« En direct » du CCE des 11 et 12 octobre 2018

Le direct ici : CR CFE CGC du CCE des 11 et 12 octobre 2018

Verbatim :

Projets : « Prépa Compétences : 30 000 personnes avec 40 millions d’euros prévus pour 2018,  une prévision d’activité sur 5 ans. »-« Hope. Poids : 15 millions d’euros. L’Afpa répondra là où on est capable de faire »-« Autre appel à projet : « 100 % inclusion. Potentiel : 3 à 4 millions d’euros »-« Le Contrat d’Objectifs et de Performance (COP) et le Schéma Pluriannuel Stratégie Immobilière (SPSI) seront effectués avant la fin d’année »-« 

RH : « 53 transferts des représentants du personnel dans les filiales : 1 seul n’a pas été autorisé »- -«  PSYA : 182 personnes ont appelé (23 appels / mois). » – «  Point partiel sur les effectifs : 7001 personnes dans l’EPIC, 336 personnes dans la filiale Accès à l’Emploi, 180 personnes dans la filiale Entreprise »-« La Plateforme d’activité concerne les formateurs en sous-activité »-« La plupart des formateurs ont des clauses de mobilité »-« Le nombre de mobilités temporaires réalisées entre janvier et août 2018 a été de 45 personnes »-« Jusqu’à 3 propositions sont formulées en prenant en compte sa situation sociale. »-« la sous activité concerne un formateur avec un nombre de stagiaires inférieur ou égale à 5 »- « le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est applicable au 25 mai 2018 »

 Situation financière : « Les fonds propres de l’Afpa sont largement négatifs »-« On a constitué un Epic, mais dans une situation de quasi cessation de paiement »-« La création de l’EPIC n’a pas résolu la question du modèle économique »-« L’impossibilité d’un placement en situation de liquidation nous protège à court terme »-« Demande d’hypothèques légales de l’Etat pour 2 sites Afpa »-« Aujourd’hui nous sommes dans une gestion courtermiste de nos difficultés.

 Verbatim de notre déclaration :

« 337 Millions d’€ de dettes au 31 12 2017, beaucoup plus à la date d’aujourd’hui » -« nous avions alerté il y a plus 2 ans, la gouvernance et la direction générale de l’époque, en réclamant un plan Marshall RH et patrimonial » -« Rappelons au personnel, que les 200 M€ d’obligations contractées en 2012 à un taux de 4 % n’ont toujours pas été remboursées » -« La responsabilité de la CFE CGC, est de vous dire à toutes et à tous que cet endettement obère et restreint la liberté de manœuvre de générations futures de salariés » -« En avoir conscience, c’est déjà s’alléger du poids des erreurs passées » -« Résultat net 2017 de – 221 M€ » -« Nous estimons le besoin de trésorerie proche des 100 M€ »-« Le déficit 2018 restera proche des 150 M€ »-« La CFE CGC  assume et maintient sa position : celle de croire en l’AFPA en incluant notre participation au grand service public de l’insertion présenté dernièrement par le Président de la République »-« Plus que jamais la CFE CGC garde le cap, celle du pragmatisme et de l’exigence »

Notre déclaration : Déclaration économique CFE CGC CCE 11 et 12 octobre 2018 VD

Rendez-vous le 18 octobre

CCE +EXTRAORDINAIRE+ LE 18 OCTOBRE

Cher(e)s Collègues,

Après vous avoir annoncé la tenue du Conseil d’Administration jeudi 18 octobre à 10 h , nous venons d’apprendre, hier, en fin d’après-midi qu’un CCE extraordinaire se tiendra au même moment et à la même heure avec pour unique objet comme indiqué dans la convocation : « Remise en séance de documents relatifs à un projet de réorganisation de l’AFPA »
Comme l’avait annoncé la ministre au mois d’avril, le plan d’entreprise devait être présenté à l’automne. Nous y sommes.  Espérons que le gouvernement » prenne ses responsabilités de sens, d’action et de respect à notre égard. »
Souhaitons que notre engagement collectif et nos actions depuis 3 ans puissent être entendus pour que l’AFPA à l’aune d’une réforme de la formation professionnelle sans précédent, historique depuis 50 ans, bénéficie d’investissements et d’une voie d’activité fiable qui correspondent aux enjeux sociétaux de demain.

