« En direct des CCE extraordinaires 14 et 18 février 2019 »

Verbatim :
Rapport de  l’expert au CCE : « Les objectifs poursuivis à travers le PSE sont clairs : Une politique d’abaissement des coûts «    » Aucun rebond commercial n’est envisagé »  « Pourtant le marché est propice au développement »
« les performances 2018 et 2019 ont été fortement révisées à la baisse »  « En ce qui concerne les centres destinés à être fermés, le motif économique n’a pas été le seul critère retenu »  « La responsabilisation s’accompagnera d’une plus grande autonomie pour les directeurs »  « Le nouveau service « Gestion et Services » aura en charge un périmètre très large »  « Les activités de l’accompagnement, de l’accueil, du support en centre (Gestion et Services) sont particulièrement impactées par le projet. » –
 

La Direction : « Le Plan présente une structure de coût allégée par une optimisation des charges de -21% d’ici 2021 : – Maitrise des frais de fonctionnement :1)  économie de 28 M€ lié à la réduction de l’appareil productif, 2 ) économie  de 10M€ sur frais de fonctionnement autres (ex frais déplacements, etc.),  3 )  économie de  18M€ sur les achats, 4 ) économie de  100M€ sur la masse salariale. » – «  Le budget 2019 adopté par le conseil d’administration le 20 décembre dernier, s’établit à un CA de 609M€, et un EBE -85M€. »
« L’EBE est projeté à un retour à l’équilibre dès 2020 et à +53 M€ à  horizon 2021, ce qui permettra aussi de reconquérir des parts de marché » – «. Dans l’intervalle le besoin de financement devra être assuré grâce au soutien de l’état. » – «  la stratégie de la transformation est de se faire financer d’avantage l’accompagnement des publics » – « Ce n’est pas parce que les CR ont signé le PIC qu’ils vont nous acheter des formations. » – « L’Etat s’est déjà beaucoup engagé (MNSP, Prépa Comp…). »-« Il y a une possibilité que l’immobilier de l’Afpa serve au Service Militaire Universel » –  » Les Directeurs de Centre auront des objectifs qualitatifs et quantitatifs dans une lettre de cadrage du DR » –  « Ce projet ne nous permet pas de nous mettre en situation de régler le passif mais de trouver des capacités d’autofinancement sur 2021″ – En absence de plan, le niveau de CA resterait faible environ 640 M€ de CA avec des charges en légère progression »  –  » On se désengage d’activités sur lesquelles on perd de l’argent et on se développe sur des activités sur lesquelles on est en capacité de gagner des parts de marché. » –  Prépa compétences :  Il a été budgété 40 M€, alors que la prévision était de 70 m€ dans le cadre du PIC. On ne proposera pas Prépa Compétences dans un centre qui n’a plus de formations. »

« REVEILLEZ VOUS , BRAVES GENS ! »

REVEILLEZ VOUS BRAVES GENS

Mesdames, Messieurs les Négociateurs,  Direction,  Syndicats représentatifs, chers salariés de l’AFPA

Avez vous conscience du danger qui nous guette ?

Dans son rapport présenté ce matin, la cour des Comptes parle de l’AFPA sur 25 pages et préconise sa FERMETURE :

« Soit, l’AFPA comme le prévoit son plan de transformation, évolue en profondeur en tirant toutes les leçons de la baisse de son activité ; soit elle est vouée à disparaître.

Dans ce cadre, la Cour formule 3 recommandations :

  1. (Afpa) appliquer en totalité les mesures de réduction des dépenses et de rétablissement financier prévues par le plan de transformation ou demandées par l’État;
  2. (Afpa) revoir le modèle économique pour le rendre compétitif et restaurer la rentabilité dans un environnement concurrentiel où la part de marché devrait encore se réduire ;
  3. (État) conditionner toute nouvelle aide à des objectifs précis de résultat financier à atteindre à court et moyen termes et, en cas de non atteinte de ces objectifs, envisager la fermeture de l’établissement. »

 Direction, gouvernance, syndicats, vous attendez quoi pour négocier ? Pour faire un pas vers l’autre ? Que tout le monde s’en aille ? Que tout le monde baisse les bras ? Que le taux de démission des plus « jeunes » explose comme c’est le cas actuellement ? Que plus personne, aucun client,  ne nous fasse confiance ? Qu’on vive comme des mendiants ?

