Compte-rendu du CSE Central extraordinaire du 27 février 2020

Un CSEC marqué par l’annonce du maintien en activité pérenne des centres de Reims, Le Mans, Istres, Le Vigeant et Agen, d’un bilan provisoire CNES et d’un débat sur les frais de déplacement.

Ce CSEC fait suite à une réunion d’agenda social où la CFE CGC a rappelé ses demandes d’ouverture de négociation sur les sujets exprimés lors de la campagne des élections professionnelles.

Verbatim du CSEC :
« Les 5 sites suivants ne fermeront pas : Istres, Agen, Le Vigean, Reims, Le Mans. »-  « Les 5 projets permettraient +5.3M€ d’EBE en 2023. »-« Cette stratégie de village a embarqué les collectivités territoriales dans une stratégie partenariale »-« On peut obtenir un regain de confiance qui se caractérise par des nouvelles commandes »-« Nous sommes dans un nouveau climat de confiance avec Bercy »-«  Les CSEE vont être consultés pour les modalités d’information aux salariés »-« Pour les salariés dont le départ volontaire ou mobilité interne est déjà acté, ils conservent le bénéfice des mesures d’accompagnement ou maintien d’emploi sur le centre. Aucun licenciement ne sera signé car l’objectif de la DG est « La sauvegarde de l’emploi »
CNES : « 2 474 candidatures à la mobilité interne pour 1 150 candidats »-« 542 candidatures validées à date dont : 97 candidatures sur les postes ouverts à la substitution »-« 134 candidatures acceptées par les salariés suite à la CNES du 11 février (suite à 20 désistements) »-« 311 candidatures validées les 24,25 et 26 février »

« En direct du CSEE Auvergne Rhône Alpes février 2020 »

 APPROBATION DU PV DU CSEE DU 21/01/2020

Approuvé à l’unanimité

INFORMATIONS DU PRESIDENT (DIRECTEUR RÉGIONAL)

 Le conseil régional AURA a été retenu dans l’expérimentation concernant le pilotage du volet formation de Pôle emploi. Aujourd’hui les modalités ne sont pas définies et nous n’avons actuellement aucune précision sur les modalités de déploiement de cette expérimentation

Les marchés déployés dans le cadre du PIC ne sont pas remis en cause. Le président reste vigilant sur les impacts de cette expérimentation.

Nos relations avec la région s’améliorent : Le retour sur le mondial des métiers qui s’est déroulé sur LYON est positif, un accueil cordial nous a été accordé.

Notre stratégie est plus en phase, les projets de développement du Puy en Velay et celui de Belley y contribuent.

Le CPF : depuis fin novembre 2019 chacun peut acheter des formations CPF à travers l’application lancée sur les smartphones. L’offre que nous avons lancée dans la phase 1 correspond à des formations courtes de type « formation règlementaire »

Phase 2 afficher des titres complets notre objectif est d’afficher 30 à 40 titres. Dans la phase 3, Il y aura un affichage de bloc de compétences.

L’AFPA se propose à travers prépa compétences de créer un atelier centré sur le compte CPF pour accompagner et informer les personnes. Sur METIS une information est consultable pour tout formateur qui souhaite l’inscrire dans son programme.

Ce qui va changer c’est l’abondement possible par les OPCO et Pôle emploi à compter du 1er avril. Dés le 1erjuillet les entreprises pourront abonder ce compte CPF pour réaliser des formations plus longues.

FINALISATION DU REGLEMENT INTERIEUR

L’arbitrage national sur le nombre des membres de la CSSCTE a tranché sur 13 membres comprenant le (la) secrétaire adjoint-e.

Remplacement des membres des commissions possibles par des personnes mandatées uniquement.

 Le règlement intérieur est accepté à l’unanimité par 12 voix sur 12 présents. 

DÉSIGNATION DES MEMBRES PRESIDENTS DE COMMISSIONS NON COMPLETES

Commission Santé, Sécurité, Conditions de Travail (CSSCTE) : 

Président : Christophe Picard, les 13 membres sont désignés. Vote à l’unanimité des présents.

