Retour sur l’ICCHSCT du 13 novembre 2019

Bonjour à toutes et à tous, l’ICCHSCT s’est déroulée hier, mercredi 13 novembre 2019. Le matin a donné lieu à des échanges plutôt calmes avec quelques hausses de ton. L’après-midi, une demande de suspension de séance a été faite par la CGT et SUD ; demande de suspension mise au vote à main levée. Résultats 37 OUI sur 90 votants

Malgré l’interdiction de la suspension de séance, de nombreux représentants, au mépris du vote exprimé, quittent la salle pour ne revenir que plus tard. Théoriquement, ou plutôt légalement, ils devraient être exclus du vote qui va suivre. Mais non, ils reviennent plus tard au fur et à mesure, et le vote se déroule à bulletin secret !

Vote sur le PSE :         Etes-vous POUR ou CONTRE ?            POUR : 32       CONTRE : 50              Abstention : 5              Nuls : 3

Cet avis va être transmis au CCE, qui sera consulté le 23 novembre. Puis, ce sera au tour des CRE. Dans les résultats du vote, on peut remarquer un jeu de vases communicants entre les différents blocs qui ne sont pas aussi hermétiques que l’on pense : l’héritage du passé. Nous regrettons par ailleurs, que des centres n’aient pas été représentés lors du vote, faute de la présence d’un élu ; celui-ci n’ayant pas informé son suppléant potentiel de sa défection pour être remplacé. Ces centres ont été privés de pouvoir exprimer leur volonté.

FIN DE L’ICCHSCT – A noter : plus de la moitié de la salle a chanté « l’Internationale » pour célébrer leur victoire. Mais est-ce celle des salariés et de l’Afpa ? Pour mémoire, une ICCHSCT n’est pas une instance syndicale, mais une assemblée logiquement représentative de l’ensemble des salariés. Mais rappelons-nous que ces mêmes représentants ont prolongé par 3 fois leur mandat, privant les salariés de toute expression démocratique depuis 2016.

Notre ligne de conduite a toujours été la même : proposer , innover, trouver des solutions pour l’Afpa, changer de syndicalisme

Retrouvez nous sur :https://www.cfecgcafpa-avenir.net/

Compte-rendu du CRE Nord Pas de Calais octobre 2019

Verbatim :  » L’AFPA doit reprendre une position dans l’écosystème »- « A ma nomination, beaucoup de demande de contact pour prise de rendez-vous ont été faites (une quinzaine par semaine) »-« Même si la question du pourquoi se pose, nous devons être rassurés, l’AFPA est attendue, ce qui est un point positif. »-« Plusieurs échanges ont déjà eu lieu avec Xavier BERTRAND, un rendez-vous est prochainement en cours. »«  Concernant les centres AFPA qui ferment, cette décision a été prise au moment du plan de transformation. Après il y a des projets et nous essayons de repositionner les collaborateurs. »- « A mon arrivée, je n’avais pas prévu la difficulté sur le sourcing »-« C’est une bataille et LE véritable problème actuel »-« c’est l’affaire de tous à l’AFPA. »-« il en ressort que le problème est plus organisationnel. »- « Les UIMM et les CFA ne remplissent pas leurs sessions »-« Il faut travailler avec eux »Afpa Villages«  ce ne sera pas Afpa village, mais village de « quelque chose », comme village de la formation (centre formation dédié à la ville, village de l’emploi : garage solidaire, mission locale, interim installé), village de l’inclusion (bailleur, crèche solidaire, centre médical à destination des pers défavorisées …). »« Toutes les anciennes maisons des directeurs(trices) seront remises à la location »- » Des audits seront également effectués dans les centres »- « Réinstaurer le rituel managérial est important (groupe de travail, réunion direction, équipe de proximité …). »« Pour les futurs CSE, une demi-journée de présence est prévue. »Budget« L’Estimé est 3k417 et le réalisé de 3k405″-« 90k€ budget estimé/ ETP-réalisé à fin aout 85k€ ETP »-« retard sur l’objectif de prépa compétences (-283k€)Elections :« Pour les hauts de France, 14 titulaires et suppléants sur HDF avec la proportion homme / femme. »

VOTE ELECTRONIQUE ?

