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MESSAGE DU PRESIDENT CFE-CGC Afpa

Bonjour à toutes et à tous,
Les élections professionnelles sont toujours un tournant dans la vie professionnelle d’une entreprise. Elles consacrent en premier lieu la démocratie syndicale, le courage d’opinion, et la liberté d’expression exprimée par le vote. C’est pour cela que nos premiers remerciements vont à l’ensemble des Salariés de l’Afpa qui, malgré une période extrêmement difficile ont exprimé leurs souhaits de changement.
Nous tenons à remercier, et c’est fort légitime, tous les adhérents, tous les sympathisants, tous les électeurs de la CFE CGC qui ont pu bénéficier d’une liberté d’opinion, désormais reconnue dans les 14 établissements.

 De l’avis des observateurs, c’est la 1ère fois que dans l’histoire du syndicalisme en France, et dans une entreprise de taille importante – près 7000 salariés –  une organisation syndicale passe de la 5ème place, non représentative, à la 1ère  avec 29,57% des voix exprimées. C’est le signe fort que les salariés de l’Afpa demandent du changement et de la reconnaissance en terme de sens et d’avenir.

C’est ce 1er message que nous voulons adresser à la Direction Générale et à la Gouvernance : que des choix ne peuvent pas être faits avant les élections et que désormais les choix se doivent d’être constructifs. Notre programme distribué à des milliers de salariés toujours consultable sur cfecgcafpa-avenir.net est clair, lisible, factuel. Sur des sujets précis (Intéressement, Télétravail, Déconnexion, GPEECC) ce programme exprime des souhaits d’ouverture de négociation avant la fin du premier semestre 2020. Car il n’y a plus que 2 issues possibles pour l’Afpa, : la souffrance (ne rien faire) ou la réussite (Agir). C’est cette dernière que souhaite la CFE CGC.  Notre 2 ème message s’adresse à l’ensemble des Organisations Syndicales représentatives et non représentatives. Nous savons tous que les prochaines élections, c’est dans 4 ans. Alors oublions-les ! Au moins durant 3 ans. Inventons, car l’avenir de l’Afpa passe par un dialogue social empreint d’innovation (chapitre 1 de notre programme). Avec celui-ci, nous pourrons sauver ce qui nous unit tous : l’Afpa.

 C’est le message suivant, le plus important. Nous nous adressons à l’Afpa : pour lui dire qu’on l’aime, pour lui dire que nous faisons tout pour qu’elle nous fasse vivre, qu’elle est une partie importante de notre vie, que sans elle, pour nous tous, l’avenir n’a pas du tout le même sens, le même goût, mais que nous possédons toujours les ressources en interne pour repartir de l’avant.

 Ce résultat nous encourage à continuer le combat pour donner un avenir à cette belle entreprise qui a tant contribué au développement des compétences en France. C’est beaucoup de travail, mais seul le résultat que nous cherchons est important, pour l’Afpa qui en a bien besoin, pour la France qui a bien besoin de l’Afpa, pour nos concitoyens qui ne demandent que çà : un accès simple à une formation et inclusion sociale de qualité.

 Très cordialement à vous.

André THOMAS                                                                      

Président SNPEA                                                                     
Délégué National Confédéral CFE CGC                 
Pôle Service Public

VOTE ELECTRONIQUE ?

1 NON, 2 NON, 3 NON et 4 NON.
Mais OUI pour la CFE CGC !

Lors des négociations pour les élections professionnelles, l’employeur a proposé aux organisations syndicales de recourir au vote électronique. Il s’en est suivi un débat où nous avons entendu ceci :

« Nous avons plein de salariés qui ne savent pas se débrouiller « -« Un audit informatique a été fait l’année dernière et qui prouve que les salariés de l’AFPA ont des difficultés avec l’outil numérique »  -« Prestataire Néovote : Nous travaillons avec des entreprises adaptées depuis plusieurs années et cela fonctionne bien » « Si quelqu’un est  placée derrière la personne qui vote est derrière ? Où est la confidentialité ? »

Résultats : Décision unilatérale de l’employeur de procéder au vote électronique pour les prochaines élections professionnelles. Aucune organisation syndicale représentative n’a voulu signer le protocole. Représentative, il est incontestable que la CFE CGC l’aurait signé.