Commission Emploi, Social d’Etablissement (CESE):  liste complète présidente : Nathalie Markovic 

Commission Activités Sociales Culturelles (ASC) :  présidente : Armelle Leroux liste complète : Vote à l’unanimité des présents.

3 commissions facultatives : 

Commission Economie, Activité, Appels d’Offres : Liste complète Président : Christophe VASSEUR. Vote à l’unanimité des présents.

Commission de suivi du Plan : liste complète président Hamdi HABITA MESSAD   Vote à l’unanimité des présents. 

Commission Egalité F/H :  liste complète.  Présidente : Nathalie Markovic. Vote à l’unanimité des présents.

EMPLOI

Suivi des emplois publiés et en cours de recrutement sur Afpa-Talent :

39 offres en statut expiré, 93 publiés et 63 postes présentés à la CNES. 195 postes disponibles au 14 février. Retour de l’arbitrage réalisé et confirmation/infirmation des salariés avant le 19 février. Pas de CNES de recours possible sur les mobilités internes. 

Suivi des lettres de mission : la majorité des fins de missions sont au 31 mars. Sur certaines missions, il y aura des postes à pourvoir qui sont sur AFPA talents donc liés aux candidatures et à l’arbitrage en CNES.

Suivi des avenants en cours pour les AT et AC la liste exhaustive est en cours. Les avenants arriveront avant la fin du mois. 

Suivi des entrées et sorties des CDD et des CDI mensuel et par site.  Sur janvier : 51 entrées de CDD et 26 sorties.

INFORMATION ET CONSULTATION DU CSEE RELATIVE A UN PROJET DE LICENCIEMENT D’UN SALARIE PROTEGE

.

Vote pour : 12 voix sur 12 votants présents.  Adopté à l’unanimité 

BILAN REGIONAL PROVISOIRE DES PHASES 1 ET 2

Départs volontaires dans le cadre du PSE.

109 dossiers validés en CNES : 

Phase 1 : 91 dossiers validés phase 2 : 11 dossiers en départ externes dont 9 en substitution 7 personnes substitution 6 sur des postes itinérants et 1 poste hors région.

Phase 2 : concernant les dossiers, les dates de départ sont en cours pour la signature.

Quels sontles centres actuellement encore envisagés à la fermeture et quelles sont les dispositions prises par la Direction dans ce cadre ?

Les centres actuellement encore envisagés à la fermeture sont : Aurillac, Roanne, Rillieux, Le Teil

3 types de situation :

1)     Le Teil :  Il n’y a plus d’activité, les salariés restent contractuellement attaches et entrent dans le dispositif du PSE.

2)    Roanne et Aurillac pas de transfert de stagiaires et de personnels prévu. Aurillac : pas d’activité actuellement. Roanne : reste une formation en cours et qui se termine le 31 mars. Donc pas de transfère de prévu. Prépa compétence se poursuivra sur Roanne mais pas dans les locaux de l’AFPA.  Propositions d’accompagnement des personnels : 1 demande de formation acceptée, activité d’archivages, études…

3)    Rillieux : transfert de dispositif de stagiaires et de personnels vers ST PRIEST et Vénissieux.

Froid et ADVF vers ST PRIEST. Pour les formations certifiantes en Froid cela pourrait être opérationnel en octobre 2020. Pour les formations en froid réglementaires et ADVF possibilité dès avril

CIP, TMI, Bureau d’études vers Vénissieux Ces transferts se feront progressivement. Les formations de soudage en cours seront certifiées à Valence.

Le personnel a eu une présentation des postes transférés. 

CALENDRIER DES FORMATIONS DFA ET NOMBRE D’INSCRITS

DFA 1 : 4 formateurs inscrits en février, DFA 2 : pas de programmation, DFA 3, 4 formateurs inscrits.

Un Pilotage mensuel est nécessaire sur ce sujet :   Réaliser état des lieux, déterminer quel accompagnement ? quel parcours proposer ? Quelles sont les priorités ? réaliser un suivi de ces priorités. Il n’y a pas de différence entre les CDII et les cdd sur ce sujet.

