« En direct du CCE extraordinaire du 23 mai 2018 »

Un CCE extraordinaire  dans l’attente de décisions, non officialisées pour l’instant, mais qui renforceraient l’AFPA sur des activités nouvelles. Afin de ne pas compromettre les chances d’aboutir à une contractualisation d’une négociation toujours en cours, le CCE  et l’ensemble des organisations syndicales, ont été tenues de conserver la confidentialité sur ce sujet – chose que nous respectons, sous réserve d’annonces officielles.

Verbatim :
Constat/ orientations : « Nous sommes sur un champ concurrentiel et nous devons donc nous positionner pour être concurrentiel. » – « Nous avons identifié des secteurs de niches sur lesquels l’Afpa est bien positionné, des secteurs à repenser » – « Le Chiffre d’Affaires/heure est un des indicateurs d’aide à la décision » –  » Il faut faire évoluer notre catalogue de manière prospective » – « l’hébergement, la restauration et l’environnement matériel sont jugés insatisfaisants » – « Les secteurs sur lesquels se prêtent le 100% digital ne sont pas des points de présence forte de l’Afpa. Toutefois il faut se développer sur le numérique  » – « Il faut donc faire des choix, parfois durs, et rationnaliser territorialement pour être mieux positionnés » – « la différenciation entre sous activité (3 stagiaires sur 12 mois) et sous production (6 mois d’activité sur 12) est en train d’être définie » – « Un plan d’entreprise va être déployé » – « les orientations stratégiques sont celles de la gouvernance d’un EPIC, et sont donc validées par le Conseil d’Administration. Le COP et le plan d’entreprise interviendront par la suite »

Rentabilité :  » L’EBE des acteurs de la formation professionnelle est faible, particulièrement chez les OF de grande taille. L’environnement du marché est tendu. » – « L’Afpa est l’acteur public réalisant le CA/heure le plus élevé (10 €/ heure) mais reste loin derrière la moyenne des acteurs privés (15€/heure) » – « L’enseignement du diagnostic place l’Afpa dans une position atypique, et par similitude se rapproche de l’Education Nationale » – « le marché public sur lequel l’Afpa est positionné n’est pas très rémunérateur. » – « Ligne financeur Afpa Entreprise : hausse de 7 millions du CA, ce qui représente une bonne dynamique. »

Bilans/ résultats : « L’EPIC a reçu en pleine propriété un certain nombre de sites de l’Etat. D’où la suppression de certaines immobilisations et la mise en place de nouvelles immobilisations (410 millions d’euros) – « les engagements au titre des départs en retraite de 103 millions d’euros viennent diminuer l’actif net de l’EPIC » « – « les capitaux propres s’établissent à 80 millions d’euros au 1er janvier 2017 » — « Résultat opérationnel : -92 millions d’euros. Il s’agit du principal indicateur de rentabilité »- » Le résultat net de 2017 est fortement impacté par l’obligation imposée par les commissaires aux comptes de comptabiliser les redevances domaniales (charges exceptionnelles = -173 M€), ce qui entraîne un affichage plus défavorable du résultat net (-221 M€). » –

le CR ici : EN DIRECT

la Déclaration sur les Orientations : DECLARATION

Compte-Rendu du CRE Nord Pas de Calais mai 2018

Nous vous transmettons, le déroulé factuel du Comité Régional d’Etablissement sans commentaires ni interprétations,  laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Régionale.  Un CRE sans trop de relief dans la mesure où face à une certaine sous-activité latente, l’AFPA attend avec impatience la mise en  oeuvre du PIC dans les régions et la déclinaison opérationnelle des nouvelles orientation stratégiques ( sur décision du gouvernement à notre égard).
 
Verbatim : « le Conseil Régional a affirmé sa volonté de moderniser son mode d’affichage des formations devant l’importance des besoins à venir. +17000 places de formations supplémentaires seront dégagées sur des publics infra 5, 5 et 4 – Nul n’est propriétaire de sa formation – La logique reste basée sur la polyvalence et la mobilité des dispositifs car les commandes restent aléatoires – Un CA en nette baisse : 15 Millions d’€ au 31 mars (pour un objectif de 19M€) au lieu de 26M€ au 31 mars 2017 – L’activité d’AFPA Entreprise est par contre en augmentation avec +4,4% entrées stagiaires au 31 mars – Les entrées CIF CDD voient une nette augmentation 46 entrées en 2018 contre 17 en 2017 – Les entrées CIF CDI voient une nette augmentation 133 entrées en 2018 contre 65 en 2017 – Le taux de réussite au titre reste quasiment constant : 79,6% en 2018 contre 80,3% en 2017 « 

CRE Bretagne Avril 2018

Chers collègues,

Vous trouverez ci-dessous la présentation du plan stratégique par le Directeur Régional lors du CRE d’avril à Rennes, sans aucun commentaire

Verbatim :

« Les orientations nationales ont été présentées le 4 avril  (aucune déclinaison régionale pour l’instant). Pourquoi maintenant et pas avant ? La mobilisation de la gouvernance a duré de janvier à décembre 2017, c’est révélateur de la teneur de l’ambiance au sein de la gouvernance. Dans n’importe quelle autre entreprise, les comités issus du conseil d’administration auraient été constitués dans la foulée (nominations, etc.). Nous on met 6 mois pour le faire. Au lieu de profiter de la dynamique de l’EPIC, on a consacré un an à mettre en place ! Heureusement, la directrice de l’Afpa a commencé à élaborer le plan de transformation de l’Afpa en souhaitant une remontée du terrain vers le national et non l’inverse. Par ailleurs, lancement des activités des filiales, gestion lourde sur le plan administratif et comptable.

