un vote « manuel » est estimé à environ 600 à 700 000 d’euros si l’on tient compte des masses salariales mobilisées et du temps passé. Peut-on se permettre de l’ignorer ?

La CFE CGC ne veut ignorer ni la réalité économique de l’AFPA ni la réalité technologique.

Vers une nouvelle prolongation des mandats ?

Le protocole  d’accord préélectoral proposé à la signature le 25 juillet dernier n’a retenu que la signature de la CFE CGC. Malgré certains points de discordance, nous avons tenu  à le signer pour promouvoir un autre dialogue social. Nous avons été les seuls.

Quel sens cela aurait-il de prolonger ? Quand 4 ans après la loi Nº 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, nous fonctionnons encore et toujours avec 24 CRE ! C’est la preuve, vu de l’extérieur que l’AFPA continue de raisonner comme « avant ».

Quel sens cela a de faire déplacer des équipes dirigeantes régionales, qu’on soit d’accord ou pas avec elles, le mardi à Metz, le mercredi à Strasbourg, le jeudi à Troyes ? Sinon que de carboner l’atmosphère et de les épuiser, dans une logique de vouloir arroser l’arroseur ?

Nombre de sièges prévus au CSE

Nous étions d’accord avec la direction et d’autres syndicats sur le nombre d’élus proposé dans le prochain CSEC (qui remplacera le CCE actuel). 28 élus au lieu des 48 actuels. Cela nous semble  suffisants et correspondre à la baisse des effectifs de l’AFPA depuis 2013.

Par contre, nous n’étions pas d’accord ni avec la direction ni avec les autres syndicats sur le fait que les suppléants peuvent siéger. Pour la CFE CGC, un suppléant supplée en cas de vacances, congés, absence du titulaire.

 « Rien n’est sûr et que tout est possible »…. Le pouvoir est entre leurs mains. Dernière ligne droite cette semaine

FRANCE INSERTION ? Un autre nom pour l’Afpa ?

Que dire d’une structure où 1 500 personnes attendent un départ, 1 500 autres, s’estimant trop jeunes, ne l’ont pas sollicité et où les 3 000 restants, qui voudraient bien continuer à travailler, se disent « mais quand est-ce que ça commence ?»

Ce sort dépend, selon la CFE CGC, de ce qu’on appelle le « corpus social »,  qui réunit la classe dirigeante de l’Afpa, les leaders d’opinion que sont les syndicats avec leurs responsables en tête et l’ensemble des salariés qui travaillent et/ou votent avec et pour eux. Pour les 2 premières catégories, la CFE CGC a toujours été claire : il faut les changer !

Pourquoi ? Non pas parce que l’Afpa n’est pas une entreprise (ou agence si vous préférez) comme une autre, mais que l’Afpa doit devenir une autre entreprise si elle veut vivre. C’est différent ! Et on ne recommence pas avec les mêmes personnes ou organisations qui nous ont livré l’échec social sur un plateau rouillé.

Comme l’épisode sur le vote électronique en apporte la preuve (voir article à ce sujet) ainsi que le refus de l’ensemble des organisations syndicales de signer l’accord sur le protocole préélectoral aussi, on en est loin !

Pour la CFE CGC est-ce le signe d’une léthargie létale organisationnelle qui nous plombe l’avenir ? Il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

A commencer par le nom de l’AFPA. Ce nom nous plombe commercialement car depuis 3 ans, il symbolise l’échec à l’extérieur et aux yeux du contribuable nos pertes. Ce débat est loin d’être anodin. Car au-delà d’une stratégie marketing de changement de nom qui nous ferait le plus grand bien ( !) le nom de l’Afpa a-t-il encore un sens autre qu’historique ? Nous en avons discuté lors des réunions d’adhérents CFE CGC que nous avons organisées cette année.  Sachant que notre Chiffre d’Affaire comporte moins de 70 % de CA en formation, est-ce que le nom de l’Afpa résume notre activité et nos objectifs ? Non. Le mot Adulte qui y est inséré, est-il encore employé couramment dans la société ?  Non. Sachant que l’inclusion sociale est notre 1er objectif stratégique, est-ce que le mot Afpa le révèle ? Non

A toutes ces questions, j’ai demandé à nos adhérents de réfléchir. C’est comme cela qu’on travaille à la CFE CGC. Pas uniquement dans la contestation ou le retournement de veste. L’enjeu c’est d’échapper à cette léthargie mortifère.