DANS LE CADRE DES NOUVEAUX ACCORDS : 

•  Comment et sous quel délai la Direction Régionale envisage-t-elle le financement des formations obligatoires dans le cadre des nouveaux mandats?

Formation économique La formation est réservée aux élus titulaires et élus suppléants lorsqu’ils remplacent de manière définitive un titulaire. Les Représentants Syndicaux au CSEE ne peuvent pas en bénéficier. 

 La demande doit être adressée à l’employeur au moins 30 jours avant la date du congé. 

 La durée de la formation est imputée sur la durée du congé de formation économique, sociale et syndicale. 

 La formation (frais pédagogiques) est intégralement financée par le CSEE avec son budget de fonctionnement. Le code du travail ne prévoit pas la prise en charge par l’employeur des frais de déplacement, de repas ou d’hébergement. Ces frais sont donc également supportés par le CSEE sur son budget de fonctionnement.

Formation santé, sécurité et conditions de travail.  Peuvent bénéficier de la formation santé et sécurité et conditions de travail tous les membres de la délégation du personnel au CSE. 

 La demande doit être adressée à l’employeur au moins 30 jours avant la date du congé. 

 Les coûts pédagogiques de la formation sont financés par l’employeur dans la limite de 365,40 € par stagiaire par jour. Les frais de déplacement sont également payés par l’employeur à hauteur du prix d’un voyage en train en 2nde classe pour le trajet le plus court entre l’établissement et le lieu où est dispensée la formation. 

  La liste des organismes habilités à former les salariés est prévue par l’arrêté du 02 janvier 2019. Le salarié choisi librement l’organisme parmi ceux habilités. 

 Concernant la formation des Représentants de Proximité, il n’y a rien de prévu dans l’Accord relatif à la mise en place des Représentants de Proximité du 19/11/2019. 

•  Quelle est la politique de remplacement des nouveaux élus et mandatés.

   Le remplacement des élus sera étudié, au cas par cas, en lien avec la Direction de

   L’établissement de rattachement du salarié concerné. 

CALENDRIER DE MISE EN PLACE DE LA COMMISSION SANTE, SECURITE, CONDITIONS DE TRAVAIL D’ETABLISSEMENT

Echanges sur les points de l’ordre du jour de cette commission : calendrier trimestriel, mise en place, fonctionnement, procédure de liaison avec les RP, sujet clés.

Première réunion : préparatoire le 5 mars à 9h30, plénière le 12 mars à 9h30

SUIVI DE L’ACTIVITE

Prépa Compétences suivi du déploiement sur la région Auvergne-Rhône-Alpes :  1ère région de France. Les objectifs sont respectés, Belle progression régionale, des perspectives d’ouverture : Romans, Moulins, Montluçon, Annonay, bourg en Bresse, Belley, Villefranche. Deux nouveautés : CPF et club prépa (suivi des sortants en attente de formation).

Point sur les Appels d’Offres Pôle emploi : AO AFC 2020 : Tous les lots AFPA mandataire ont été déposés le 30 janvier 2020. Pas de connaissance des dates de réponse.

Lots compétences transverses et illettrisme :  Dept 03,63,15 : partenaires GRETA et AFORMAC, AFPA co-traitant  Dept 43 : partenaires GRETA et AFORMAC, AFPA co-traitant  Dept 42 : partenaires GRETA et FRANCAS, AFPA mandataire  Dept 69 : partenaires ALPES, GRETAs, TREMPLIN, SAFORE, CEFI, IFRA, ALPES mandataire  Dept 01 : partenaire IFRA, IFRA mandataire  Dept 38 : partenaire IFRA, IFRA mandataire  Dept 26 : partenaire PIHC, GRETA, PIHC mandataire  

Lot numérique : Découverte numérique et multimédia pour l’Auvergne, AFORMAC mandataire Certifiant 69 : partenaires simplon, WebForce3, GRETAs, mandataire GIPAL Certifiant 38 : partenaires simplon, WebForce3, CCI, mandataire AFPA Certifiant Auvergne : partenaire AFORMAC et GRETA, AFPA mandataire  

Point sur les Appels d’Offres du Conseil Régional.