Le conseil d’administration devra acter fin juin l’ensemble de la transformation de l’Afpa. La consultation du CE et CRE aura probablement lieu avec les instances existantes (c’est ma perception) et non celles issues des prochaines élections. En septembre auront lieu les négociations du nouveau contrat social avec les nouvelles instances (révision de l’accord de 96).

La nouveauté importante voulue par la Directrice Générale, c’est de re-situer l’Afpa dans un éco-système beaucoup plus large que celui de la formation professionnelle. Ne nous situer que dans le champ de la formation professionnelle est très réducteur, nous avons aussi une dimension sociale. dimension de service public avec le PIC (Si on réussit le PIC c’est pour 5 ans). Il y aura des ruptures de chaîne avec la réforme de la formation professionnelle (exemple la disparition du CIF remplacé par le CPF reconversion qui ne fonctionnera pas de la même façon et mettra du temps à s’installer). Mais il y a aussi des opportunités : nous avons une double valeur, Etablissement public et réseau territorial. Les publics très éloignés de l’emploi ne doivent pas bénéficier uniquement de la formation mais aussi d’un accompagnement social. Réfugiés et migrants : on a déjà au moins 6 personnes, accueillies au départ seulement à l’hébergement, ayant obtenu des contrats de travail. Jean-Louis Borloo (rencontré à 3 reprises)  est extrêmement intéressé par l’implantation territoriale de l’Afpa et la proximité avec les quartiers de ville : Il va probablement dire que l’AFPA doit être un partenaire incontournable de l’intégration sociale et professionnelle dans la politique de la ville ; on pourrait être également un lieu d’accueil pour la mise en place du service national universel et dans le cadre de la réforme de la justice, on présente une surface d’accueil des personnes soumises à des travaux d’intérêt général → potentiel de sécurisation de l’Afpa.

(“L’Afpa une chance pour tous, une réussite pour chacun”, nouveau slogan qui sera affiché sur les voitures  Afpa Bretagne et PDLL)

 Le diagnostic réalisé par un organisme externe à l’ Afpa souligne que l’Afpa présente les meilleurs résultats en terme d’insertion durable à partir de parcours longs et qualifiants. L’Afpa va être recentrée sur son ADN : accueil, accompagnement, formation et insertion. L’activité de l’Afpa va être recentrée sur les publics les plus fragiles. On ne doit pas être une enclave, mais au contraire ouvert sur la cité.

Complément de notre ADN : ingénierie de certification et l’innovation pédagogique.

 C’est la première fois depuis que je suis à l’Afpa que je l’entends s’exprimer sur sa situation financière catastrophique. Sur les 7 dernières années : 700 Millions d’euros de perte cumulée, c’est pratiquement une année de chiffre d’affaires. Changement de modèle de production.

Quelles sont nos cibles :

–         la démarche individuelle de formation (financiarisation du CPF)

Je pense qu’Il faut revoir le temps de face à face du formateur (26 heures ?), l’impliquer dans l’ingénierie et le recrutement des stagiaires. Je pense que 37 heures est un mauvais schémas.

–         les entreprises

–         les conseils régionaux (la loi de 2014 s’applique toujours)

–         l’état

Le diagnostic est clairement posé :

–         on a une expertise,

–         prix trop élevé (surtout à cause de nos charges de structures, sans lesquelles nous serions compétitifs)

–         on prétend répondre à la demande du client alors qu’on plaque nos formations en catalogue

nous serons organisés pour faire du volume (effet de masse), industrialisation pour ne pas tomber dans le piège de faire de “l’artisanat d’art”, industrialisation qui n’est pas antinomique avec la qualité

 Les 5 axes stratégiques :

–         l’adaptation de l’outil de production

–         la solution adaptée

–         l’ouverture des centres

–         le contrat social

–         la performance économique

 

La rationalisation : on va abandonner des formations (on n’en a pas encore la cartographie), exemple 7 plateaux de maçonnerie en Bretagne pour 4 formateurs. Approche régionale et non nationale (PSR). Fermetures des sites inadaptés mais possibilités d’ouvertures car notre force est le maillage territorial. Fermer un site ne veut pas forcément dire fermer des formations qui pourraient être dispensées à un autre endroit plus adapté et proche de la ville. Vous avez raison d’être tentés de croire et vous avez raison d’attendre le COP. On est à l’aube de sujets difficiles mais pas d’une catastrophe annoncée.

 Rationaliser le parc immobilier. Peut-être faire gérer certains de nos hébergements par d’autres ?

 Afpa des campagnes et des villes ( concepts) ? s’ouvrir à notre environnement proche. Par exemple, au lieu de fermer une formation mécanique auto, pourquoi ne pas ouvrir un garage solidaire avec une association locale ?

Exigence qualité COFRAC (seul organisme certification par la loi), pour tous les organismes. Cet organisme certificateur est très exigent.

 Produire avec d’autres : partenariats au-delà des partenaires habituels  de formation.

