« En direct » du CCE extraordinaire du 5 avril 2018

Un CCE où le bilan de la situation de l’AFPA a été fait par un cabinet et les orientations stratégiques ont été présentées autour de 5 axes.
 1. Adapter notre outil de production aux besoins de compétences de l’instant et de demain au service des politiques publiques et des branches professionnelles
2. Passer de l’offre catalogue à la solution adaptée aux différentes réalités du territoire, de l’entreprise et de la personne dans le cadre de nouveaux partenariats publics/privés
3. Ouvrir nos centres pour créer des plateformes où s’inventent de nouvelles solutions inclusives pour l’emploi, pour passer d’une logique de subvention à une logique d’investissement social dans des solutions co-construites
4. Renouveler notre contrat social pour redonner du sens individuel et collectif à nos missions
5. Viser la performance organisationnelle et optimiser nos fonctions supports du siège et des régions.
 
Pas d’annonce choc, pas de chiffres, un constat lucide néanmoins sur nos forces et faiblesses, un projet qui ouvre des perspectives et qu’il est temps de concrétiser.
 
Verbatim : « La remise en cause des accords de 96 : il n’est pas question de remettre en cause en bloc les accords, mais peut-être de procéder à quelques aménagements, suivant la nécessité. » -« Il faut rationnaliser également notre parc immobilier soit accueillir des partenaires, soit céder une partie de nos centres en concession. » -« Il faut recréer une ligne métier Accompagnement » – «  Comment se servir du PIC pour évoluer, en préparant aussi l’après PIC ? »-  RH «  il nous faut une flexibilité interne, pour gagner en polyvalence, gérer et accompagner les mobilités géographiques »-« Un de nos objectifs à mettre en œuvre : s’adresser à une région comme nous nous adressons à une entreprise »- –Hébergement : «  il faut donc étudier des partenariats » –Restauration : étudier les possibilités de restauration externes » -« Nous devons avoir des partenariats programmés et pérennes pour l’inclusion sociale »-« Avoir un contact beaucoup plus régulier avec les entreprises notamment, au sein de nos centres » – si le COP est orienté sur 5 ans, les perspectives de construction de notre redressement sont favorables. » « La réforme de la FP : conseil des ministres le 18 avril. Nous verrons ce que cela peut nous apporter » – -« nous devons accompagner le public sur la mise en œuvre de leur CPF »-« Les PSR ne sont pas arbitrés. Ce travail réalisé doit être mis en relais des orientations stratégiques » 
 

« En direct du CCE du 28 mars 2018 »

Vous trouverez ci-dessous le déroulé du Comité Central d’Entreprise extraordinaire du 28 mars 2018, sans les commentaires ni les interprétations des Organisations Syndicales, laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Générale.
Bonne lecture. 
Verbatim : « La situation de trésorerie de 2017 a été difficile. Il en sera de même sur 2018 » – « Les banques ont accepté de prolonger leurs concours sur 2018. » – « Il n’y a pas d’inquiétude sur le paiement des salaires en ce début d’année » – « Nous travaillons sur des réponses apaisées avec l’Etat » -«  La valeur des sites transférés par l’Etat a été évaluée à 410M€ » – « Un résultat net en baisse de 12% vs 2016 » -« Nous présentons un CA en baisse vers 680M€, avec une diminution importante (-55M€) sur les Conseils Régionaux » – « Nous prévoyons -396 ETP à fin 2018 »
«  La dématérialisation des bulletins de salaires sera opérationnelle dès avril » -« Rien ne sera définitif, les salariés pourront revenir à l‘ancien bulletin papier » -«  La campagne des entretiens annuels va démarrer » -«  Il n’y aura plus de double rattachement hiérarchique. Un salarié Accès à l’Emploi aura son entretien avec la ligne hiérarchique de la région EPIC » -«  Par exemple, l’assistante commerciale sera rattachée hiérarchiquement au DC par exemple » -«  Elections : l’accord sur la définition des établissements distincts (13 Régions, Siège) est à la signature mais n’a pas été signé par les Organisations Syndicales  représentatives » « La moitié du budget des ASC + Fonctionnement des CRE va être versée aux Directions Régionales ces jours »  « Le process de suppression du service commercial Grands Comptes Siège est suspendu . »
 Prochain CCE extraordinaire le 5 avril qui fera suite au CA sur les orientations stratégiques qui se tiendra le 3  avril 2018