Quels que soient les arguments, comment peut-on admettre un tel refus en 2019,  sachant

  • Que le vote électronique est utilisé dans la plupart des entreprises de notre taille,
  • Que cette procédure a déjà été couronnée de succès à l’AFPA  lors du vote pour les représentants de salariés au CA en 2017 (même taux de participation qu’avec un vote papier tenu en 2015)
  • Que le coût d’un vote électronique est estimé à 80 000 € sur l’ensemble du territoire et qu’un vote « manuel » est estimé à environ 600 à 700 000 d’euros si l’on tient compte des masses salariales mobilisées et du temps passé. Peut-on se permettre de l’ignorer ?

La CFE CGC ne veut ignorer ni la réalité économique de l’AFPA ni la réalité technologique.

Vers une nouvelle prolongation des mandats ?

Le protocole  d’accord préélectoral proposé à la signature le 25 juillet dernier n’a retenu que la signature de la CFE CGC. Malgré certains points de discordance, nous avons tenu  à le signer pour promouvoir un autre dialogue social. Nous avons été les seuls.

Quel sens cela aurait-il de prolonger ? Quand 4 ans après la loi Nº 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, nous fonctionnons encore et toujours avec 24 CRE ! C’est la preuve, vu de l’extérieur que l’AFPA continue de raisonner comme « avant ».

Quel sens cela a de faire déplacer des équipes dirigeantes régionales, qu’on soit d’accord ou pas avec elles, le mardi à Metz, le mercredi à Strasbourg, le jeudi à Troyes ? Sinon que de carboner l’atmosphère et de les épuiser, dans une logique de vouloir arroser l’arroseur ?

Nombre de sièges prévus au CSE

Nous étions d’accord avec la direction et d’autres syndicats sur le nombre d’élus proposé dans le prochain CSEC (qui remplacera le CCE actuel). 28 élus au lieu des 48 actuels. Cela nous semble  suffisants et correspondre à la baisse des effectifs de l’AFPA depuis 2013.

Par contre, nous n’étions pas d’accord ni avec la direction ni avec les autres syndicats sur le fait que les suppléants peuvent siéger. Pour la CFE CGC, un suppléant supplée en cas de vacances, congés, absence du titulaire.

 « Rien n’est sûr et que tout est possible »…. Le pouvoir est entre leurs mains. Dernière ligne droite cette semaine

FRANCE INSERTION ? Un autre nom pour l’Afpa ?

Que dire d’une structure où 1 500 personnes attendent un départ, 1 500 autres, s’estimant trop jeunes, ne l’ont pas sollicité et où les 3 000 restants, qui voudraient bien continuer à travailler, se disent « mais quand est-ce que ça commence ?»

Ce sort dépend, selon la CFE CGC, de ce qu’on appelle le « corpus social »,  qui réunit la classe dirigeante de l’Afpa, les leaders d’opinion que sont les syndicats avec leurs responsables en tête et l’ensemble des salariés qui travaillent et/ou votent avec et pour eux. Pour les 2 premières catégories, la CFE CGC a toujours été claire : il faut les changer !

Pourquoi ? Non pas parce que l’Afpa n’est pas une entreprise (ou agence si vous préférez) comme une autre, mais que l’Afpa doit devenir une autre entreprise si elle veut vivre. C’est différent ! Et on ne recommence pas avec les mêmes personnes ou organisations qui nous ont livré l’échec social sur un plateau rouillé.

Comme l’épisode sur le vote électronique en apporte la preuve (voir article à ce sujet) ainsi que le refus de l’ensemble des organisations syndicales de signer l’accord sur le protocole préélectoral aussi, on en est loin !