 Ouvrir les centres : Afpa Village, exemple accueil du CNAM à l’Afpa de Lorient, pourquoi pas mettre en place des “showrooms”, accueil de fondations, de start-up, etc.

 Renouveler le contrat social

Réorganisation interne : comment retrouver l’’équilibre économique ? Un étage de la Cityscope c’est 500 000 € par étage. Organigrammes simplifiés (plus de lignes métiers).

 Transformation numérique : feuilles de présence numérisées (expérimentation à Saint-Herblain)

Systèmes informatiques : “je m’en méfie”

Renforcer le pilotage économique : le contrôle de gestion doit prendre sa place, toute sa place.

Compte -rendu du CRE Rhône Alpes avril 2018

INFORMATIONS de la Présidente (Katerine SPADACENTA DR)

La présidente donne des nouvelles de Pierre Yves LECLERCQ : il garde le moral et s’intéresse toujours à notre semaine sociale.

Marie GUICQUERO malgré son absence continue à porter un grand intérêt à l’actualité AFPA et Sandrine Mercier va la remplacer et son activité va être reprise par Olivier Bioulac pendant  cette absence.

La Présidente fait un rappel à la mémoire de Jean Luc et lui rend un dernier hommage.

Projets à construire : Action sur 3 ans sur les rapprochements familiaux auprès des réfugiés.

Christophe Schuller directeur Drome Ardèche sera muté à Toulouse. Dans les prochaines semaines.

La présidente s’attèle au DCF

Nous sommes retenus sur l’apprentissage remontées mécaniques.

 Point sur l’orientation stratégique de l’entreprise suite à l’information du CCE du 05/04/18 :

Le cabinet piloté par l’état a travaillé sur le diagnostic et les équipes internes ont donné leurs conclusions cela permet de s’accorder sur les axes stratégiques.

Le contexte législatif, politique et économique est très dynamique. Les différents rapports ont intégré des préconisations de l’AFPA EPIC.

Le recentrage sur les activités de l’AFPA repose sur l’inclusion professionnelle et de promotion sociale d’un certain nombre de publics. « Une chance pour tous » et « la réussite pour chacun » sont des fondamentaux.

1)     La formation et l’accompagnement des actifs en transition ou en fragilité vis-à-vis de l’emploi. La cible n’étant plus uniquement le titre mais aussi d’autres étapes formatives.

2)     Accompagner les publics vulnérables, mesurer l’impact social, créer des hyper-lieux publics animés en réseau avec un accès d’égalité de traitement et de gratuité à la culture, citoyenneté, emploi, formation….

3)      L’AFPA est aussi sollicitée pour poursuivre la mission d’ingénierie, la conception du travail et des certifications.

4)     L’AFPA a pour mission de promouvoir l’innovation pédagogique et l’incubation spécifique au périmètre des métiers d’avenir.

L’AFPA doit transformer son outil de production pour différencier son offre et adapter aussi aux nouvelles technologies.

L’engagement de l’état d’ici à 2022 n’est pas encore sorti.

L’encadrement du budget dans le COP sera donné en juin 2018.

Les orientations régionales ne sont pas encore complètement déclinées. La cible est la pérennité économique, La direction est en attente du COP. La présidente ne peut pas actuellement nous présenter des axes stratégiques régionaux. La région AURA n’a pas encore livré son PSR : le travail a débuté mais cette région présente de grandes disparités selon les départements. La DG va revenir vers les régions pour savoir comment contribuer aux axes nationaux. La présidente partage le fait qu’il faut co-construire.

ADOPTION DU PV n°321 du 20 mars 2018

PV 321 : 4 voix pour

PV 321 Spécifique Adoption des Comptes : 3 voix pour et 1 contre

EVOLUTION DU DISPOSITIF (Katerine SPADACENTA DR)

Point d’avancement sur la cartographie :

Fait partie du PSR et ne pourra être abordé. Sera traité plus tard.

POINT SUR LE SERVICE COMMERCIAL (Claude LE TOUX DRDC)

Organigramme fonctionnel avec les agents en mission et leur affectation géographique :

3 chargés de clientèle dont 1 CDD, 6 responsables d’affaires, 1 manageur, 1 assistante commerciale en CDD.

Des territoires non couverts, une équipe réduite.

Plan d’actions mis en place

Deux cibles : les entreprises et les OPCA. Auprès des OPCA le lien s’est renoués, les entreprises sont à ciblées.

 Dans la région AURA l’entreprise investit chaque année 580 M€ dans son plan de formation. L’entreprise dépense en direct ou par l’intermédiaire de son OPCA. Les entreprises de +500 salariés (1,5%) pèsent pour 57% des dépenses. 1 salarié sur 2 suit chaque année une formation d’une durée moyenne de 27 heures. Périodes et contrats de professionnalisation, plan de formation reçoivent les conventions. Budget 2018 = 2,8M€ ; Réalisé à date = 1,4 M€ ; Potentiel marché = 580 M€

Les enjeux :

1.Progresser auprès des entreprises par le nombre de salariés formés

2 Fidéliser notre portefeuille d’entreprises afin de pérenniser notre activité formation

3 Associer notre réseau d’entreprises à nos projets d’inclusion sociale (HOPE, CR).

Les recrutements prévus : le PSR n’étant pas stabilisé, il n’y a pas de prévisions définitives

Moyens donnés aux salariés pour effectuer leurs missions et atteindre les objectifs :

Un Travail sur les compétences : Le travail engagé par chaque RA et CC sur la gestion de son portefeuille Clients / Prospects, mettra en exergue la capacité à développer du CA auprès des clients existants et conquérir de nouveaux clients.