Interview du représentant de la CFE-CGC au Conseil d’Administration

Afpa : « Les politiques doivent accepter la notion de qualité pour payer un vrai retour à l’emploi » F. Mikula, CFE-CGC

Il faut vraiment que les responsables politiques acceptent la notion de qualité pour payer un véritable retour à l’emploi », estime Franck Mikula, ancien secrétaire national de la CFE-CGC et représentant de la confédération syndicale au CA de l’Afpa. Tout en reconnaissant que l’établissement public de formation doit se transformer, et en livrant les pistes de son organisation pour cette transformation, il appelle les politiques à leurs responsabilités en matière d’investissement dans les compétences ainsi que vis-à-vis de l’Afpa. Pour lui, il n’est pas possible pour l’État et les régions de rester dans une logique de « low cost ». « Il faut certes regarder les prix, mais [aussi] ce qu’on paie. » Pour l’Afpa, il envisage que la solution passe par une démarche de GPEC, mais « sans départ contraint », et par un rôle d’appui à Pôle emploi dans la mise en œuvre du CEP.

 

L’Afpa est confrontée à des difficultés sérieuses pour se maintenir dans les marchés régionaux. Est-ce un problème d’organisation, d’adéquation à ces marchés ?

Franck Mikula : La faible capacité de l’Afpa à se vendre dans les appels d’offres régionaux fait partie des choses qui m’ont frappées. Pour autant, il faut avoir conscience que les torts sont largement partagés. Les régions veulent faire du volume, mais de manière éclatée comme cela a été fait avec le plan 500 000. Résultat, elles veulent former le plus grand nombre de stagiaires, donc elles vont au moins cher et Pôle emploi n’a pas d’autre choix que d’envoyer des grandes quantités de demandeurs d’emploi vers des stages parking.

Globalement, on n’a rien à faire de la qualité quand le volume prime sur la qualité. Des formateurs qui formaient des stagiaires chauffagistes avec des radiateurs en carton-pâte, ça s’est vu, alors que l’Afpa avait une cabine par stagiaire avec des vraies tuyauteries et de vrais radiateurs tous connectés. Certes c’est plus facile d’avoir 20 stagiaires avec un radiateur en carton d’un côté et beaucoup moins de l’autre. Dans le plan 500 000, il n’y avait pas cette notion d’investissement par les compétences.

Selon vous, l’Afpa est en capacité de se positionner dans cette logique d’investissement dans les compétences ?

Franck Mikula : On doit en même temps arrêter de perdre de l’argent et avoir une vision et des investissements sur le long terme. On ne peut plus rester dans la vision purement comptable portée par Bercy qui consiste à demander sur chaque projet ‘ça rapporte quoi ?’ Tant que nous aurons cette approche, nous allons nous planter durablement. Si on veut coller au marché pour être rentable, on va faire de la daube. En revanche, si on doit se décaler un peu et avoir une vision sur le long terme, on peut envisager un meilleur avenir pour l’Afpa.

On ne va pas fermer un centre parce qu’il va perdre de l’argent mais plutôt envisager de le réorganiser pour créer l’Afpa de demain. Cela peut vouloir dire regrouper des centres pour être plus performant. En complément, dans un avenir très proche, il faudra sérieusement se poser la question de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et ceci dans une perspective positive.

On en revient donc au serpent de mer d’une réduction des effectifs de l’Afpa qui est évoquée depuis plusieurs mois, voire plusieurs années ?

