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Projet Loi de Finances 2019 : – 550 emplois à l’Afpa

Le projet de loi de finances 2019 a été présenté aujourd’hui et doit être débattu lors de sessions parlementaires. Il faut se garder de toute interprétation et mauvaise lecture.
Donc vous trouverez ci dessous et plus en détail le scan des annexes de la loi de finances qui concerne le Ministère du Travail
Les 1385 ETP qui sont signifiés en moins sur les histogrammes en P102 concernent tous les opérateurs publics (Afpa, Pôle Emploi, Centre Inffo et d’autres opérateurs).  La clef de répartition est donnée dans le communiqué de presse de Muriel Pénicaud.  Compte tenu des 51 000 salariés que compte Pôle Emploi, des 7500 que compte l’AFPA et des centaines que comptent Centre Info et d’autres opérateurs publics, un effort équitable et réparti est demandé.
Pour l’AFPA 550 emplois sont concernés. Les départs naturels ou subis ( retraites, licenciements, ruptures ), devraient uniquement permettre ou « suffire » à atteindre ce chiffre.
Mais cela n’entrave en rien les zones d’ombre financière que l’AFPA subit.
Est-ce que le projet politique pour l’AFPA est délibérément voulu, pensé ? Quel est le réel projet de l’AFPA à long terme ? Est-ce qu’en parallèle un  projet stratégique d’amélioration salariale et professionnelle verra le jour ?

On peut espérer que oui. En tout cas, la CFE CGC le souhaite.

PLF 2019 chapitre opérateurs publics emploi formation communiqué de presse muriel Pénicaud 24 09 2018 Présentation du budget 2019 les gagnants et les perdants

LES SERVICES PUBLICS CFE-CGC EN GREVE LE 22 MARS

POUR LES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC, L’EMPLOI, LE POUVOIR D’ACHAT,
LA PROTECTION SOCIALE COLLECTIVE,  TOUTES ET TOUS MOBILISE-E-S LE 22 MARS

Les 7 fédérations de fonctionnaires appellent à la mobilisation pour les raisons suivantes :
« En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.
Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées. De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.
Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e.s.
Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais. »

Déclaration de la Confédération CFE-CGC à propos de l’Afpa

L’AFPA a toutes les compétences nécessaires pour s’inscrire dans le plan d’investissement dans les compétences promis par le gouvernement

Depuis la transformation en EPIC et la création des deux filiales « Accès à l’emploi » et « Entreprises », les missions de service public de l’AFPA sont concentrées dans la partie EPIC de l’AFPA.

Parmi ces missions, le support au Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) fait partie du domaine d’expertise des salariés de l’AFPA.

Avec le Plan d’Investissement Compétence qui doit concerner un million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et un million de jeunes décrocheurs, les opérateurs du CEP, et en particulier Pôle Emploi, vont être mis à contribution de façon intense.

Depuis 70 ans, l’expertise de l’AFPA en matière de formation des publics de niveau 5 et 4, son maillage territorial, les compétences de chacun des salariés en matière de conseil et d’orientation en font un acteur incontournable au moment où Pôle Emploi va avoir besoin du « support et de l’appui aux opérateurs du CEP » qui font partie des missions clairement identifiées de l’EPIC.

Dans le contexte de ce plan, que le gouvernement veut ambitieux, d’une transformation voulue « disruptive » de formation des demandeurs d’emploi, la CFE-CGC propose au gouvernement d’ouvrir le champ des possibles et de former une synergie unique en France en renforçant ce lien naturel entre l’AFPA et la formation des personnes éloignées de l’emploi.

Pour la CFE-CGC, il paraît indispensable de renforcer l’expertise de ces opérateurs du CEP et qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, vivant dans un contexte professionnel calqué sur la réalité de terrain (des ateliers grandeurs nature) pour orienter, conseiller et accompagner ?

Qui mieux qu’un salarié de l’AFPA, doté d’une riche expérience professionnelle (15 ans en moyenne) pour connaître professionnellement les différences de compétences entre un carrossier peintre et un peintre carrossier, un infographiste metteur en page et un infographiste web designer, un maçon coffreur et un maçon traditionnel ? La liste est longue des métiers, des compétences, pour lesquels l’empreinte du vécu aide au discernement de l’orientation d’une façon compréhensible par tous les publics et notamment les candidats stagiaires du niveau V et IV. C’est en ce sens que l’AFPA a un rôle potentiellement majeur à jouer ; rôle que les salariés de l’AFPA jouent déjà très souvent dans la réalité mais sans prise en compte par ceux qui évaluent la place de l’AFPA dans le Service Public de l’Emploi (SPE).

Alors que l’expertise des salariés de l’AFPA n’est plus à démontrer, ce PIC est donc une opportunité dont le Conseil d’Administration et surtout les Ministères de tutelle doivent se saisir pour le développement de l’EPIC. Il serait totalement incohérent, que ce plan d’investissement, qui se veut majeur, se traduise par une réorganisation structurelle de l’AFPA avec des conséquences néfastes sur l’emploi de ses salariés.

En tout état de cause, le plan stratégique de développement de l’AFPA en discussion dans les ministères de tutelle en ce moment ne devra, pour nous, comporter aucun départ contraint.

Pour la CFE-CGC, le gouvernement doit maintenant donner les impulsions nécessaires pour que « le grand plan pour une société de compétences » qui nous est promis soit réellement novateur et qu’il donne à l’AFPA toutes les chances de son développement pour le plus grand bien des publics visés.

La CFE-CGC Afpa rencontre la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle le 10 juillet

La CFE-CGC Afpa a été reçue lundi par la DGEFP. Nous avons profité de cet échange pour proposer des alternatives et demander à ce que l’Etat, majoritairement présent dans la gouvernance, prenne ses responsabilités politiques dans la construction d’un projet pour l’AFPA.
Les résultats économiques, humains, sociaux, témoignent d’un échec fondamental : une 7 ème année de gel des salaires, la perte de 300 emplois tous les ans et de 6000 salariés en 10 ans, 52 ans de moyenne d’âge, moyenne qui croît d’année en année… Comment peut-on parler d’avenir dans ces conditions-là ?

Si rien n’est fait au niveau des Ressources Humaines (rattrapage du gel des salaires, plan de départs volontaires, investissements sur des créneaux d’activité nouveaux, embauches, accompagnement sur des nouveaux référentiels d’emplois) la CFE-CGC Afpa estime que les initiatives seront, comme les précédentes, censées nous donner la victoire, mais sempiternellement vouées à l’échec.
Repenser l’offre de service, les RH et le patrimoine sont indissociables dans la notion de projet pour nous permettre d’inverser radicalement la tendance.

L’AFPA est un enjeu de formation national. Car le marché se crée et ne se rend pas. Mais là il s’agit d’une question de volonté gouvernementale.
De courage.
Bonnes vacances à toutes et tous.

Lire la déclaration remise à la DGEFP : Déclaration CFE CGC

NON à la disparition des CHSCT

Signez la pétition : Non à la disparition du CHSCT !
pétition
Le projet de réforme du Code du travail prévoit, au nom de la simplification, de fusionner les instances représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT) en une seule.
Afin de nous opposer ensemble à la disparition programmée du CHSCT comme instance distincte telle qu’inscrite dans le projet de loi d’habilitation, nous vous invitons à signer la pétition.
Soyez les plus nombreux possible, c’est ainsi que nous nous ferons entendre, et partagez !

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