In fine, que veut-on ?

Car si on veut, comme la directrice générale l’a dit dans son communiqué , concourir à  » l’inversement de notre modèle managérial», prévoir «  une autonomie accrue des centres dans la conduite du développement de leur établissement et de leur territoire. »  Ou encore conforter «  des directeurs de centres plus autonomes et plus responsables », il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

Cela s’appelle de la culture d’entreprise, l’envie d’avancer et se démarque de ce qui a toujours été proposé : le retour à la subvention et la bouc émissairisation du gouvernement quel qu’il soit («la faute, c’est l’autre ! celui qui nous donne à manger »).

Notre rôle en tant que partenaire social est de vous aider à réfléchir sur des sujets nouveaux et non, comme c’est le cas depuis 9 ans à vous enfoncer dans une léthargie qui fait mourir l’entreprise. N’importe quel gouvernement quelle que soit sa couleur politique attend des « partenaires » qu’ils discutent, argumentent, proposent des solutions et l’éclairent…

Pour la CFE CGC, l’organisme sur lequel le gouvernement doit appuyer sa politique d’accompagnement social vers la transition professionnelle et la réduction de la fracture numérique est l’AFPA. C’est l’objet du plan de transformation de pouvoir s’acclimater à la nouvelle réforme de la formation professionnelle, aux enjeux du PIC, et pourquoi pas au intégrer le futur service Public d’Insertion comme  la CFE CGC le souhaite

Et si nous appeler France Insertion, France Inclusion ou un autre nom potentiel peut servir notre cause, changer nos paradigmes, il est alors important d’ouvrir le débat, important de donner un signe de changement vers des meilleurs lendemains, inconcevable peut-être de ne pas se saisir de cette opportunité car des milliers d’emploi sont concernés.

Syndicat de cadres (82% à l’Afpa), de techniciens et d’agent de maitrise (10%), c’est le  rôle de la CFE CGC de prendre ses responsabilités comme nous l’avons toujours fait

Bien cordialement

André THOMAS

André Thomas

« En direct du CCE des 4 et 5 septembre 2019 »

VERBATIM : « Déclaration de la délégation SUD sur des menaces de mort en lien avec le plan social

« Lanceurs d’alerte : « La loi  « Sapin II », institue un statut protecteur pour le lanceur d’alerte »-« Un lanceur d’alerte est une personne physique qui révèle ou signale des faits répréhensibles »-« L’adresse mail alerte@afpa.frsera mise en place » –  Pour : CFE-CGC  –   Ne prennent pas part au vote : CGT, CFDT, FO, SUD

Informations trimestrielles  économiques : « CAidentique à celui de 2018 à la même période. »-« Un excédent brut d’exploitation (EBE) négatif, mais meilleur de 11M€ »-« Les HTS sont en ligne avec le budget, mais en recul de 6% vs 2018. »-« les baisses les plus importantes sont sur le marché entreprise (-19%) »-« 7 régions (Hauts de France, Normandie, Occitanie, Grand Est, Centre Val de Loire, Corse, Bretagne) sont en retard »-«  2régions sont en avance, surtout Ile de France (+18%) et Pays de la Loire (+22%) »-« 7 228 ETP, – 296 ETP vs 2018 »-« L’exercice 2018 présente un EBE légèrement positif sur les 2 filiales. –« Au niveau du groupe, 2018 est catastrophique en terme de chiffre d’affaires « -« l’Afpa reste plongée dans des difficultés structurelles qu’elle ne réussit pas à résoudre »-« La trajectoire depuis 10 ans est une ligne droite qui descend »

Politique sociale, l’emploi, les conditions de travail 2018 :« 6076 ETP CDI, 1291 ETP CDD »-« Le nombre d’apprentis est en augmentation, mais inférieur à ce que nous impose la loi « 262 promotions dont 132 pour les femmes, »-« rémunération mensuelle moyenne est de 3 327€, 3 162 pour les femmes, 3460 pour les hommes »-« ), 45 Congés Individuels de Formation dont 25 pour les femmes. »-« 170 accidents entrainant un arrêt de travail dont 84 pour les femmes »Prépa compétences : « Objectif de 30 058 demandeurs d’emploi « -« 101 centres sont concernés                                                                                              «  A fin juillet, 19 096 entrées soit 63,5% de l’objectif annuel »-« 96% de satisfaction global »-« Un SPOC (Small Private Online Course) est en ligne sur Métis »