Des Rituels managériaux et partage de l’information : Une réunion mensuelle rassemble l’équipe commerciale.

La Qualité de vie au travail : Une attention toute particulière est accordée à chacun au quotidien afin de rompre l’isolement dans laquelle s’effectue le travail commercial Un travail sur les compétences :

Lien entre le service commercial et les directeurs de centre :

Les Directeurs et Directrices de centre associent à leurs rituels managériaux les RA et CC. En particulier le Comité local d’exploitation qui permet d’évoquer les demandes clients chaque semaine et échanger les informations et demandes d’informations que les ventes et mises en production requièrent.

Dans la perspective de l’optimisation de nos process qualité, une demande de GO / NO GO  est formalisée par les RA et CC avant  tout établissement de proposition commerciale. Cette demande formalise les échanges entre RA / CC et DC et MF.

Il va être proposé aux Directeurs et Directrices de chaque centre de réunir équipes de centre et de développement au cours du deuxième trimestre 2018 afin de faire un point sur :

les ventes réalisées, Les affaires en cours, Les plans d’action en cours et ceux à élaborer, L’atterrissage 2018.

 

CA au 31 mars 2018 (détails des offres signées, offres traitées, secteur métier des clients) :

8 201 458€ d’engagé sur 8 876 443€, L’ambition doit être plus forte.

Plateforme multiservices : non stabilisée

POINT ECONOMIQUE  (Olivier BIOULAC DAF)

Compte rendu de la commission économique du 12 mars 2018 : En attente de nouveaux éléments.

Situation économique 2017 définitive (y compris Mission Nationale Service Publique) : la situation économique définitive sera transmise après approbation des comptes 2017 par le conseil d’administration fin avril 2018. Concernant le résultat provisoire 2017 :

EBE RA – 4,9 Millions €

Points positifs : CA ligne AO dépassé et SIEG aussi PE dépassement de 1 Million

La région réalise 20% du CA de PE national.

CIF

En 2018 : ¼ des stagiaires sont en CIF

 

Pour 2018 tableau avec effectifs moyens CDD et CDI en AURA: 502, 60 ETP CDI, 78,80 CDD soit un total de 581,40 ETP.

POINT RH  (Claire GUISLIN DRH)

Suivi de l’emploi au 31 mars 2018 :

Effectif CDI et CDD Globalement baisse des effectifs

Les effectifs CDD augmentent sensiblement sur les trois premiers mois de l’année

69% accroissement

31% remplacement

Baisse de l’effectif intérimaire (missions courtes donc souplesse)

Dès lors qu’il y a une période plus longue la DRH opte pour les CDD

Point sur les revues RH et les entretiens individuels dans les centres.

Un certain nombre de demande d’évolution a été remonté au service DRH Nationale en attente de décision.

Nous allons refaire de la pédagogie au niveau des établissements pour être dans un dispositif cadré notamment par rapport aux DFA,  Des régularisations concernant des passages Formateur Expert ou Formateur Conseil sont en cours en terme d’évolutions et de promotions.

Sur les entretiens annuels le taux de 51% est franchi.

 Tableau des missions mis à jour et complété avec les postes des agents pour 2017  et les centres de rattachement :

Pour l’instant une compilation a été faite, nous allons avancer au fur et à mesure

32 collaborateurs sont concernés

Nombre de ruptures Conventionnelles 2018 :

Requiert l’acceptation des deux parties et chacune a la possibilité de pouvoir se rétractée

6 acceptées à date aujourd’hui

3 demandes sont en cours d’instruction

1 refus. (gestion autre)

POINTS SUR LES MARCHES  (Isabelle ROCHE DIFR)

Appels d’offres CR et PE :

Consultation sur la vague 1 terminée. La vague 2 est en attente.

 

Point sur le PIC / le Pré PIC  /Garanties compétences ::

Pas d’information stabilisée.

 

Point sur HOPE :

A ce jour, il y a 3 groupes « Employé de Commerce en Magasin » en Contrat de Professionnalisation dont 2 à Vénissieux et 1 à Grenoble. Un deuxième groupe « Employé de Commerce en Magasin » à Grenoble est prévu sur le mois de juin 2018. Un groupe Maroquinerie, à Romans, ainsi que 3 – 4 groupes IRCC et métiers environnants, à St Etienne, sont prévus avec OPCALIA mais sans date précise pour l’instant.

AFPA VILLAGE :

Cela va se faire par paliers

SPOC et FOAD :

Dans le cadre d’un appel d’offre du Fonds de sécurisation des parcours sur l’expérimentation de formation à distance destiné aux OPCA, l’AFPA a proposé la mise en œuvre de POE digitales à Constructys et AGEFOS PME.

Le format des POE est basé sur 25% du temps de formation en présentiel et 75% à distance. L’offre de formation s’appuie sur les CCP de certains titres.

L’organisation du dispositif est le suivant : – Une semaine d’accueil et 3 jours de validation en fin de parcours en présentiel (en moyenne) – Un encadrement de deux formateurs, l’un sur le métier, l’autre sur l’accompagnement du parcours à distance – La mise en place d’un SPOC spécifique à ce dispositif hébergé sur la plateforme Métis et qui développe les principes du Social Learning. – Un pilotage national du calendrier de démarrage et des ressources humaines.