Pour la CFE CGC est-ce le signe d’une léthargie létale organisationnelle qui nous plombe l’avenir ? Il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

A commencer par le nom de l’AFPA. Ce nom nous plombe commercialement car depuis 3 ans, il symbolise l’échec à l’extérieur et aux yeux du contribuable nos pertes. Ce débat est loin d’être anodin. Car au-delà d’une stratégie marketing de changement de nom qui nous ferait le plus grand bien ( !) le nom de l’Afpa a-t-il encore un sens autre qu’historique ? Nous en avons discuté lors des réunions d’adhérents CFE CGC que nous avons organisées cette année.  Sachant que notre Chiffre d’Affaire comporte moins de 70 % de CA en formation, est-ce que le nom de l’Afpa résume notre activité et nos objectifs ? Non. Le mot Adulte qui y est inséré, est-il encore employé couramment dans la société ?  Non. Sachant que l’inclusion sociale est notre 1er objectif stratégique, est-ce que le mot Afpa le révèle ? Non

A toutes ces questions, j’ai demandé à nos adhérents de réfléchir. C’est comme cela qu’on travaille à la CFE CGC. Pas uniquement dans la contestation ou le retournement de veste. L’enjeu c’est d’échapper à cette léthargie mortifère.

In fine, que veut-on ?

Car si on veut, comme la directrice générale l’a dit dans son communiqué , concourir à  » l’inversement de notre modèle managérial», prévoir «  une autonomie accrue des centres dans la conduite du développement de leur établissement et de leur territoire. »  Ou encore conforter «  des directeurs de centres plus autonomes et plus responsables », il faudra bien se détacher de paroles pieuses et démarrer une réflexion pour aboutir à des accords d’entreprise, approuvés par l’ensemble du corpus social et qui génèrent des leviers de croissance, des nouveaux cadres de pensée et juridique, ne lésant en rien les acquis et qui libèrent ceux qui veulent avancer et maintenir l’Afpa à flot.

Cela s’appelle de la culture d’entreprise, l’envie d’avancer et se démarque de ce qui a toujours été proposé : le retour à la subvention et la bouc émissairisation du gouvernement quel qu’il soit («la faute, c’est l’autre ! celui qui nous donne à manger »).

Notre rôle en tant que partenaire social est de vous aider à réfléchir sur des sujets nouveaux et non, comme c’est le cas depuis 9 ans à vous enfoncer dans une léthargie qui fait mourir l’entreprise. N’importe quel gouvernement quelle que soit sa couleur politique attend des « partenaires » qu’ils discutent, argumentent, proposent des solutions et l’éclairent…

Pour la CFE CGC, l’organisme sur lequel le gouvernement doit appuyer sa politique d’accompagnement social vers la transition professionnelle et la réduction de la fracture numérique est l’AFPA. C’est l’objet du plan de transformation de pouvoir s’acclimater à la nouvelle réforme de la formation professionnelle, aux enjeux du PIC, et pourquoi pas au intégrer le futur service Public d’Insertion comme  la CFE CGC le souhaite

Et si nous appeler France Insertion, France Inclusion ou un autre nom potentiel peut servir notre cause, changer nos paradigmes, il est alors important d’ouvrir le débat, important de donner un signe de changement vers des meilleurs lendemains, inconcevable peut-être de ne pas se saisir de cette opportunité car des milliers d’emploi sont concernés.

Syndicat de cadres (82% à l’Afpa), de techniciens et d’agent de maitrise (10%), c’est le  rôle de la CFE CGC de prendre ses responsabilités comme nous l’avons toujours fait

Bien cordialement

André THOMAS

André Thomas

Interview d’André Thomas

Que vous inspire la situation syndicale à l’AFPA :  des revirements de situation, une intersyndicale qui se fissure, voire même se combat…. ?

Je crois que les salariés en ont un peu marre. On assiste dans les syndicats, sauf le nôtre, à ce qui se passe dans la société avec les partis traditionnels : un décrochage entre leurs représentants et leur base, un décrochage avec les salariés. A contrario, la CFE CGC est à contre-courant, très dynamique et riche des multiples profils de ses nombreux nouveaux adhérents qui sont venus nous rejoindre sur nos idées. C’est le seul syndicat qui se développe. Mais ce n’est pas le plus important : d’une certaine manière c’est le rôle des syndicats à l’AFPA et dans la société qu’il faut complètement repenser car les enjeux d’avenir sont considérables

Dans le cas précis du PSE ou du PDV que vous portez depuis 3 ans déjà …. ?

Le combat qu’a mené la CFE CGC pour obtenir le PDV a été long, très difficile. Vous savez, on préfère être maître de l’invisible et réussir plutôt que d’être maître des apparences et ne rien obtenir du tout : c’est-à-dire ne pas être représentatif et aboutir à un PDV plutôt que de l’être et rien obtenir du tout. Nous ne sommes plus dans une société uniquement basée sur le rapport de force pour syndicalement obtenir quelque chose. Les derniers exemples de conflit sociaux dans des entreprises en difficultés en sont la preuve. Il y  d’autres voies, d’autres formes de pensée qui syndicalement aboutissent aussi à des résultats.