Franck Mikula : Il y aura des choix douloureux à faire à un moment ou à un autre, mais de notre point de vue il y a des éléments qui ne peuvent être remis en cause dans le processus qui devra s’engager :

  • cela ne doit pas se traduire par des suppressions d’emploi contraintes ;
  • il faut offrir des perspectives de développement à tous les salariés de l’Afpa ;
  • il faut apprendre à se positionner sur des secteurs dont on pense qu’ils constitueront le vivier des emplois de demain, même si on ne sait, par définition, pas ce qu’ils seront.

Par exemple, pour les emplois de maçon, qui est une formation historique de l’Afpa, soit la société et le gouvernement laissent faire le marché et, dans une logique jusqu’au-boutiste avec l’apport de travailleurs étrangers à bas coût, on ferme tous les centres privés ou publics forment des maçons, soit on réfléchit à la manière de faire perdurer le système en privilégiant les regroupements d’offres de formation, les logiques de partenariat. Aucun organisme de formation, CFA, Afpa ou autre, ne peut plus se permettre d’avoir 8 stagiaires et, en même temps, il faut garder un vivier de ces formations.

Vous avez également proposé dernièrement de positionner l’Afpa en tant qu’opérateur du CEP pour Pôle emploi…

Franck Mikula : Pôle emploi ne pourra pas faire tout le travail de conseil et d’orientation, car ils ne sont pas assez nombreux pour accompagner 6 millions de demandeurs d’emploi. Dans le même temps, l’Afpa fait ce travail de manière cachée et n’est pas financée sur ces actions-là, alors que cela représente des milliers et des milliers d’heures de travail.

On stigmatise le fait que l’Afpa a 160 millions de déficit mais ça s’explique aussi parce qu’il y a une partie du travail, notamment sur l’accompagnement et le conseil aux demandeurs d’emploi, qui n’est pas financé. Le fait qu’il ait maintenant des financements dédiés pour le CEP va peut-être permettre de trouver des solutions. Pôle emploi et l’Afpa pourraient aller vers des relations qui iraient au-delà de simples échanges bilatéraux, mais cela doit être inscrit dans la loi. Pour nous, il est évident que l’Afpa doit se faire financer cette mission de support du CEP pour Pôle emploi.

La situation de l’Afpa est connue depuis des années et pourtant on a l’impression que les décisions sont sans cesse repoussées…

Franck Mikula : Maintenant cela va aller vite car on doit voter le plan stratégique le 4 avril. Il faut quand même avoir conscience que les choses ont commencé à changer dans les modes de fonctionnement de l’Afpa. Par exemple, les directeurs régionaux ont été amenés à construire des plans stratégiques régionaux et c’est la première fois qu’on leur a demandé leur avis. On va s’appuyer sur les directeurs régionaux, les directeurs de centre et on va s’apercevoir, comme à chaque fois qu’on demande l’avis des salariés, qu’ils ont des idées.

Cette évolution me rend assez optimiste car, si on donne une relative autonomie aux directeurs régionaux, on verra qu’ils ont des réseaux, qu’ils ont des contacts, qu’ils ont une vision. À partir du moment où ils ont le droit d’oser des choses, ils vont se tourner vers les entreprises, vers les Crefop, vers les Carif-Oref, vers les Greta, Ils pourront construire des groupements de réponse aux appels d’offres comme cela s’est fait dans le Nord avec Hepta+ qui regroupe une quarantaine d’organismes de formation réunis sous la mandature de l’Afpa (lire sur AEF).

Il faut faire confiance aux directeurs des centres et aux directeurs régionaux, et si la structure nationale est capable de mettre cela en musique… Il n’y a pas que de l’exogène, mais il y a aussi des choses à changer en interne. Cela doit être accompagné ; on, ne doit pas se contenter de cela, cela doit être une vraie dynamique sur du moyen-long terme pour accompagner le développement de l’Afpa.

Malgré ces différents constats, vous restez optimistes pour l’avenir de l’Afpa ?