1 NON, 2 NON, 3 NON et 4 NON.
Mais OUI pour la CFE CGC !

Lors des négociations pour les élections professionnelles, l’employeur a proposé aux organisations syndicales de recourir au vote électronique. Il s’en est suivi un débat où nous avons entendu ceci :

« Nous avons plein de salariés qui ne savent pas se débrouiller « -« Un audit informatique a été fait l’année dernière et qui prouve que les salariés de l’AFPA ont des difficultés avec l’outil numérique »  -« Prestataire Néovote : Nous travaillons avec des entreprises adaptées depuis plusieurs années et cela fonctionne bien » « Si quelqu’un est  placée derrière la personne qui vote est derrière ? Où est la confidentialité ? »

Résultats : Décision unilatérale de l’employeur de procéder au vote électronique pour les prochaines élections professionnelles. Aucune organisation syndicale représentative n’a voulu signer le protocole. Représentative, il est incontestable que la CFE CGC l’aurait signé.

Quels que soient les arguments, comment peut-on admettre un tel refus en 2019,  sachant

  • Que le vote électronique est utilisé dans la plupart des entreprises de notre taille,
  • Que cette procédure a déjà été couronnée de succès à l’AFPA  lors du vote pour les représentants de salariés au CA en 2017 (même taux de participation qu’avec un vote papier tenu en 2015)
  • Que le coût d’un vote électronique est estimé à 80 000 € sur l’ensemble du territoire et qu’un vote « manuel » est estimé à environ 600 à 700 000 d’euros si l’on tient compte des masses salariales mobilisées et du temps passé. Peut-on se permettre de l’ignorer ?

La CFE CGC ne veut ignorer ni la réalité économique de l’AFPA ni la réalité technologique.

Vers une nouvelle prolongation des mandats ?

Le protocole  d’accord préélectoral proposé à la signature le 25 juillet dernier n’a retenu que la signature de la CFE CGC. Malgré certains points de discordance, nous avons tenu  à le signer pour promouvoir un autre dialogue social. Nous avons été les seuls.

Quel sens cela aurait-il de prolonger ? Quand 4 ans après la loi Nº 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, nous fonctionnons encore et toujours avec 24 CRE ! C’est la preuve, vu de l’extérieur que l’AFPA continue de raisonner comme « avant ».

Quel sens cela a de faire déplacer des équipes dirigeantes régionales, qu’on soit d’accord ou pas avec elles, le mardi à Metz, le mercredi à Strasbourg, le jeudi à Troyes ? Sinon que de carboner l’atmosphère et de les épuiser, dans une logique de vouloir arroser l’arroseur ?

Nombre de sièges prévus au CSE

Nous étions d’accord avec la direction et d’autres syndicats sur le nombre d’élus proposé dans le prochain CSEC (qui remplacera le CCE actuel). 28 élus au lieu des 48 actuels. Cela nous semble  suffisants et correspondre à la baisse des effectifs de l’AFPA depuis 2013.

Par contre, nous n’étions pas d’accord ni avec la direction ni avec les autres syndicats sur le fait que les suppléants peuvent siéger. Pour la CFE CGC, un suppléant supplée en cas de vacances, congés, absence du titulaire.

 « Rien n’est sûr et que tout est possible »…. Le pouvoir est entre leurs mains. Dernière ligne droite cette semaine

FRANCE INSERTION ? Un autre nom pour l’Afpa ?

Que dire d’une structure où 1 500 personnes attendent un départ, 1 500 autres, s’estimant trop jeunes, ne l’ont pas sollicité et où les 3 000 restants, qui voudraient bien continuer à travailler, se disent « mais quand est-ce que ça commence ?»

Ce sort dépend, selon la CFE CGC, de ce qu’on appelle le « corpus social »,  qui réunit la classe dirigeante de l’Afpa, les leaders d’opinion que sont les syndicats avec leurs responsables en tête et l’ensemble des salariés qui travaillent et/ou votent avec et pour eux. Pour les 2 premières catégories, la CFE CGC a toujours été claire : il faut les changer !