Idem voir le compte rendu de janvier. Les réponses sont en cours de traitement

Déclic pour l’action : bilan 2019 et point sur le Programme 2020.

Bilan 2019

Belle année 2019 : jeunes accueillis en 2019 + 13 %  

Hébergement : en 2018 soit +31 % , Repas en 2019  +52%

Un bilan quantitatif positif mais également qualitatif : les partenaires soulignent la qualité de nos prestations et la réactivité de mise en œuvre des ateliers sur les territoires. 20 nouveaux partenaires utilisent ou vont utiliser les ateliers 

Projection 2020

Nous poursuivons le déploiement des nouveaux ateliers notamment l’AT6 code de la route. Les nouveaux marchés formation gagnés vont nous permettre de développer l’accueil des jeunes sur nos plateaux dans le cadre de l’AT1 découverte des métiers. Au centre du Puy en Velay au le programme Déclic pour l’action a été validé par le comité de pilotage national. 

·       Impact du PSE, et en particulier du Plan de départ volontaire sur les différents types d’actions en cours (listes des formations et centres impactés).

Les formateurs qui ont quitté l’AFPA au 31 janvier: 15 départs dont 10 sans impact (pas d’action en cours) et 5 avec un impact de production (Grenoble, Poisy, Montluçon, Valence).

·       Quels sont les lieux de formation délocalisés et leur résultat économique sur 2019. Y-a-t-il de nouveaux projets dans ce domaine ?

Nouveaux projets : déploiement sur ANNONAY, Villefranche.

SUIVI DE L’ACTIVITE

2019 : 103 % des heures centre qui correspondent à 12 Millions d’euros pour PE. L’EBE sera fourni au CSEE de Mars. Taux de saisies à 100% : le Président tient à remercier tout le personnel pour cette contribution importante.

QUESTIONS DIVERSES

Problématique RH sur le centre de PONT DE CLAIX

La Délégation CFE-CGC
Marina ANDROUET (Elue Titulaire)Bruno TERRAS (Elu Suppléant)
Alex SOUILLET (Elu Titulaire)Erick Acolatsé (Représentant Syndical)

Compte Rendu du CSE Bretagne février 2020

Verbatim : « Pascale Dartois sollicitée par les Ministères du Travail et du Budget a rendez-vousle 10 février pour présenter la stratégie de développement… les 40 titres professionnels les plus vendus et leurs blocs de compétences associés vont être mis en ligne dans l’appli CPF à partir du 15 février… prépas compétences renouvelées… 38 départs volontaires (18 mesures d’âge, 7 postes modifiés, 12 postes supprimés…»

Vos élus
Nicole HUBERTMichel GUEGUEN
Arnaud LALANDEPascale TROADEC
Alberta DULYMBOISAnthony AMBROISE

Compte – Rendu du CSE Central d’installation du 28 janvier 2020

Chers collègues,
Vous trouverez ci-joint le déroulé du Comité Central d’Entreprise  Extraordinaire du 28 janvier , sans les commentaires ni les interprétations des Organisations Syndicales, laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Générale et une déclaration CFE-CGC.

Un CSEC protocolaire marqué par les élections des différents présidents et membres de commission.

Nous souhaitons que cette phase soit la plus courte possible afin de nous engager sur les missions nécessaires dans cette phase de transformation de l’Afpa.

Verbatim de la déclaration CFE CGC :

« La CFE CGC tient à remercier particulièrement toutes les personnes qui ont œuvré lors de l’ancienne mandature » et  » à saluer la mémoire de Jean Marie ZOFER, présent sur nos listes et qui nous a quitté quelques jours avant la fin du scrutin »

« le syndicalisme mérite d’être remercié  dans son ensemble » –  »  Sans syndicalisme, il n’y a guère d’avancée sociale  » –  »  le syndicalisme a aussi pour mission d’être un aiguillon de la société » –  »  nous savons ce que les salariés de l’Afpa veulent : du respect, une reconnaissance rétributive »-« Les salariés de l’Afpa en contact d’une population de plus en plus défavorisée se sentent à la fois pompiers, médecins,  mais ceci sans reconnaissance officielle »

« Cette élection porteuse d’espoir accompagnera, nous n’en doutons pas, la transformation et un nouvel avenir pour l’Afpa »

Bonne lecture.