En ce moment où nous écrivons ces lignes, nous nous garderons bien de supputer sur des hypothèses maladroites, pour attendre, comme il se doit, ce qui sera remis sur la table, le jeudi 18 octobre, à des fins d’analyse objective. Depuis 3 ans, la CFE CGC n’a eu de cesse de proposer des pistes, de soumettre des idées, d’essayer de donner une image positive de ce que nous pouvons offrir de meilleur, et de voter en toute lucidité sur des choix rationnels. L’EPIC par exemple, qui nous sauve d’une liquidation judiciaire. Le seul regret, c’est qu’on ne nous ait pas entendu, et qu’on ait attendu 3 ans et des centaines de millions d’euros de perdus pour se rendre compte du désastre.
Certes on ne refait pas l’histoire. Mais s’il y a une seule dont la CFE CGC est  convaincue, c’est que l’énergie qui se dégage d’entre vous, de vos actions, de votre investissement sans faille, dans chacune de vos fonctions et dans chacun de vos secteurs d’activités, de l’image professionnelle et sincère que vous donnez dans vos établissements respectifs, doit aboutir nécessairement à construire quelque chose de nouveau, de sain et de fiable. Car l’histoire ne s’arrête pas là.

Pour l’AFPA. Et ceci est notre force.

Bien à vous tous

Compte Rendu Cre Bretagne Septembre 2018

Verbatim :
« L’afpa est passée sous hypothèque (Rennes pour la Bretagne, centre ayant la plus forte valorisation foncière) pour garantir un prêt. Nouvelle trame du contrat de travail : clause sur la protection des données individuelles mais aussi des données pédagogiques de l’Afpa. Révision budgétaire 2018 : Il nous manquera 1940 K€ d’EBE (Excédent Brut d’Exploitation). Lancement de la campagne d’entretiens annuels avant fin novembre. Restauration : Plus de subvention – 1 000 KE depuis le 1er septembre mais versement aux stagiaires (seulement les stagiaires en formation financée par CRB et rémunérés par CRB) ; Mise en place de la politique des prix nets. Transition : 2016 : 810K€ pour 8 ETP, 2017 : 651 K€ pour 7.5 ETP, 2018 : 550 K€ (prévu) pour 5.6 ETP. Pas de formateur en Bzh sans activité. Il n’y a pas de plan de déprogrammation massif, juste du pilotage opérationnel en fonction des difficultés de « sourcing ». Prépa-Compétences : nous ne sommes pas au rendez-vous. » 
La CFE CGC n’a jamais agité les braises mais a toujours préféré se positionner en terme d’incubateur d’idées. C’est le sens de notre action syndicale.
Lire le CR ici : 2018sept

Projet Loi de Finances 2019 : – 550 emplois à l’Afpa

Le projet de loi de finances 2019 a été présenté aujourd’hui et doit être débattu lors de sessions parlementaires. Il faut se garder de toute interprétation et mauvaise lecture.
Donc vous trouverez ci dessous et plus en détail le scan des annexes de la loi de finances qui concerne le Ministère du Travail
Les 1385 ETP qui sont signifiés en moins sur les histogrammes en P102 concernent tous les opérateurs publics (Afpa, Pôle Emploi, Centre Inffo et d’autres opérateurs).  La clef de répartition est donnée dans le communiqué de presse de Muriel Pénicaud.  Compte tenu des 51 000 salariés que compte Pôle Emploi, des 7500 que compte l’AFPA et des centaines que comptent Centre Info et d’autres opérateurs publics, un effort équitable et réparti est demandé.
Pour l’AFPA 550 emplois sont concernés. Les départs naturels ou subis ( retraites, licenciements, ruptures ), devraient uniquement permettre ou « suffire » à atteindre ce chiffre.
Mais cela n’entrave en rien les zones d’ombre financière que l’AFPA subit.
Est-ce que le projet politique pour l’AFPA est délibérément voulu, pensé ? Quel est le réel projet de l’AFPA à long terme ? Est-ce qu’en parallèle un  projet stratégique d’amélioration salariale et professionnelle verra le jour ?

On peut espérer que oui. En tout cas, la CFE CGC le souhaite.