Franck Mikula : L’Afpa peut être très performante, gagner de l’argent, mais il va falloir investir. L’État va devoir payer pour construire ce schéma-là et avoir un projet. Il ne s’agit pas juste de verser 160 millions d’euros pour couvrir le déficit d’une année. La France a besoin d’un opérateur stratégique en tant que premier organisme de formation professionnelle qui couvre l’ensemble du territoire. L’Afpa fait des choses qu’aucun opérateur privé ne fera jamais et cela a un coût. Il faut s’y préparer, mais il n’y a aucune raison de ne pas réussir à vendre les compétences de l’Afpa. Il faut s’adapter, se réorganiser et là, même si nous sommes un peu plus chers que d’autres, ça passera. Si en revanche le marché n’est que du ‘low cost’, autant fermer l’Afpa tout de suite.

J’insiste sur la responsabilité des politiques. On entend souvent des responsables politiques dire au CA que l’Afpa est trop chère. D’abord, c’est une affirmation qui doit être démontrée car je ne suis pas sûr que ce soit vrai. Ensuite, ces mêmes interlocuteurs, quand ils commencent à prendre connaissance de ce que fait l’Afpa, disent que c’est génial, qu’il faut développer telle ou telle chose dans leur région, dans leur périmètre d’activité. Ce serait à eux de le faire mais ils nous répondent que ce sont les responsables et directeurs techniques qui décident… C’est trop facile d’argumenter ainsi sa propre irresponsabilité. Il faut vraiment que les responsables politiques acceptent la notion de qualité pour payer un véritable retour à l’emploi. Sinon, on entretient une véritable bombe à retardement.

S’ils font du volume sans état d’âme, l’Afpa continuera d’être plus chère. Il faut certes regarder les prix, mais regarder ce qu’on paie. Si l’État veut faire la course au low cost, ce n’est pas l’Afpa qui perd mais la France toute entière.

MESSAGE AUX MANAGERS DE L’Afpa

Bonjour à toutes et à tous,

Lors de la réunion de préparation sur l’agenda social du 21 décembre dernier, nous avons été la seule organisation syndicale à demander à la Direction des Ressources Humaines une réunion sur les métiers de l’encadrement.  Nous avons réitéré cette demande  à la Direction Générale il y a 15 jours. Pourquoi ? Parce que vous êtes de plus en plus nombreux à nous écrire, pour nous dire  que :

« Je n’arrive pas à gérer des gens sans activité, depuis des mois à proximité d’autres qui sont en suractivité. Humainement c’est impossible ! »

« Vaut-il mieux être en classe 12 ou en classe 13 si on se rapporte à l’heure travaillée ? » 

« La RH gère des codes agents  et en même temps,  je n’ai jamais vu de ma vie professionnelle autant de gens élus pour défendre les autres. Un vrai paradoxe, non ? »

« Nous sommes devenus, tout l’inverse d’une boîte dynamique qui change, qui bouge, qui va de l’avant, tout cela est du manque de courage »

« On nous demande de nous lancer sur des nouvelles méthodes pédagogiques, mais sans RH et sans moyen, car « il faut tenir dans l’enveloppe »

« On remplace mon collègue MF sur le Bâtiment. On nous dit « il vient de l’extérieur, n’a pas fait de management, ni de BTP, mais il est très bien ». Dites-moi quelle est la stratégie, quel sens, où allons-nous ainsi ? »

« Discours, méthodes, rien n’a changé depuis le plan stratégique, cette violence est inouïe et inconcevable dans une boîte où on prône l’utilité sociale et le dialogue… »

 » Je travaille le plus souvent  en  urgence, en mode « pompier », mais finalement « noyé » par manque d’anticipation »

« Cette boutique est de plus en plus irrespectueuse des personnes »

« Je suis souvent « à sec » obligé d’aller à la pêche aux infos sur la formation »

«Les entretiens annuels servent les statistiques, mais servent-ils les salariés ? en évolution et en reconnaissance ? »

 Etc etc…..