Vos élus CFE-CGC titulaires:

Alex SOUILLET,  Michel FEYAERTS, Isabelle CUISENIER KOUZOU, Valérie BEAULIEUX- FOUCAULT, Agnès CONCHAUDRON, Frédéric FAILLAT, Elisabeth GODDAERT

Vos élus CFE-CGC suppléants :

Arnaud LALANDE, Samuel SAMAGHASSI, Pascal VERBEKE, Marie Stéphanie TYROUX, Thierry CHOPINEAU, Bruno TERRAS, Hervé DUBERTRAND

Représentant Syndical : André THOMAS

http://www.cfecgcafpa.org/permanence@cfecgcafpa.org<mailto:permanence@cfecgcafpa.org>

La permanence du SNPEA CFE-CGC AFPA

Syndicat National du Personnel des Etablissements AFPA

MESSAGE DU PRESIDENT CFE-CGC Afpa

Bonjour à toutes et à tous,
Les élections professionnelles sont toujours un tournant dans la vie professionnelle d’une entreprise. Elles consacrent en premier lieu la démocratie syndicale, le courage d’opinion, et la liberté d’expression exprimée par le vote. C’est pour cela que nos premiers remerciements vont à l’ensemble des Salariés de l’Afpa qui, malgré une période extrêmement difficile ont exprimé leurs souhaits de changement.
Nous tenons à remercier, et c’est fort légitime, tous les adhérents, tous les sympathisants, tous les électeurs de la CFE CGC qui ont pu bénéficier d’une liberté d’opinion, désormais reconnue dans les 14 établissements.

 De l’avis des observateurs, c’est la 1ère fois que dans l’histoire du syndicalisme en France, et dans une entreprise de taille importante – près 7000 salariés –  une organisation syndicale passe de la 5ème place, non représentative, à la 1ère  avec 29,57% des voix exprimées. C’est le signe fort que les salariés de l’Afpa demandent du changement et de la reconnaissance en terme de sens et d’avenir.

C’est ce 1er message que nous voulons adresser à la Direction Générale et à la Gouvernance : que des choix ne peuvent pas être faits avant les élections et que désormais les choix se doivent d’être constructifs. Notre programme distribué à des milliers de salariés toujours consultable sur cfecgcafpa-avenir.net est clair, lisible, factuel. Sur des sujets précis (Intéressement, Télétravail, Déconnexion, GPEECC) ce programme exprime des souhaits d’ouverture de négociation avant la fin du premier semestre 2020. Car il n’y a plus que 2 issues possibles pour l’Afpa, : la souffrance (ne rien faire) ou la réussite (Agir). C’est cette dernière que souhaite la CFE CGC.  Notre 2 ème message s’adresse à l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives et non représentatives. Nous savons tous que les prochaines élections, c’est dans 4 ans. Alors oublions-les ! Au moins durant 3 ans. Inventons, car l’avenir de l’Afpa passe par un dialogue social empreint d’innovation (chapitre 1 de notre programme). Avec celui-ci, nous pourrons sauver ce qui nous unit tous : l’Afpa.

 C’est le message suivant, le plus important. Nous nous adressons à l’Afpa : pour lui dire qu’on l’aime, pour lui dire que nous faisons tout pour qu’elle nous fasse vivre, qu’elle est une partie importante de notre vie, que sans elle, pour nous tous, l’avenir n’a pas du tout le même sens, le même goût, mais que nous possédons toujours les ressources en interne pour repartir de l’avant.

 Ce résultat nous encourage à continuer le combat pour donner un avenir à cette belle entreprise qui a tant contribué au développement des compétences en France. C’est beaucoup de travail, mais seul le résultat que nous cherchons est important, pour l’Afpa qui en a bien besoin, pour la France qui a bien besoin de l’Afpa, pour nos concitoyens qui ne demandent que çà : un accès simple à une formation et inclusion sociale de qualité.