Pourquoi ? Non pas parce que l’Afpa n’est pas une entreprise (ou agence si vous préférez) comme une autre, mais que l’Afpa doit devenir une autre entreprise si elle veut vivre. C’est différent ! Et on ne recommence pas avec les mêmes personnes ou organisations qui nous ont livré l’échec social sur un plateau rouillé.

Comme l’épisode sur le vote électronique en apporte la preuve (voir article à ce sujet) ainsi que le refus de l’ensemble des organisations syndicales de signer l’accord sur le protocole préélectoral aussi, on en est loin !

Pour la CFE CGC est-ce le signe d’une léthargie létale organisationnelle qui nous plombe l’avenir ? Il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

A commencer par le nom de l’AFPA. Ce nom nous plombe commercialement car depuis 3 ans, il symbolise l’échec à l’extérieur et aux yeux du contribuable nos pertes. Ce débat est loin d’être anodin. Car au-delà d’une stratégie marketing de changement de nom qui nous ferait le plus grand bien ( !) le nom de l’Afpa a-t-il encore un sens autre qu’historique ? Nous en avons discuté lors des réunions d’adhérents CFE CGC que nous avons organisées cette année.  Sachant que notre Chiffre d’Affaire comporte moins de 70 % de CA en formation, est-ce que le nom de l’Afpa résume notre activité et nos objectifs ? Non. Le mot Adulte qui y est inséré, est-il encore employé couramment dans la société ?  Non. Sachant que l’inclusion sociale est notre 1er objectif stratégique, est-ce que le mot Afpa le révèle ? Non

A toutes ces questions, j’ai demandé à nos adhérents de réfléchir. C’est comme cela qu’on travaille à la CFE CGC. Pas uniquement dans la contestation ou le retournement de veste. L’enjeu c’est d’échapper à cette léthargie mortifère.

In fine, que veut-on ?

Car si on veut, comme la directrice générale l’a dit dans son communiqué , concourir à  » l’inversement de notre modèle managérial», prévoir «  une autonomie accrue des centres dans la conduite du développement de leur établissement et de leur territoire. »  Ou encore conforter «  des directeurs de centres plus autonomes et plus responsables », il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

Cela s’appelle de la culture d’entreprise, l’envie d’avancer et se démarque de ce qui a toujours été proposé : le retour à la subvention et la bouc émissairisation du gouvernement quel qu’il soit («la faute, c’est l’autre ! celui qui nous donne à manger »).

Notre rôle en tant que partenaire social est de vous aider à réfléchir sur des sujets nouveaux et non, comme c’est le cas depuis 9 ans à vous enfoncer dans une léthargie qui fait mourir l’entreprise. N’importe quel gouvernement quelle que soit sa couleur politique attend des « partenaires » qu’ils discutent, argumentent, proposent des solutions et l’éclairent…

Pour la CFE CGC, l’organisme sur lequel le gouvernement doit appuyer sa politique d’accompagnement social vers la transition professionnelle et la réduction de la fracture numérique est l’AFPA. C’est l’objet du plan de transformation de pouvoir s’acclimater à la nouvelle réforme de la formation professionnelle, aux enjeux du PIC, et pourquoi pas au intégrer le futur service Public d’Insertion comme  la CFE CGC le souhaite

Et si nous appeler France Insertion, France Inclusion ou un autre nom potentiel peut servir notre cause, changer nos paradigmes, il est alors important d’ouvrir le débat, important de donner un signe de changement vers des meilleurs lendemains, inconcevable peut-être de ne pas se saisir de cette opportunité car des milliers d’emploi sont concernés.

Syndicat de cadres (82% à l’Afpa), de techniciens et d’agent de maitrise (10%), c’est le  rôle de la CFE CGC de prendre ses responsabilités comme nous l’avons toujours fait

Bien cordialement

André THOMAS

André Thomas

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