PLF 2019 chapitre opérateurs publics emploi formation communiqué de presse muriel Pénicaud 24 09 2018 Présentation du budget 2019 les gagnants et les perdants

Compte Rendu du CRE Nord Pas de Calais septembre 2018

Cher(e)s collègues,                                                                                                                               
Nous vous transmettons, le déroulé factuel du Comité Régional d’Etablissement sans commentaires ni interprétations,  laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Régionale. 
 Verbatim :
 » le résultat net est passé de -41 417 k€ en 2016 à -33 751 k€ en 2017(résultat qui comprend la quote-part du siège). »- » Néanmoins, au niveau national, le résultat net de l’AFPA est très dégradé avec un fort niveau d’endettement »–  » La politique actuelle de la région évolue vers des appels d’offres au coup par cou »- » Malgré tout nous sommes dans une situation de reprise de commandes avec 15 000 places  sur 3 programmes dont la dynamique vers l’emploi soit 420 parcours pour 1M€ avant le 31 12″- » SIEG est un marché d’une durée de 5 ans. »- » Prépa Compétences  (PC) :  7 nouveaux centres en septembre »-« L’action n’est pas vendue à l’heure mais à la demi-journée »- « Eura texchnologies : Le centre de Roubaix s’est positionné avec succès contre des concurrents directs de type Simplon ou Open Classroom » – « pas de trou de système comme on le craignait entre le CIF et le CPF en 2019 « –
  » il y avait 3 ou 4 formateurs sans activité avant les vacances estivales. Mais à ce jour, il n’y en a pas. »–  » Signature d’un accord sur le télétravail au mois de juillet – mais condition de validité non remplie »- » Egalité homme femme: engagement unilatéral de la direction d’une année du 15 09 2018 au 15 09 2019″
Votre Equipe Régionale : 
André THOMAS  DSR – Carole LOGEZ DSE Dunkerque Hazebrouck –

« En direct du CCE extraordinaire du 13 juillet 2018 »

La CFE CGC a voté oui aux orientations stratégiques car nous savons que l’Afpa aujourd’hui ne peut pas aller plus loin dans son mode de fonctionnement actuel. 
Si on le conservait, à raison de 3 à 400 CDI en moins tous les ans, à raison de 100 à 200 Millions d’euros de perte par an, il n’y aurait plus d’Afpa en 2025 après -15 ans de gel des salaires (en suivant la tendance actuelle). Ce n’est pas ce que veut la CFE CGC. 
Nous voulons une Afpa autonome, une Afpa responsable, une Afpa en phase avec les besoins de son environnement. Combien d’entre-nous sont sans activité ? Combien d’autres sont en suractivité ? Les uns et les autres souffrant devant tant d’injustice du à l’attentisme de la gouvernance.
 Pour la 1ère fois, dans le cadre d’un EPIC, l’Etat majoritaire au conseil d’administration prend ses responsabilités. Il faut être clair, n’importe quelle entreprise normale, dans notre situation financière aurait déposé le bilan depuis longtemps. Heureusement que l’EPIC, pour lequel nous sommes les seuls à avoir voté OUI, est là pour nous sauver….temporairement. Car ce qu’a voulu l’ancien gouvernement n’est pas forcément ce que souhaite le gouvernement actuel.
 Dans l’immédiat, oui, nous regrettons que ces orientations stratégiques ne soient que conceptuelles. Mais on sait pourquoi : le gouvernement n’a pas encore arbitré le mode de financement de ses interventions tant dans le domaine RH, que dans nos organisations et dans nos projections d’activité.
 Le seul crédit important que l’on peut lui donner est la mise en place de Prépa Compétences qui avec ses 100 Millions d’Euros estimés de CA par an fait partie des bonnes nouvelles de ces 10 dernières années avec les 220 M€ d’obligations associatives en 2012 et la création de l’EPIC en 2017. Mais ce n’est pas pour cela que avons pu rembourser ces 220 M€ d’obligations en totalité. De plus, concernant notre situation juridique, l’histoire démontre que l’EPIC n’est pas forcément un statut à durée illimitée (Cf La Poste).
 Mais en tout état de cause, quelles que soient les décisions prises, la CFE CGC s’évertue à croire qu’il est possible de changer, pour le bien commun, avec une vision à long terme.
 La seule condition de cette réussite est d’embarquer la capacité et la volonté des salariés sur des propositions claires et loyales de la direction, avec l’unité syndicale nécessaire  pour réussir collectivement.
 Le courage syndical sera de prouver une vision positive et éclairée pour le bien de tous.
 

« En direct du CCE des 27 et 28 juin 2018 »

Suite au message du 21 juin, nous avons fait l’objet de vives attaques personnelles. Selon nous, c’est une manière de détourner les yeux des véritables problèmes. Mais nous avons également reçu des centaines de messages de soutien. La CFE CGC se contente de citer les faits et d’en donner son interprétation. Que nos analyses soient divergentes de certaines autres OS est plus que compréhensible

Devant l’étendue du désastre économique, nos prises de position font partie du débat démocratique. Elles se veulent réalistes, constructives et porteuses de solutions.