 Très cordialement à vous.

André THOMAS                                                                      

Président SNPEA                                                                     
Délégué National Confédéral CFE CGC                 
Pôle Service Public

VOTE ELECTRONIQUE ?

1 NON, 2 NON, 3 NON et 4 NON.
Mais OUI pour la CFE CGC !

Lors des négociations pour les élections professionnelles, l’employeur a proposé aux organisations syndicales de recourir au vote électronique. Il s’en est suivi un débat où nous avons entendu ceci :

« Nous avons plein de salariés qui ne savent pas se débrouiller « -« Un audit informatique a été fait l’année dernière et qui prouve que les salariés de l’AFPA ont des difficultés avec l’outil numérique »  -« Prestataire Néovote : Nous travaillons avec des entreprises adaptées depuis plusieurs années et cela fonctionne bien » « Si quelqu’un est  placée derrière la personne qui vote est derrière ? Où est la confidentialité ? »

Résultats : Décision unilatérale de l’employeur de procéder au vote électronique pour les prochaines élections professionnelles. Aucune organisation syndicale représentative n’a voulu signer le protocole. Représentative, il est incontestable que la CFE CGC l’aurait signé.

Quels que soient les arguments, comment peut-on admettre un tel refus en 2019,  sachant

  • Que le vote électronique est utilisé dans la plupart des entreprises de notre taille,
  • Que cette procédure a déjà été couronnée de succès à l’AFPA  lors du vote pour les représentants de salariés au CA en 2017 (même taux de participation qu’avec un vote papier tenu en 2015)
  • Que le coût d’un vote électronique est estimé à 80 000 € sur l’ensemble du territoire et qu’un vote « manuel » est estimé à environ 600 à 700 000 d’euros si l’on tient compte des masses salariales mobilisées et du temps passé. Peut-on se permettre de l’ignorer ?

La CFE CGC ne veut ignorer ni la réalité économique de l’AFPA ni la réalité technologique.

Vers une nouvelle prolongation des mandats ?

Le protocole  d’accord préélectoral proposé à la signature le 25 juillet dernier n’a retenu que la signature de la CFE CGC. Malgré certains points de discordance, nous avons tenu  à le signer pour promouvoir un autre dialogue social. Nous avons été les seuls.

Quel sens cela aurait-il de prolonger ? Quand 4 ans après la loi Nº 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, nous fonctionnons encore et toujours avec 24 CRE ! C’est la preuve, vu de l’extérieur que l’AFPA continue de raisonner comme « avant ».

Quel sens cela a de faire déplacer des équipes dirigeantes régionales, qu’on soit d’accord ou pas avec elles, le mardi à Metz, le mercredi à Strasbourg, le jeudi à Troyes ? Sinon que de carboner l’atmosphère et de les épuiser, dans une logique de vouloir arroser l’arroseur ?

Nombre de sièges prévus au CSE

Nous étions d’accord avec la direction et d’autres syndicats sur le nombre d’élus proposé dans le prochain CSEC (qui remplacera le CCE actuel). 28 élus au lieu des 48 actuels. Cela nous semble  suffisants et correspondre à la baisse des effectifs de l’AFPA depuis 2013.

Par contre, nous n’étions pas d’accord ni avec la direction ni avec les autres syndicats sur le fait que les suppléants peuvent siéger. Pour la CFE CGC, un suppléant supplée en cas de vacances, congés, absence du titulaire.

 « Rien n’est sûr et que tout est possible »…. Le pouvoir est entre leurs mains. Dernière ligne droite cette semaine

FRANCE INSERTION ? Un autre nom pour l’Afpa ?

Que dire d’une structure où 1 500 personnes attendent un départ, 1 500 autres, s’estimant trop jeunes, ne l’ont pas sollicité et où les 3 000 restants, qui voudraient bien continuer à travailler, se disent « mais quand est-ce que ça commence ?»