La liste de vos doléances ne nous oblige pas à les commenter mais à dire, comme vous le relayez finalement, qu’il n’y a jamais eu autant d’injustice dans cette entreprise et jamais autant de gens pour s’en occuper. Pourtant nous sommes persuadés que les moyens de nous relever sont là à condition d’avoir d’autres pratiques, d’autres visions et d’autres organisations, plus proches du terrain et plus respectueuses, en un mot retrouver une Qualité de vie au travail et retrouver un Travail de qualité.

Pour la CFE CGC, le management de proximité est au cœur du système, et il s’agira d’ouvrir des négociations à ce sujet, dans les plus brefs délais (dès lors que les élections professionnelles auront eu lieu) sur le sens de l’encadrement, de ses moyens.

Il est temps de s’interroger si le management a tout simplement les moyens d’agir. Mais tant qu’à l’Afpa, il n’y aura pas les moyens de reconnaître le travail, de valoriser et d’accompagner vos équipes, votre image sera un leurre. C’est pour cela que nous demanderons aussi formellement, après les élections professionnelles d’entamer des négociations sur l’intéressement.

Notre histoire associative vieille de 68 ans s’est terminée le 31 décembre 2016 et le management ne peut plus être celui de hier. Le PIC, la réforme de la formation  professionnelle et sans doute le conseil d’Administration du 26 mars nous donneront de nouvelles perspectives avec l’opportunité, sans doute, suite aux décisions qui seront prises, de réussir notre changement organisationnel. Il s’agit là d’une chance inespérée qui ressort d’une responsabilité individuelle et collective.

A un moment où Facebook et Google investissent dans la formation numérique, « gratuite » et accessible à tous (lire ci-dessous), en partenariat avec Pôle Emploi, à un moment où des négociations interprofessionnelles ont lieu pour redéfinir le statut de l’encadrement (lire ci-dessous), à un moment où notre président confédéral, François HOMMERIL souhaite que l’on redonne confiance aux cadres ( lire ci-dessous) il est grand temps de s’interroger, de revisiter nos pratiques, notre propre responsabilité, d’être lucide sur nos carences et d’avoir une vision globale pour l’agence et ses filiales. Sans vous, ce ne sera pas possible, contre vous non plus.

Mais avec vous toutes et tous, ce qui est le sens de notre action syndicale, nous relèverons le défi.

Ouverture des négociation interprofessionnelles sur le statut de l’Encadrement message CFE CGC

Redonner la confiance aux cadres – François Hommeril

Google et Facebook investissent dans la formation

Compte rendu du CRE Nord Pas de Calais 20 février 2018

Chères, chers collègues                                                                                                                                  
Ci dessous, le déroulé factuel du Comité Régional d’Etablissement sans commentaires ni interprétations,  laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Régionale.

Un CRE « standard » dans l’attente de différentes décisions qui impacteront  indirectement ou directement  notre avenir : les conclusions de la réforme de la formation professionnelle, les premières décisions opérationnelles de mise en oeuvre du PIC, et d’éventuelles prises de position en notre faveur comme…ne boudons pas notre plaisir, le rapport d’Aurélien TACHE rendu public hier – qui a visité l’AFPA Haut de France dernièrement –   et qui dit que  « l’Afpa pourrait voir son rôle en matière d’accompagnement des primo-arrivants accru.« 

Comme cet exemple l’indique, la CFE CGC est fermement convaincue et ceci depuis longtemps,  que des prises de décision opportunes viendront,  non pas sécuriser le passé, mais nous accompagner vers un renouveau qui ne symbolisera plus l’échec de ces 5 dernières années. Les salariés en ont besoin. C’est en ce sens que nous avons toujours plaidé pour le changement. A un moment où plusieurs centaines de formateurs n’ont plus d’activité au niveau national, que la maison AFPA est en grave danger économique (comme le rapport de l’IGAS le signifie) il nous apparait comme indispensable que l’AFPA bénéficie, non pas d’un choc, mais d’une reprise de soi sur des fondamentaux majeurs basés sur la territorialité et l’expérience de ceux qui ont réussi. En ce sens les PSR, – qui sont tous porteurs d’espoir et de lucidité – ne suffiront pas intrinsèquement sans soutien et action nationale de grande envergure. Cette logique de donnant/donnant devrait apparaitre incessamment sous peu, lors du CA du 26 mars, par exemple, avec in fine une activité soutenable et durable pour les années qui viennent. Pour aider cette dynamique, la CFE CGC n’a jamais agité les braises mais a toujours préféré se positionner en terme d’incubateur d’idées. C’est le sens de notre action syndicale.