Qu’on ferme ensuite ?   comme le préconise la cour des comptes.

Après notre ministre de tutelle qui parle de faillite, voici la cour des comptes qui n’exclut plus la fermeture pure et simple de notre établissement

La  CFE CGC  a pris ses responsabilités il y a 3 ans en proposant un plan de départ volontaire et un plan MARSHALL Patrimonial. Conscient du danger, on a voté seuls « OUI à l’EPIC » pour garantir la survie provisoire de l’AFPA. Nous sommes comme vous, chère direction, chers syndicats : nous ne cherchons pas à avoir raison mais à sauver l’AFPA, d’une déliquescence programmée et déjà prévisible à nos yeux, il y a 3 ans, et aujourd’hui d’un danger majeur à moyen terme : la fermeture définitive de l’établissement

Est-ce la tentation de l’enfer qui vous guide ? 

A défaut d’élections professionnelles, sans cesse repoussées, la CFE CGC considère que la base représentative datant de 2013 est faussée et ne correspond plus aux attentes des salariés actuels.  Pour beaucoup, il est inadmissible de bafouer la démocratie à l’intérieur de l’ AFPA, à travers l’indécision, l’attentisme, et d’ignorer le sentiment d’abandon qu’éprouvent plusieurs milliers de salariés et la souffrance qui en découle.

Il y a bien un échec global, n’est-ce pas ? L’incurie des directions et des gouvernements successifs, les jeux de couloir syndicaux des organisations représentatives perpétuellement maintenues dans leur poste par le report  des élections depuis 3 ans doivent être remis en  cause. Une seule certitude : les victimes seront les salariés Afpa,  pris en otage et les plus fragiles faute de formation pour retrouver un emploi.

NOUS VOUS DEMANDONS, donc, humblement, sans plus attendre, de METTRE EN ŒUVRE un REFERENDUM auprès des salariés pour savoir s’ils veulent :

1 – OUI ou NON, un retour en négociation

2 – OUI ou NON  un plan de départ volontaire (sans licenciement) avec une indemnité égale à 1 an de salaire

Une entreprise se construit avec un projet, de la motivation, de l’envie de s’en sortir tous ensemble, avec la liberté de rester ou de partir et non pas comme le veut la direction de licencier.

Avec ce référendum, nous aurions une idée, un état des lieux du ressenti global de la structure, du désir des salariés, de la souffrance ou pas accumulée, de l’espoir en l’avenir.

Alors, REVEILLEZ-VOUS !!!

PS : La CFE CGC propose depuis 3 ans  de revoir notre organisation juridique, de provoquer un effet Noria massif, de mettre en œuvre l’intéressement individuel et collectif, de libérer les initiatives à travers des structures juridiques souples sur des activités nouvelles, de renforcer l’autonomie RH et financière des régions, de valoriser le management de proximité, de doubler le nombre de commerciaux, de créer un comité numérique au sein du CA, de procéder à un allégement ou déménagement partiel, du siège comme beaucoup de grosses sociétés l’ont fait,  etc etc , bref d’imaginer et construire un avenir commun.

 

Suite aux annonces de la Gouvernance du 29 janvier

Bonjour à toutes et à tous

La CFE CGC Afpa est satisfaite du retour à une forme de « raison » dans les propositions de la Direction Générale par le fait même de « la mise en place d’un plan de départ volontaire préalable à tout licenciement contraint ».

Que de temps perdu par refus de regarder la vérité en face ! Que de misères humaines générées par absence de volonté d’avancer !  Que de démissions, que de ruptures conventionnelles enregistrées tous les mois, que de talents gâchés mettant en péril le devenir de l’ensemble de la structure.

Lors du CCE sur le vote de l’EPIC, le 26 octobre 2016, mais aussi lors des élections au conseil d’administration en avril 2017 , nous vous rappelons que nous demandions déjà de

« Permettre à ceux qui veulent partir de le faire dans le respect et la dignité. »

« Permettre à ceux qui veulent rester à l’AFPA de bénéficier de perspectives motivantes, propices aux développements de leurs compétences. »

« Permettre d’impulser un plan d’embauche massif pour adapter notre offre aux besoins des territoires et des secteurs professionnels. »

C’est à partir de ce socle de valeurs, que nous pourrons convaincre nos partenaires d’une véritable ambition à la hauteur des enjeux de la société de demain ; le cadre que l’on nous propose n’étant qu’une partie de la solution. En ce sens, il va falloir imaginer comment faire cohabiter une AFPA historique et une AFPA innovante. Si cela permet à l’AFPA historique d’exister, si notre unité économique et sociale est alors un ensemble parfait au service de la nation et de ceux et celles qui souffrent de l’exclusion sociale au plus haut point, nous aurons alors réussi notre mission syndicale.