Ce sort dépend, selon la CFE CGC, de ce qu’on appelle le « corpus social »,  qui réunit la classe dirigeante de l’Afpa, les leaders d’opinion que sont les syndicats avec leurs responsables en tête et l’ensemble des salariés qui travaillent et/ou votent avec et pour eux. Pour les 2 premières catégories, la CFE CGC a toujours été claire : il faut les changer !

Pourquoi ? Non pas parce que l’Afpa n’est pas une entreprise (ou agence si vous préférez) comme une autre, mais que l’Afpa doit devenir une autre entreprise si elle veut vivre. C’est différent ! Et on ne recommence pas avec les mêmes personnes ou organisations qui nous ont livré l’échec social sur un plateau rouillé.

Comme l’épisode sur le vote électronique en apporte la preuve (voir article à ce sujet) ainsi que le refus de l’ensemble des organisations syndicales de signer l’accord sur le protocole préélectoral aussi, on en est loin !

Pour la CFE CGC est-ce le signe d’une léthargie létale organisationnelle qui nous plombe l’avenir ? Il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

A commencer par le nom de l’AFPA. Ce nom nous plombe commercialement car depuis 3 ans, il symbolise l’échec à l’extérieur et aux yeux du contribuable nos pertes. Ce débat est loin d’être anodin. Car au-delà d’une stratégie marketing de changement de nom qui nous ferait le plus grand bien ( !) le nom de l’Afpa a-t-il encore un sens autre qu’historique ? Nous en avons discuté lors des réunions d’adhérents CFE CGC que nous avons organisées cette année.  Sachant que notre Chiffre d’Affaire comporte moins de 70 % de CA en formation, est-ce que le nom de l’Afpa résume notre activité et nos objectifs ? Non. Le mot Adulte qui y est inséré, est-il encore employé couramment dans la société ?  Non. Sachant que l’inclusion sociale est notre 1er objectif stratégique, est-ce que le mot Afpa le révèle ? Non

A toutes ces questions, j’ai demandé à nos adhérents de réfléchir. C’est comme cela qu’on travaille à la CFE CGC. Pas uniquement dans la contestation ou le retournement de veste. L’enjeu c’est d’échapper à cette léthargie mortifère.

In fine, que veut-on ?

Car si on veut, comme la directrice générale l’a dit dans son communiqué , concourir à  » l’inversement de notre modèle managérial», prévoir «  une autonomie accrue des centres dans la conduite du développement de leur établissement et de leur territoire. »  Ou encore conforter «  des directeurs de centres plus autonomes et plus responsables », il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

Cela s’appelle de la culture d’entreprise, l’envie d’avancer et se démarque de ce qui a toujours été proposé : le retour à la subvention et la bouc émissairisation du gouvernement quel qu’il soit («la faute, c’est l’autre ! celui qui nous donne à manger »).

Notre rôle en tant que partenaire social est de vous aider à réfléchir sur des sujets nouveaux et non, comme c’est le cas depuis 9 ans à vous enfoncer dans une léthargie qui fait mourir l’entreprise. N’importe quel gouvernement quelle que soit sa couleur politique attend des « partenaires » qu’ils discutent, argumentent, proposent des solutions et l’éclairent…

Pour la CFE CGC, l’organisme sur lequel le gouvernement doit appuyer sa politique d’accompagnement social vers la transition professionnelle et la réduction de la fracture numérique est l’AFPA. C’est l’objet du plan de transformation de pouvoir s’acclimater à la nouvelle réforme de la formation professionnelle, aux enjeux du PIC, et pourquoi pas au intégrer le futur service Public d’Insertion comme  la CFE CGC le souhaite

Et si nous appeler France Insertion, France Inclusion ou un autre nom potentiel peut servir notre cause, changer nos paradigmes, il est alors important d’ouvrir le débat, important de donner un signe de changement vers des meilleurs lendemains, inconcevable peut-être de ne pas se saisir de cette opportunité car des milliers d’emploi sont concernés.

Syndicat de cadres (82% à l’Afpa), de techniciens et d’agent de maitrise (10%), c’est le  rôle de la CFE CGC de prendre ses responsabilités comme nous l’avons toujours fait

Bien cordialement

André THOMAS

André Thomas

SNPEA © 2016