Les formateurs intervenant sur ces actions sont formés pendant 10 jours environ avec 2 jours en présentiel et le reste à distance sur l’utilisation de l’outil et l’organisation pédagogique.

En Rhones Alpes, 3 actions ont démarré : – Technicien d’étude Bâtiment option Dessin de projet, le 26 mars, à Saint Priest – Développeur Logiciel, le 3 avril, à Saint Etienne – ADVF, le 9 avril, à Bourg

Prochaines entrées : – Vendeur à Bourg et Valence le 16 avril – Commercial à Vénissieux le 23 avril –

Secrétaire Assistant(e) à Annecy (date à confirmer) – Assistant(e) de Direction à Grenoble (date à confirmer).

POINT SUR LA CERTIFICATION  (Isabelle ROCHE DIFR)

Les recours des stagiaires

Les centres sont en première ligne, très peu d’information remonte au régional. On ne peut pas vous faire de retour là dessus.

Process de paiement des jurys d’examens et valorisation au titre du service public

« La DIRECCTE nous demande de ne pas payer les jurys (lien de subordination entre le centre agréé et le jury, et concurrence entre centres agréés) mais de les indemniser (frais de mission).

Au-delà, ce point n’est pas réglementaire et l’AFPA, comme d’autres organismes, rémunère certains professionnels pour pouvoir organiser ses examens.

Il y a plusieurs modalités en fonction de la situation des jurys : – Rémunération à la vacation (document AFPA) – Remboursement à l’employeur du salaire brut chargé et des frais de mission (fiche AFPA) – Facturation par des jurys de leurs intervention (en fonction des domaines professionnels) – Intérim (de façon exceptionnelle) A noter la dernière évolution de la loi El Khomri qui instaure le congé jury (cf. articles L3142-42 à L3142-45 du Code du travail).

Deux prestations sont financées sur le budget MNSP : – IHJ : appui/conseil à l’habilitation des professionnels pour être jurys et estimé à 150 € par personne, – PDJ : professionnalisation des jurys et estimée à 600 € par prestation ».

Liste des plateaux de certifications habilités et process de certification :

Le document « Suivi des agréments » est disponible sur l’@Space Qualité AURA, onglet certification et VAE.

Avoir une politique d’agrément des plateaux uniforme, c’est la demande qui a été faite.

Autres certifications en dehors du ministère du travail

des CQP de branche (industrie, sécurité..),  Pour les CAP ou DE AES, nous préparons les stagiaires à la certification qui est organisée par le ministère de tutelle en l’occurrence Education Nationale et DRJSCS.

Un nouveau site est à disposition des jurys : www.jurytitreprofessionnel.fr

 INFORMATION SUR LA MISE A JOUR DE LA CHARTE D’UTILISATION DE LA VIDEO SURVEILLANCE

 Question reportée.

La Délégation CFE-CGC
Marina Androuet (Elue)
Alex Souillet (Elu)
Erick Acolatse (Représentant Syndical)

http://www.cfecgcafpa.org/
https://www.facebook.com/snpeacfecgcafpa

« En direct » du CCE extraordinaire du 5 avril 2018

Un CCE où le bilan de la situation de l’AFPA a été fait par un cabinet et les orientations stratégiques ont été présentées autour de 5 axes.
 1. Adapter notre outil de production aux besoins de compétences de l’instant et de demain au service des politiques publiques et des branches professionnelles
2. Passer de l’offre catalogue à la solution adaptée aux différentes réalités du territoire, de l’entreprise et de la personne dans le cadre de nouveaux partenariats publics/privés
3. Ouvrir nos centres pour créer des plateformes où s’inventent de nouvelles solutions inclusives pour l’emploi, pour passer d’une logique de subvention à une logique d’investissement social dans des solutions co-construites
4. Renouveler notre contrat social pour redonner du sens individuel et collectif à nos missions
5. Viser la performance organisationnelle et optimiser nos fonctions supports du siège et des régions.
 
Pas d’annonce choc, pas de chiffres, un constat lucide néanmoins sur nos forces et faiblesses, un projet qui ouvre des perspectives et qu’il est temps de concrétiser.
 
Verbatim : « La remise en cause des accords de 96 : il n’est pas question de remettre en cause en bloc les accords, mais peut-être de procéder à quelques aménagements, suivant la nécessité. » -« Il faut rationnaliser également notre parc immobilier soit accueillir des partenaires, soit céder une partie de nos centres en concession. » -« Il faut recréer une ligne métier Accompagnement » – «  Comment se servir du PIC pour évoluer, en préparant aussi l’après PIC ? »-  RH «  il nous faut une flexibilité interne, pour gagner en polyvalence, gérer et accompagner les mobilités géographiques »-« Un de nos objectifs à mettre en œuvre : s’adresser à une région comme nous nous adressons à une entreprise »- –Hébergement : «  il faut donc étudier des partenariats » –Restauration : étudier les possibilités de restauration externes » -« Nous devons avoir des partenariats programmés et pérennes pour l’inclusion sociale »-« Avoir un contact beaucoup plus régulier avec les entreprises notamment, au sein de nos centres » – si le COP est orienté sur 5 ans, les perspectives de construction de notre redressement sont favorables. » « La réforme de la FP : conseil des ministres le 18 avril. Nous verrons ce que cela peut nous apporter » – -« nous devons accompagner le public sur la mise en œuvre de leur CPF »-« Les PSR ne sont pas arbitrés. Ce travail réalisé doit être mis en relais des orientations stratégiques » 
 