Cette négociation possible entre la gouvernance et les organisations syndicales  représentatives n’entraînera pas un retour à la subvention, ni ne garantit un retour à l’équilibre économique immédiat.

Elle garantit uniquement le droit d’espérer construire un avenir commun sur le long terme.

En 2005,  l’abandon du projet de Plan Social prévu à l’époque, n’a pu permettre le redressement de l’Afpa . (Les pertes en 2005 étaient de – 4 millions 891 €,  37 fois moins aujourd’hui)

Souhaitons qu’en 2019 l’Histoire ne se répète pas . Nous savons tous très bien que l’Histoire n’arrive plus à nous servir de caution morale et qu’il nous faut avancer..

Le Président de la République parle de l’Afpa

Il est rare qu’un Président de la République prenne la parole au sujet de l’AFPA. C’était le cas hier soir à Bourg de Péage. Il répondait à une question sur l’AFPA et la formation professionnelle en général. Vous les retrouverez, sans commentaires ni interprétation de notre part.  L’intervention est située entre la 12ème et 17ème minute.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/replay-grand-debat-national-regardez-l-integralite-de-l-echange-entre-emmanuel-macron-et-des-citoyens-a-bourg-de-peage_3160853.html

Pendant ce temps-là, le président  GENESLAY et les syndicats représentatifs qui ne veulent pas négocier officiellement se sont rencontrés officieusement le jeudi 17 janvier. Tout le monde le sait !

Depuis, les rumeurs vont bon train dans les centres. Que s’est-il dit lors de cette réunion ? 

 . « Est-ce que le projet de Plan de Sauvegarde de l’Emploi se transforme en Plan de Départs Volontaires  ? » 

. « Avez-vous annoncé un report de 2 mois ? »

. « Un retrait du PSE ? »

. « Une augmentation possible de l’enveloppe de départ ? » 

. « Est-ce que tous les sites et tous les salariés seront sauvés ? », conformément à la  stratégie édictée par Maître RILOV ce dont nous nous réjouirions d’ailleurs. 

Bref que s’est-il dit ? De quoi avez-vous parlé ?  

L’Afpa vient d’annoncer 176 M€ de pertes en 2018 et en prévoit encore plus en 2019 (hors coût de restructuration ). A l’image de ce qui se passe au niveau national, nous avons besoin de débat, de transparence et d’honnêteté.  Arrêtons les faux semblants et les incertitudes savamment entretenues…Dans un moment où nous constatons une fuite de talents (augmentation des démissions des plus jeunes qui n’attendent pas le plan pour partir )  et une hausse constante des arrêts maladie, nous ne voudrions pas que l’Afpa, malade économiquement et socialement, le soit aussi sur le champ du dialogue social. Au lieu de nous exclure, prenez vos responsabilités.

En cette période de troubles et d’incertitudes, ,il est inimaginable de dissimuler des échanges qui conditionnent notre avenir commun.

Faute de le vouloir tous ensemble ( ce qui n’est pas notre cas ) , par le dialogue, la négociation, la recherche de solutions et d’accords, nous continuerons à décliner doucement. Car ce n’est pas un PSE qui sauve l’AFPA mais un projet.

En espérant que tout ceci nous amène à ce que la CFE CGC porte depuis des années : une fusion avec Pôle Emploi, ou une incrustation dans le Grand Service Public d’Insertion en devenir.

Pour le bien de tous.