 Ø  Il y a 2 ans, nous avons suggéré à la direction et aux syndicats de mettre un plan Marshall RH sur la base du volontariat.

 Plutôt que perdre 100 à 150 Millions d’Euros par an de manière inéluctable, financée par de l’endettement, nous estimons qu’il vaut mieux investir ces sommes dans de l’accompagnement, de la formation et des départs voulus – basés sur l’ancienneté avec des mesures incitatives, telles que des rachats de trimestre. Tout ceci, grâce à l’effet Noria ( différence de masse salariale entre les sortant et les entrants), peut permettre de recruter massivement sur des nouveaux métiers.

Ce n’est pas une histoire de jeunes contre les vieux. Mais on a le droit de regarder les chiffres tels qu’ils existent : 649 salariés ont moins de 40 ans, 767 plus de 60 ans dont 53 entre 65 et 70 ans. 14 d’entre eux ont été mis à la retraite d’office par l’employeur en 2017 à l’âge de 70 ans. Où voit-on cela ailleurs ? Si nous voulons parler d’avenir, nous syndicalistes, devons aussi  nous arrêter sur des solutions ( Comment trouver des solutions ? Comment recruter ? Comment intégrer des nouveaux métiers, des nouvelles filières ? …), plutôt que de les subir.

Nous sommes passés de 11000 à 7500 salariés en 10 ans  et nous vivons un plan social déguisé ( près de 200 ruptures conventionnelles et licenciements par an).

Dans ces conditions, pour la CFE CGC, penser et réfléchir à demain sur une notion de stratégie d’entreprise est la meilleure manière de respecter ceux qui travaillent. Une manière différente certes, mais complémentaire.

La Direction Générale de l’AFPA, et sa tutelle, en proposant cette prolongation des mandats, partageront avec les OS signataires, la responsabilité de ce qui va se passer dans les mois à venir : à savoir  une GPEC contrainte et arbitraire.(fermeture de centres, mutations, licenciements… ?).

Nous savons que l’attentisme et le statu quo sont les pires attitudes pour notre agence, causant anxiété et démobilisation. La CFE CGC par ses propositions, contribue à sortir de cet immobilisme, pour le bien de toutes et tous.

Verbatim CCE :  

« Le Siège est trop important, il faut le rationnaliser, a-t-on besoin de 11 étages ? Je pense qu’il faut réduire  sa voilure  pour alléger les charges des centres. » -« Le Siège apparait pour les Centres comme une nébuleuse complexe qui ne donne pas satisfaction »

 « L’âge moyen augmente de 5,28 mois en 2017. C’est un point de faiblesse. »-« 62,38% des effectifs ont 50 ans et plus (60,6%) »-« Rémunération brute moyenne en euros : 3300€ » « Avec une moyenne d’âge de plus de 48 ans, la structure démographique de l’effectif est bien plus âgée que celle des actifs en France (40 ans pour les actifs en 2015 selon une projection INSEE de 2011). »

 « Le chiffre d’Affaires est en baisse de 17% »-« l’Excédent Brut d’exploitation en dégradation de 52% par rapport à 2017. »-« Le marché Entreprises est en baisse de 13%, – 30% sur les AO des CR.»-« Le résultat net en recul de 30% par rapport à 2017. » « Les HTS régressent de -24% sur la même période de 2017 »-« Toutes les régions sont en baisse »-« « La trésorerie atteint un niveau inférieur au seuil d’alerte de 25M€ mais ne pose pas de problème car nous allons signer la prolongation des concours jusqu’à la fin de l’année avec nos banques »-«  Aujourd’hui l’EPIC prête aux filiales car il y a du retard d’encaissement sur Accès à l’Emploi. »-

 « Si un manager n’a plus personne à encadrer, nous aborderons la question avec lui. »-« Nous ferons 3 propositions et nous pourrions envisager un licenciement si refus de la part du salarié »-« On travaille sur un projet de dématérialisation totale (feuille d’émargements par exemple) »-« Depuis 2011 l’Afpa perd autour de 100, 150M€ tous les ans, cette situation est grave. Les Gréta expliquent 1/5 de la baisse du CA de l’Afpa. Le reste a été pris par les OF privés ».

 Bonne lecture  Message CFE CGC EN DIRECT DU CCE des 27 et 28 juin

SNPEA © 2016