« En direct du CCE du 28 mars 2018 »

Vous trouverez ci-dessous le déroulé du Comité Central d’Entreprise extraordinaire du 28 mars 2018, sans les commentaires ni les interprétations des Organisations Syndicales, laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Générale.
Bonne lecture. 
Verbatim : « La situation de trésorerie de 2017 a été difficile. Il en sera de même sur 2018 » – « Les banques ont accepté de prolonger leurs concours sur 2018. » – « Il n’y a pas d’inquiétude sur le paiement des salaires en ce début d’année » – « Nous travaillons sur des réponses apaisées avec l’Etat » -«  La valeur des sites transférés par l’Etat a été évaluée à 410M€ » – « Un résultat net en baisse de 12% vs 2016 » -« Nous présentons un CA en baisse vers 680M€, avec une diminution importante (-55M€) sur les Conseils Régionaux » – « Nous prévoyons -396 ETP à fin 2018 »
«  La dématérialisation des bulletins de salaires sera opérationnelle dès avril » -« Rien ne sera définitif, les salariés pourront revenir à l‘ancien bulletin papier » -«  La campagne des entretiens annuels va démarrer » -«  Il n’y aura plus de double rattachement hiérarchique. Un salarié Accès à l’Emploi aura son entretien avec la ligne hiérarchique de la région EPIC » -«  Par exemple, l’assistante commerciale sera rattachée hiérarchiquement au DC par exemple » -«  Elections : l’accord sur la définition des établissements distincts (13 Régions, Siège) est à la signature mais n’a pas été signé par les Organisations Syndicales  représentatives » « La moitié du budget des ASC + Fonctionnement des CRE va être versée aux Directions Régionales ces jours »  « Le process de suppression du service commercial Grands Comptes Siège est suspendu . »
 Prochain CCE extraordinaire le 5 avril qui fera suite au CA sur les orientations stratégiques qui se tiendra le 3  avril 2018

Interview du représentant de la CFE-CGC au Conseil d’Administration

Afpa : « Les politiques doivent accepter la notion de qualité pour payer un vrai retour à l’emploi » F. Mikula, CFE-CGC

Il faut vraiment que les responsables politiques acceptent la notion de qualité pour payer un véritable retour à l’emploi », estime Franck Mikula, ancien secrétaire national de la CFE-CGC et représentant de la confédération syndicale au CA de l’Afpa. Tout en reconnaissant que l’établissement public de formation doit se transformer, et en livrant les pistes de son organisation pour cette transformation, il appelle les politiques à leurs responsabilités en matière d’investissement dans les compétences ainsi que vis-à-vis de l’Afpa. Pour lui, il n’est pas possible pour l’État et les régions de rester dans une logique de « low cost ». « Il faut certes regarder les prix, mais [aussi] ce qu’on paie. » Pour l’Afpa, il envisage que la solution passe par une démarche de GPEC, mais « sans départ contraint », et par un rôle d’appui à Pôle emploi dans la mise en œuvre du CEP.

 

L’Afpa est confrontée à des difficultés sérieuses pour se maintenir dans les marchés régionaux. Est-ce un problème d’organisation, d’adéquation à ces marchés ?

Franck Mikula : La faible capacité de l’Afpa à se vendre dans les appels d’offres régionaux fait partie des choses qui m’ont frappées. Pour autant, il faut avoir conscience que les torts sont largement partagés. Les régions veulent faire du volume, mais de manière éclatée comme cela a été fait avec le plan 500 000. Résultat, elles veulent former le plus grand nombre de stagiaires, donc elles vont au moins cher et Pôle emploi n’a pas d’autre choix que d’envoyer des grandes quantités de demandeurs d’emploi vers des stages parking.

Globalement, on n’a rien à faire de la qualité quand le volume prime sur la qualité. Des formateurs qui formaient des stagiaires chauffagistes avec des radiateurs en carton-pâte, ça s’est vu, alors que l’Afpa avait une cabine par stagiaire avec des vraies tuyauteries et de vrais radiateurs tous connectés. Certes c’est plus facile d’avoir 20 stagiaires avec un radiateur en carton d’un côté et beaucoup moins de l’autre. Dans le plan 500 000, il n’y avait pas cette notion d’investissement par les compétences.

Selon vous, l’Afpa est en capacité de se positionner dans cette logique d’investissement dans les compétences ?

Franck Mikula : On doit en même temps arrêter de perdre de l’argent et avoir une vision et des investissements sur le long terme. On ne peut plus rester dans la vision purement comptable portée par Bercy qui consiste à demander sur chaque projet ‘ça rapporte quoi ?’ Tant que nous aurons cette approche, nous allons nous planter durablement. Si on veut coller au marché pour être rentable, on va faire de la daube. En revanche, si on doit se décaler un peu et avoir une vision sur le long terme, on peut envisager un meilleur avenir pour l’Afpa.

On ne va pas fermer un centre parce qu’il va perdre de l’argent mais plutôt envisager de le réorganiser pour créer l’Afpa de demain. Cela peut vouloir dire regrouper des centres pour être plus performant. En complément, dans un avenir très proche, il faudra sérieusement se poser la question de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et ceci dans une perspective positive.