« En direct du CCE extraordinaire du 23 janvier 2019 »

VERBATIM CCE : « Nous avons du mal à estimer le nombre de volontaires au départ dans le cadre du projet PSE »-«  Nous avons choisi 20% qui est une hypothèse prudente »-« Le contenu de la journée est très « économique »-«  On peut essayer de vous présenter un point plus stratégique dans le futur »-« Un atterrissage 2018 en forte baisse d’activité : L’EBE recule à – 97M€, pour un CA de 615M€. » – « Le déficit des filiales est porté majoritairement par l’Epic. La sous activité ne porte pas sur les filiales »

« Les Besoins de financement s’élèveraient à 154 M€ pour 2019. »-« L’économie totale sur les charges de 21% à horizon 2021 »-« les charges de personnel devraient être réduites de près de 100 M€ sur la période (497 M€ en 2018, 403 M€ en 2021). L’EBE atteindrait + 53 M€ en 2021 et – 76 M€ sans projet.  Redevenu excédentaire au-delà de 2021, nous serons mieux armés pour affronter la concurrence. »

Lire le direct  :EN DIRECT DU CCE EXTRAORDINAIRE DU 23 JANVIER 2019

Lire la News letter syndicale N°1 : NEWSLETTER CFE CGC N 1

 

 

« En direct du CCE extraordinaire du 16 janvier 2019 »

Bonjour attristé à toutes et tous,

Vous trouverez ci-joint le déroulé du Comité Central d’Entreprise  extraordinaire du 16 janvier 2019, sans les commentaires ni les interprétations des Organisations Syndicales, laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Générale.

Nous avons appris avec consternation  et une immense tristesse le décès d’un salarié de Lyon Rillieux qui s’est donné la mort vendredi soir.  

Une déclaration des élus a été  lue et une minute de silence observée en mémoire de notre collègue Christophe NAUDIN. Nous pensons à la famille, à ses proches et réclamons des mesures pour empêcher l’éventualité de tels drames. Dans cette période trouble de l’AFPA, trouble parce qu’aucune visibilité sur l’avenir, nous devons continuer collectivement œuvrer pour qu’il n’y ait pas d’autres Christophe qui souffriraient d’un avenir incertain :

 la Direction en mettant en œuvre un véritable accompagnement des équipes et des salariés potentiellement touchés ou non par ce PSE

– Les CHSCT en assurant de façon juste, professionnelle leurs prérogatives

– Les partenaires sociaux en étant force de proposition de façon active, afin d’éviter que cette période anxiogène ne soit trop longue, parce que ce cycle actuel que nous vivons tous, conduit inexorablement au doute, voire au pire.

Le PSE tel qu’il nous est imposé au lieu d’un PDV souhaité par la CFE-CGC, n’est pas en soi le problème, ce sont les moyens de mise en œuvre qui ne sont aujourd’hui pas à la hauteur. Un accompagnement digne et humain. Pour les élus CFE CGC, nous répétons que nous avons toujours réclamé un plan de départ basé sur le volontariat qui en conséquence ne place pas les salariés en situation de souffrance et/ou entraîne l’éventualité de tels drames qui sont inacceptables.

VERBATIM CCE : 

Le président de l’AFPA Jean Pierre GENESLAY : «  Cette journée est endeuillée »-« La lumière sera faite je m’y engage »-« le plan QVT est une décision unilatérale de la Direction. On ne peut pas exclure les managers de cet accord mais on est prêt à en rediscuter »-« L’antériorité des éléments que vous me rapportez  sur diverses situations (centre, région, salariés) me choque beaucoup. »-« la mission de Service Public s’effectue à plusieurs niveaux. Les discussions avec les régions sont souvent difficiles et longues »-« Il n’y a pas eu de manipulation pour aboutir au 18 octobre »-« Nous devons être prudents avec les projets en cours car nous sommes soumis aux décisions des CR. »-« Je ne suis pas venu amuser la galerie »-« Nous devons partager, entre les Organisations Syndicales Représentatives « -« Nous prendrons des mesures par rapport aux Risques Psycho Sociaux »-« tout en gardant comme objectif de ramener l’Afpa à un résultat équilibré-« il y a des choses qui avancent avec les Greta pour partager une vision sur la mission de service public. 

  1. METTOT : « Depuis 2012, sous réserve, nous avons compté 7 suicides »-« Sur Psya, en 2018 il y a eu 148 entretiens pour 101 salariés »-« Rendez-vous avec le Président Geneslay et les OS Représentatives le 17 janvier à 15 h 30. »-« L’annonce du projet de transformation a eu effet d’accroissement du nombre d’appels »-« 70% ont donné lieu à un entretien unique. 62% de femmes. Les problématiques sont à 74% professionnelles ». 

Lire le Direct ici CR du CCE EXTRAORDINAIRE DU 16 JANVIER 2019

la déclaration des élus Déclaration CCE 16 01 19 IRP demande d enquête

 

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