Indicateurs d’utilité sociale 2018 : » Baisse du nombre de stagiaires en 2018 (-20 000 vs 2017) » -«  68% de taux d’accès à l’emploi (+ 10% en 6 ans »«71,8% de taux de correspondance entre métier appris et métier exercé. »Indicateurs de développement du patrimoine humain :« 82% de taux de réussite au titre professionnel »Indicateurs de lutte contre l’exclusion, les inégalités sociales :   33% de taux de féminisation des formations »Indicateurs en matière de développement territorial et régional : « 52,2% de stagiaires formés dans leur zone d’emploi »Indicateurs sur nos pratiques internes : « 35% de taux de féminisation de l’encadrement du management hiérarchique. »

Rapport du médiateur 2018 :    « 233 dossiers traités en 2018 vs 245 en 2017 »-« 36% des litiges (83 dossiers) »

Lire le direct ici :

Compte Rendu du CRE Bretagne Juillet 2019

Verbatim : « Rencontre du Comex et des Directeurs de Centres avec Pascale Dartois. Lancement des travaux avec la « Task Force », travail de préparation de la nouvelle organisation, analyse des charges de travail, des risques psycho-sociaux, etc. Présentation à Matignon de l’expérimentation « accueil des demandeurs d’emploi en mobilité dans les hébergements Afpa ». Qualif Emploi : complétude des lots commerce. Nous n’avons pas conquis de nouveaux marchés mais n’en avons pas perdus.  Pour l’AO Pôle Emploi : « que des bonnes nouvelles ! ». Lettres de mission : dans l’immédiat, elles vont être reconduites. Nous n’avons aucune lisibilité sur les futurs départs, et nous ne le revendiquons surtout pas.

Bonne lecture : 2019juillet

Compte rendu du CRE Nord pas de Calais, Berck 16 juillet 2019

Verbatim :
PSE/PDV « On ne redemandera pas aux salariés de remonter  des dossiers »-  «  Les dates d’éligibilité restent inchangées pour les différents dispositifs ( Retraite, DTFC, externe ) »-« Les dossiers finalisés seront présentés dès lors que les CNES seront opérationnelles »-«  nous renforçons sur un ETP à temps plein l’accompagnement des salariés au sujet des RPS »
RESULTATS  : «  64 Million d’€ de Chiffre d’Affaire avec un déficit d’exploitation de 5 569 Millions d’€. »-«  Tous les clients sont affectés par la baisse ( PE – 18 %, CR – 16%, Marché entreprise – 24%. ). »-« Nous constatons une érosion très importante du CA par ETP à 85 000 €  en 2018 au lieu de 101 000 € par ETP en 2017 »-« « On est la 1ère région de France en terme de prise de commande auprès du CR. » 
PREPA COMPETENCES « 3800 parcours attendus (reprévision)  contre 4965 attendus au départ – 3352 présents »-« GTA : « les conséquences de non saisie sont importantes d’un point de vue financier car  la décision de facturer à l’Etat sur la base de GTA est la clef de voute du système »
TASK FORCE   « Une Task Force  a été constituée à partir d’un collectif pluri et interdisciplinaire pour aider à la construction de projets de centres à court et à moyen terme »-«  La commande de la gouvernance est de nous réformer avant de nous redévelopper. Nous sommes dans la 1ère phase. »
Si la période actuelle est pleine de doutes, interroge tous ceux qui voudraient partir, tout autant que ceux qui voudraient rester, la CFE CGC vous souhaite, surtout et aussi, de bien profiter de vos vacances.
 
 
 
Votre Equipe Régionale : 
André THOMAS  DSR – Carole LOGEZ DSE Dunkerque Hazebrouck – Véronique BECQUE DSE DR
 Xavier LHERBIER DSE Calais – Pascal VERBEKE DSE Lomme – Christiane PIETRZACK DSE Valenciennes
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