On en revient donc au serpent de mer d’une réduction des effectifs de l’Afpa qui est évoquée depuis plusieurs mois, voire plusieurs années ?

Franck Mikula : Il y aura des choix douloureux à faire à un moment ou à un autre, mais de notre point de vue il y a des éléments qui ne peuvent être remis en cause dans le processus qui devra s’engager :

  • cela ne doit pas se traduire par des suppressions d’emploi contraintes ;
  • il faut offrir des perspectives de développement à tous les salariés de l’Afpa ;
  • il faut apprendre à se positionner sur des secteurs dont on pense qu’ils constitueront le vivier des emplois de demain, même si on ne sait, par définition, pas ce qu’ils seront.

Par exemple, pour les emplois de maçon, qui est une formation historique de l’Afpa, soit la société et le gouvernement laissent faire le marché et, dans une logique jusqu’au-boutiste avec l’apport de travailleurs étrangers à bas coût, on ferme tous les centres privés ou publics forment des maçons, soit on réfléchit à la manière de faire perdurer le système en privilégiant les regroupements d’offres de formation, les logiques de partenariat. Aucun organisme de formation, CFA, Afpa ou autre, ne peut plus se permettre d’avoir 8 stagiaires et, en même temps, il faut garder un vivier de ces formations.

Vous avez également proposé dernièrement de positionner l’Afpa en tant qu’opérateur du CEP pour Pôle emploi…

Franck Mikula : Pôle emploi ne pourra pas faire tout le travail de conseil et d’orientation, car ils ne sont pas assez nombreux pour accompagner 6 millions de demandeurs d’emploi. Dans le même temps, l’Afpa fait ce travail de manière cachée et n’est pas financée sur ces actions-là, alors que cela représente des milliers et des milliers d’heures de travail.

On stigmatise le fait que l’Afpa a 160 millions de déficit mais ça s’explique aussi parce qu’il y a une partie du travail, notamment sur l’accompagnement et le conseil aux demandeurs d’emploi, qui n’est pas financé. Le fait qu’il ait maintenant des financements dédiés pour le CEP va peut-être permettre de trouver des solutions. Pôle emploi et l’Afpa pourraient aller vers des relations qui iraient au-delà de simples échanges bilatéraux, mais cela doit être inscrit dans la loi. Pour nous, il est évident que l’Afpa doit se faire financer cette mission de support du CEP pour Pôle emploi.

La situation de l’Afpa est connue depuis des années et pourtant on a l’impression que les décisions sont sans cesse repoussées…

Franck Mikula : Maintenant cela va aller vite car on doit voter le plan stratégique le 4 avril. Il faut quand même avoir conscience que les choses ont commencé à changer dans les modes de fonctionnement de l’Afpa. Par exemple, les directeurs régionaux ont été amenés à construire des plans stratégiques régionaux et c’est la première fois qu’on leur a demandé leur avis. On va s’appuyer sur les directeurs régionaux, les directeurs de centre et on va s’apercevoir, comme à chaque fois qu’on demande l’avis des salariés, qu’ils ont des idées.

Cette évolution me rend assez optimiste car, si on donne une relative autonomie aux directeurs régionaux, on verra qu’ils ont des réseaux, qu’ils ont des contacts, qu’ils ont une vision. À partir du moment où ils ont le droit d’oser des choses, ils vont se tourner vers les entreprises, vers les Crefop, vers les Carif-Oref, vers les Greta, Ils pourront construire des groupements de réponse aux appels d’offres comme cela s’est fait dans le Nord avec Hepta+ qui regroupe une quarantaine d’organismes de formation réunis sous la mandature de l’Afpa (lire sur AEF).

Il faut faire confiance aux directeurs des centres et aux directeurs régionaux, et si la structure nationale est capable de mettre cela en musique… Il n’y a pas que de l’exogène, mais il y a aussi des choses à changer en interne. Cela doit être accompagné ; on, ne doit pas se contenter de cela, cela doit être une vraie dynamique sur du moyen-long terme pour accompagner le développement de l’Afpa.

Malgré ces différents constats, vous restez optimistes pour l’avenir de l’Afpa ?

Franck Mikula : L’Afpa peut être très performante, gagner de l’argent, mais il va falloir investir. L’État va devoir payer pour construire ce schéma-là et avoir un projet. Il ne s’agit pas juste de verser 160 millions d’euros pour couvrir le déficit d’une année. La France a besoin d’un opérateur stratégique en tant que premier organisme de formation professionnelle qui couvre l’ensemble du territoire. L’Afpa fait des choses qu’aucun opérateur privé ne fera jamais et cela a un coût. Il faut s’y préparer, mais il n’y a aucune raison de ne pas réussir à vendre les compétences de l’Afpa. Il faut s’adapter, se réorganiser et là, même si nous sommes un peu plus chers que d’autres, ça passera. Si en revanche le marché n’est que du ‘low cost’, autant fermer l’Afpa tout de suite.