Bonne lecture. CR CFE CGC du CRE de Lomme du 20 février 2018

 

 

Déclaration de la Confédération CFE-CGC à propos de l’Afpa

L’AFPA a toutes les compétences nécessaires pour s’inscrire dans le plan d’investissement dans les compétences promis par le gouvernement

Depuis la transformation en EPIC et la création des deux filiales « Accès à l’emploi » et « Entreprises », les missions de service public de l’AFPA sont concentrées dans la partie EPIC de l’AFPA.

Parmi ces missions, le support au Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) fait partie du domaine d’expertise des salariés de l’AFPA.

Avec le Plan d’Investissement Compétence qui doit concerner un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes décrocheurs, les opérateurs du CEP, et en particulier Pôle Emploi, vont être mis à contribution de façon intense.

Depuis 70 ans, l’expertise de l’AFPA en matière de formation des publics de niveau 5 et 4, son maillage territorial, les compétences de chacun des salariés en matière de conseil et d’orientation en font un acteur incontournable au moment où Pôle Emploi va avoir besoin du « support et de l’appui aux opérateurs du CEP » qui font partie des missions clairement identifiées de l’EPIC.

Dans le contexte de ce plan, que le gouvernement veut ambitieux, d’une transformation voulue « disruptive » de formation des demandeurs d’emploi, la CFE-CGC propose au gouvernement d’ouvrir le champ des possibles et de former une synergie unique en France en renforçant ce lien naturel entre l’AFPA et la formation des personnes éloignées de l’emploi.

Pour la CFE-CGC, il paraît indispensable de renforcer l’expertise de ces opérateurs du CEP et qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, vivant dans un contexte professionnel calqué sur la réalité de terrain (des ateliers grandeurs nature) pour orienter, conseiller et accompagner ?

Qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, doté d’une riche expérience professionnelle (15 ans en moyenne) pour connaître professionnellement les différences de compétences entre un carrossier peintre et un peintre carrossier, un infographiste metteur en page et un infographiste web designer, un maçon coffreur et un maçon traditionnel ? La liste est longue des métiers, des compétences, pour lesquels l’empreinte du vécu aide au discernement de l’orientation d’une façon compréhensible par tous les publics et notamment les candidats stagiaires du niveau V et IV. C’est en ce sens que l’AFPA a un rôle potentiellement majeur à jouer ; rôle que les salariés de l’AFPA jouent déjà très souvent dans la réalité mais sans prise en compte par ceux qui évaluent la place de l’AFPA dans le Service Public de l’Emploi (SPE).

Alors que l’expertise des salariés de l’AFPA n’est plus à démontrer, ce PIC est donc une opportunité dont le Conseil d’Administration et surtout les Ministères de tutelle doivent se saisir pour le développement de l’EPIC. Il serait totalement incohérent, que ce plan d’investissement, qui se veut majeur, se traduise par une réorganisation structurelle de l’AFPA avec des conséquences néfastes sur l’emploi de ses salariés.

En tout état de cause, le plan stratégique de développement de l’AFPA en discussion dans les ministères de tutelle en ce moment ne devra, pour nous, comporter aucun départ contraint.

Pour la CFE-CGC, le gouvernement doit maintenant donner les impulsions nécessaires pour que « le grand plan pour une société de compétences » qui nous est promis soit réellement novateur et qu’il donne à l’AFPA toutes les chances de son développement pour le plus grand bien des publics visés.

SNPEA © 2016