Comment voyez-vous les semaines qui viennent ?

Certains syndicats (CGT et SUD) sont restés fidèles à leur position sur le PSE – pourtant contraire aux nôtres. On ne peut pas leur en vouloir : ils sont restés logiques avec eux-mêmes et avec leur conviction. C’est tout à leur honneur.

D’autres ( la CFDT et FO ) qui faisaient partie de l’intersyndicale il y a peine 2 mois, qui avaient voté pour Maître Rilov et sa stratégie ( le refus du PSE et de toute négociation, la judiciarisation à l’extrême), ont subitement changés de position. C’est aussi leur droit. Quelque part la CFE CGC s’en félicite car beaucoup de nos propositions sont reprises. Et on les invite à venir s’asseoir à notre table, à des collègues qui ont vu venir le coup 3 ans plus tôt.

Mais le PDV n’est pas encore officialisé ?

Même si à cette heure il n’y a aucune annonce de faite, le PDV que nous prônons depuis 3 ans à l’AFPA, et dans les ministères via le travail de lobbying de notre confédération, sera une relative satisfaction s’il aboutit pour quelques centaines de salariés. Quelles que soient les annonces qui seront faites – ou pas, la CFE CGC pense qu’on aurait pu faire beaucoup mieux, plus, et plus tôt. Car s’il avait eu auparavant les élections professionnelles cela aurait débloqué les choses. Notre nouvelle équipe aurait été peut-être représentative et nous aurions pu négocier alors à des hauteurs plafonds supérieures à ce qu’elles vont être proposées.

Comment vous êtes-vous rendus compte que ce PSE ou peut-être ce PDV était inévitable pour l’avoir proposé officiellement dès 2016 ?

Avec la nouvelle équipe en place qui a repris le syndicat en 2015, à partir des documents que nous détenions tous à l’époque, il était facile de tirer des conclusions sur ce qui allait se passer 3 ans plus tard tant au niveau économique, financier que humain. Je pense que c’est le corpus social de l’AFPA qui s’est mené en bateau tout seul et a mené tous les salariés avec sur la réalité des chiffres et la situation sociale. Selon moi on ne fait pas le même genre de syndicalisme dans une entreprise bénéficiaire que dans une entreprise qui périclite, dans la fonction publique que dans le privé. Le dénominateur commun est toujours la défense de l’humain, des salariés, mais l’environnement et les contraintes sont différentes.

Déjà que Yves Barou nous avait ri au nez en 2013 quand on lui avait proposé de faire passer l’association 1901 en EPIC…. alors quand je lui ai parlé de PDV en 2016, il est tombé des nues. On vient de perdre 3 ans et 500 millions d’euros, de subir 9 ans de gel des salaires, ce n’est pas assez ?  On veut non seulement sauver nos emplois mais les améliorer.

Vous avez quand même des motifs d’espoir ?

Oui. La CFE CGC a toujours eu la même ligne de conduite, les mêmes prises de positions. Il y a tant de choses à faire pour que l’AFPA survive et vive mieux. C’est indispensable de renouer avec l’esprit critique plutôt que de favoriser l’auto censure permanente pour penser l’avenir de l’AFPA. On ne peut plus encaisser l’autocensure permanente. C’est elle qui est génératrice de lâcheté, de déloyauté, d’hypocrisie et de mensonges, à tous les étages. Alors qu’il faut faire l’inverse, récompenser l’initiative individuelle, les résultats collectifs, faire confiance en l’innovation si et seulement si elle concerne l’intérêt de tous.

La question n’est pas de savoir si untel ou untel a raison mais de collaborer ensemble avec suffisamment d’esprit critique pour arriver à faire vivre l’AFPA de demain. On en est là aujourd’hui. Et là, on a besoin de tous les syndicats. Car si les syndicats ne le font pas et ne le montrent pas, comment les salariés pourraient-ils le faire sur le terrain ?