J’insiste sur la responsabilité des politiques. On entend souvent des responsables politiques dire au CA que l’Afpa est trop chère. D’abord, c’est une affirmation qui doit être démontrée car je ne suis pas sûr que ce soit vrai. Ensuite, ces mêmes interlocuteurs, quand ils commencent à prendre connaissance de ce que fait l’Afpa, disent que c’est génial, qu’il faut développer telle ou telle chose dans leur région, dans leur périmètre d’activité. Ce serait à eux de le faire mais ils nous répondent que ce sont les responsables et directeurs techniques qui décident… C’est trop facile d’argumenter ainsi sa propre irresponsabilité. Il faut vraiment que les responsables politiques acceptent la notion de qualité pour payer un véritable retour à l’emploi. Sinon, on entretient une véritable bombe à retardement.

S’ils font du volume sans état d’âme, l’Afpa continuera d’être plus chère. Il faut certes regarder les prix, mais regarder ce qu’on paie. Si l’État veut faire la course au low cost, ce n’est pas l’Afpa qui perd mais la France toute entière.

MESSAGE AUX MANAGERS DE L’Afpa

Bonjour à toutes et à tous,

Lors de la réunion de préparation sur l’agenda social du 21 décembre dernier, nous avons été la seule organisation syndicale à demander à la Direction des Ressources Humaines une réunion sur les métiers de l’encadrement.  Nous avons réitéré cette demande  à la Direction Générale il y a 15 jours. Pourquoi ? Parce que vous êtes de plus en plus nombreux à nous écrire, pour nous dire  que :

« Je n’arrive pas à gérer des gens sans activité, depuis des mois à proximité d’autres qui sont en suractivité. Humainement c’est impossible ! »

« Vaut-il mieux être en classe 12 ou en classe 13 si on se rapporte à l’heure travaillée ? » 

« La RH gère des codes agents  et en même temps,  je n’ai jamais vu de ma vie professionnelle autant de gens élus pour défendre les autres. Un vrai paradoxe, non ? »

« Nous sommes devenus, tout l’inverse d’une boîte dynamique qui change, qui bouge, qui va de l’avant, tout cela est du manque de courage »

« On nous demande de nous lancer sur des nouvelles méthodes pédagogiques, mais sans RH et sans moyen, car « il faut tenir dans l’enveloppe »

« On remplace mon collègue MF sur le Bâtiment. On nous dit « il vient de l’extérieur, n’a pas fait de management, ni de BTP, mais il est très bien ». Dites-moi quelle est la stratégie, quel sens, où allons-nous ainsi ? »

« Discours, méthodes, rien n’a changé depuis le plan stratégique, cette violence est inouïe et inconcevable dans une boîte où on prône l’utilité sociale et le dialogue… »

 » Je travaille le plus souvent  en  urgence, en mode « pompier », mais finalement « noyé » par manque d’anticipation »

« Cette boutique est de plus en plus irrespectueuse des personnes »

« Je suis souvent « à sec » obligé d’aller à la pêche aux infos sur la formation »

«Les entretiens annuels servent les statistiques, mais servent-ils les salariés ? en évolution et en reconnaissance ? »

 Etc etc…..

La liste de vos doléances ne nous oblige pas à les commenter mais à dire, comme vous le relayez finalement, qu’il n’y a jamais eu autant d’injustice dans cette entreprise et jamais autant de gens pour s’en occuper. Pourtant nous sommes persuadés que les moyens de nous relever sont là à condition d’avoir d’autres pratiques, d’autres visions et d’autres organisations, plus proches du terrain et plus respectueuses, en un mot retrouver une Qualité de vie au travail et retrouver un Travail de qualité.

Pour la CFE CGC, le management de proximité est au cœur du système, et il s’agira d’ouvrir des négociations à ce sujet, dans les plus brefs délais (dès lors que les élections professionnelles auront eu lieu) sur le sens de l’encadrement, de ses moyens.

Il est temps de s’interroger si le management a tout simplement les moyens d’agir. Mais tant qu’à l’Afpa, il n’y aura pas les moyens de reconnaître le travail, de valoriser et d’accompagner vos équipes, votre image sera un leurre. C’est pour cela que nous demanderons aussi formellement, après les élections professionnelles d’entamer des négociations sur l’intéressement.

Notre histoire associative vieille de 68 ans s’est terminée le 31 décembre 2016 et le management ne peut plus être celui de hier. Le PIC, la réforme de la formation  professionnelle et sans doute le conseil d’Administration du 26 mars nous donneront de nouvelles perspectives avec l’opportunité, sans doute, suite aux décisions qui seront prises, de réussir notre changement organisationnel. Il s’agit là d’une chance inespérée qui ressort d’une responsabilité individuelle et collective.

A un moment où Facebook et Google investissent dans la formation numérique, « gratuite » et accessible à tous (lire ci-dessous), en partenariat avec Pôle Emploi, à un moment où des négociations interprofessionnelles ont lieu pour redéfinir le statut de l’encadrement (lire ci-dessous), à un moment où notre président confédéral, François HOMMERIL souhaite que l’on redonne confiance aux cadres ( lire ci-dessous) il est grand temps de s’interroger, de revisiter nos pratiques, notre propre responsabilité, d’être lucide sur nos carences et d’avoir une vision globale pour l’agence et ses filiales. Sans vous, ce ne sera pas possible, contre vous non plus.

Mais avec vous toutes et tous, ce qui est le sens de notre action syndicale, nous relèverons le défi.

Ouverture des négociation interprofessionnelles sur le statut de l’Encadrement message CFE CGC

Redonner la confiance aux cadres – François Hommeril

Google et Facebook investissent dans la formation

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