Suite aux annonces de la Gouvernance du 29 janvier

Bonjour à toutes et à tous

La CFE CGC Afpa est satisfaite du retour à une forme de « raison » dans les propositions de la Direction Générale par le fait même de « la mise en place d’un plan de départ volontaire préalable à tout licenciement contraint ».

Que de temps perdu par refus de regarder la vérité en face ! Que de misères humaines générées par absence de volonté d’avancer !  Que de démissions, que de ruptures conventionnelles enregistrées tous les mois, que de talents gâchés mettant en péril le devenir de l’ensemble de la structure.

Lors du CCE sur le vote de l’EPIC, le 26 octobre 2016, mais aussi lors des élections au conseil d’administration en avril 2017 , nous vous rappelons que nous demandions déjà de

« Permettre à ceux qui veulent partir de le faire dans le respect et la dignité. »

« Permettre à ceux qui veulent rester à l’AFPA de bénéficier de perspectives motivantes, propices aux développements de leurs compétences. »

« Permettre d’impulser un plan d’embauche massif pour adapter notre offre aux besoins des territoires et des secteurs professionnels. »

C’est à partir de ce socle de valeurs, que nous pourrons convaincre nos partenaires d’une véritable ambition à la hauteur des enjeux de la société de demain ; le cadre que l’on nous propose n’étant qu’une partie de la solution. En ce sens, il va falloir imaginer comment faire cohabiter une AFPA historique et une AFPA innovante. Si cela permet à l’AFPA historique d’exister, si notre unité économique et sociale est alors un ensemble parfait au service de la nation et de ceux et celles qui souffrent de l’exclusion sociale au plus haut point, nous aurons alors réussi notre mission syndicale.

Cette négociation possible entre la gouvernance et les organisations syndicales  représentatives n’entraînera pas un retour à la subvention, ni ne garantit un retour à l’équilibre économique immédiat.

Elle garantit uniquement le droit d’espérer construire un avenir commun sur le long terme.

En 2005,  l’abandon du projet de Plan Social prévu à l’époque, n’a pu permettre le redressement de l’Afpa . (Les pertes en 2005 étaient de – 4 millions 891 €,  37 fois moins aujourd’hui)

Souhaitons qu’en 2019 l’Histoire ne se répète pas . Nous savons tous très bien que l’Histoire n’arrive plus à nous servir de caution morale et qu’il nous faut avancer..

Nous voudrions comprendre….

Pourquoi les élections ont été reportées et les  mandats ont été prorogés le 18 juin dernier pour la 3ème fois, empêchant de fait l’expression démocratique de nos collègues depuis 2016 jusqu’à 2019 ?

Pourquoi 4 organisations syndicales n’ont pas voulu que la CFE CGC participe à la négociation en tant qu’observateur ?

Pourquoi, alors qu’elles sont censées défendre les intérêts de TOUS les salariés, elles refusent de négocier dès la 1ère réunion du  5 novembre ?

Alors maintenant il faut agir !

Les salariés nous disent vouloir négocier, attendent de ce plan des réponses qu’il est trop tôt de gâcher. Demandez leurs, interrogez les ! 

Dès demain Négociez !

Car plus on prend  du retard, plus on s’enlise et moins il y aura de temps à travailler sereinement sur le projet, la réorganisation de l’AFPA et son corollaire : la survie puis son développement.  Et à moins d’être dans le déni,  les postures et les tactiques partisanes ne feront qu’affaiblir notre Agence.

Certains d’entre nous disent qu’il y aura un deuxième plan en 2020….Dans ces conditions, est-ce bien raisonnable de ne pas travailler à l’amélioration du plan ? Ce n’est pas ce que pense la CFE-CGC  Afpa

Le risque d’une telle posture est bien présent : celui d’un accord unilatéral à minima alors qu’il y a aujourd’hui – on le sait ! – des marges de manœuvres possibles -sur les délais, les seuils, les montants des indemnités, des aides …

Alors chacun doit prendre ses responsabilités, comme nous avons toujours pris les nôtres (vote pour l’EPIC et les orientations stratégiques…), et entrer en négociations pour le bien de tous et toutes !

N’était-ce pas le motif de la prorogation du 18 juin dernier : défendre les salariés au plus près du terrain, ceux qui s’en vont et ceux qui restent…..?

NOUS, NOUS DEVONS  DE CONSTRUIRE L’Afpa DE DEMAIN

Message de la CFE-CGC Afpa sur le PSE 30 octobre 2018

Bonjour à toutes et à tous,

« Si nous ne faisons rien nous allons dans le mur et un jour l’Afpa sera en faillite »
Muriel PENICAUD – Assemblée Nationale- Mercredi 25 octobre 2018


C’est par ces mots que Muriel PENICAUD clôt un échange avec un député à l’assemblée nationale au sujet de l’AFPA. C’est la 1ère fois de notre histoire que ces 2 mots sont utilisés dans la même phrase. Pas conjugués heureusement ! Elle ne signifie pas que l’AFPA « SERA » en faillite mais que si rien n’est fait, c’est une hypothèse envisagée. La CFE CGC pense que le plan actuel ne solutionne pas tout, bien loin de là, mais que repousser sa mise en œuvre, revient tout simplement à hypothéquer l’avenir de l’AFPA.

Nous en appelons donc à la responsabilité individuelle de chacun et espérons que toute politique de la terre brûlée soit abandonnée par les différentes parties (La gouvernance, la direction, les manageurs, les syndicats, les salariés, les décideurs politiques), pour éviter, comme l’évoque la ministre, « la faillite » de l’AFPA.

La CFE CGC croit en l’avenir de l’AFPA comme nous n’avons jamais cessé de le faire, en multipliant les propositions depuis 3 ans, mais sous réserve de nous inviter à la table des négociations ( la direction n’a toujours pas répondu à notre demande du 18 octobre ) , et sous réserve de mettre en œuvre les multiples propositions faites depuis 3 ans. Immédiatement ! Le temps presse !

Nous vous conseillons de regarder l’échange à travers le lien suivant

http://lcp.fr/emissions/questions-au-gouvernement/289729-questions-au-gouvernement-du-mercredi-24-octobre-2018

Lisez notre déclaration !

CCE +EXTRAORDINAIRE+ LE 18 OCTOBRE

Cher(e)s Collègues,

Après vous avoir annoncé la tenue du Conseil d’Administration jeudi 18 octobre à 10 h , nous venons d’apprendre, hier, en fin d’après-midi qu’un CCE extraordinaire se tiendra au même moment et à la même heure avec pour unique objet comme indiqué dans la convocation : « Remise en séance de documents relatifs à un projet de réorganisation de l’AFPA »
Comme l’avait annoncé la ministre au mois d’avril, le plan d’entreprise devait être présenté à l’automne. Nous y sommes.  Espérons que le gouvernement » prenne ses responsabilités de sens, d’action et de respect à notre égard. »
Souhaitons que notre engagement collectif et nos actions depuis 3 ans puissent être entendus pour que l’AFPA à l’aune d’une réforme de la formation professionnelle sans précédent, historique depuis 50 ans, bénéficie d’investissements et d’une voie d’activité fiable qui correspondent aux enjeux sociétaux de demain.

En ce moment où nous écrivons ces lignes, nous nous garderons bien de supputer sur des hypothèses maladroites, pour attendre, comme il se doit, ce qui sera remis sur la table, le jeudi 18 octobre, à des fins d’analyse objective. Depuis 3 ans, la CFE CGC n’a eu de cesse de proposer des pistes, de soumettre des idées, d’essayer de donner une image positive de ce que nous pouvons offrir de meilleur, et de voter en toute lucidité sur des choix rationnels. L’EPIC par exemple, qui nous sauve d’une liquidation judiciaire. Le seul regret, c’est qu’on ne nous ait pas entendu, et qu’on ait attendu 3 ans et des centaines de millions d’euros de perdus pour se rendre compte du désastre.
Certes on ne refait pas l’histoire. Mais s’il y a une seule dont la CFE CGC est  convaincue, c’est que l’énergie qui se dégage d’entre vous, de vos actions, de votre investissement sans faille, dans chacune de vos fonctions et dans chacun de vos secteurs d’activités, de l’image professionnelle et sincère que vous donnez dans vos établissements respectifs, doit aboutir nécessairement à construire quelque chose de nouveau, de sain et de fiable. Car l’histoire ne s’arrête pas là.

Pour l’AFPA. Et ceci est notre force.

Bien à vous tous

SNPEA © 2016