CCE extraordinaire du 12 juin 2018

Cher(e)s collègues,

Vous trouverez ci-dessous le déroulé du Comité Central d’Entreprise extraordinaire du 12 juin 2018, sans les commentaires ni les interprétations des Organisations Syndicales, laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Générale.
 
 Vous trouverez également notre déclaration sur Prépa Compétences ainsi que le discours de la Ministre du Travail le 11 juin à l’assemblée nationale. Celui-ci confirme un bouleversement complet du paysage de la formation professionnelle et par conséquence celui de l’AFPA. Nous devrons passer d’un stade de mendicité institutionnelle à de nouvelles postures organisationnelles qui permettent d’exister durablement dans un paysage renouvelé. La concomitance des 2 ( réforme de la formation et changement à l’AFPA ) est une opportunité en ce sens..
Si à chacun d’entre nous, il y a 9 ans, on nous avait annoncé  que s’ensuivraient 9 ans de gel de salaires, personne n’y aurait cru. Nous nous protégions de la vérité avec les discours d’alors ( « notre grande maison AFPA », « notre institution »)
Aujourd’hui nul ne peut prévoir ce qui se passera. Et à ce titre depuis 5 ans, la position de la CFE CGC est claire : émettre des propositions qui peuvent paraitre provocatrices ( « le plan de départ volontaire » ), voire subversives pour un certain pouvoir en place,   afin d’anticiper les réformes prévisibles qui sont en cours. Il aurait mieux valu écouter la CFE CGC et investir ces centaines de millions d’euros  de perdus (qui constituent notre dette actuelle)  dans le domaine RH, dans les plateaux techniques, dans la qualité de vie au travail, plutôt que de les détériorer par un attentisme majeur à ne rien vouloir changer.
 
C’est en ce sens que nous avons toujours critiqué les directions successives et surtout notre tutelle dans ce que nous considérons être l’art d’exercer le pouvoir : prendre des décisions.
 Verbatim :
Orientations stratégiques : « Les orientations stratégiques ont dans leur gêne des orientations et non un plan » -« Des partenaires qui viendraient à l’AFPA auraient un statut de Résident »-« Ce sera possible aussi pour les stagiaires après leur formation qui voudraient se poser, le temps de démarrer une activité »-« AFPA Village va devenir « Village by AFPA ».-« L’objet est d’attirer des partenaires, qu’ils soient privés ou publics »-« Ce qui est porté par le Gouvernement, ce sont des logiques de co-construction. »-« Ce partenaire participera, en payant une redevance de résidence, à l’activité de l’Afpa »
 
Investissements/activité/métiers : « Nous ne pourrons pas rénover tous les centres. »-« Mon urgence absolue est de trouver de l’activité. »-« Une région est en train de réfléchir à un SIEG. »-« Cela fait 12 ans que les manageurs et les directeurs sont contrôlés de manière très forte avec du reporting très fort de la part du siège »-« Le bénéficiaire au cœur du réacteur » «  Chaque métier doit être repositionné sur des activités propres, menant à plus de valeur ajoutée. »
 
RH/GPEC/Plan de départ volontaire : « J’ai eu le journaliste qui a écrit l’article. »-« Je ne peux valider certains commentaires  (…les 2000 suppressions d’emplois) » -« Indicateur d’impact social en réflexion avec d’autres opérateurs publics et les acteurs de l’Insertion par l’Activité Economique. « -« Nous avons le souhait de nous doter d’un logiciel de gestion de compétences car le métier n’est pas la seule compétence du collaborateur »-« Nous nous ferons accompagner par un cabinet sur cette GPEC qualitative. Nous sommes en phase finale de chantier de sélection. »-« Tendance sur les 6 dernières années : 302 départs en moyenne arithmétique d’une année sur l’autre »-« Nous sommes aujourd’hui à 52 ans et 3 mois d’âge moyen, alors que nous étions à environ 50 ans en âge moyen il y a quelques années. »-« Mais la trajectoire de 1700 départs à 2022 me paraît tout à fait possible. »-« Un Plan de départ volontaire ne suffit à trouver de l’activité. Ce schéma en soi ne peut permettre d’argumenter un PDV. Ce n’est pas suffisant. »-« Le travail de GPEC est en phase de démarrage »
 
Prépa compétences : « Prépa Compétences » est un dispositif du PIC »-« L’Afpa se positionne comme prestataire associé des CEP. »-« Il ne s’agit pas de reproduire la même erreur que lors de l’orientation effectuée par les psychologues du travail de l’Afpa »-« « Prépa Compétences », ce sont des parcours sans couture, comme définit par les équipes du PIC. »-« Le dispositif, après une phase d’expérimentation, est prévu sur une durée de 5 ans »-« Il nous reste à approcher les branches professionnelles pour promouvoir ce dispositif »-« Besoin de 63 ETP de la filiale Accès à l’Emploi »-« Financement du dispositif : financement dès la demi-journée d’ouverture. »-
 
« Une plateforme collaborative sera utilisée pour permettre de questionner « -« La Direction Générale va lancer une contribution des salariés au projet de transformation de l’Afpa. »-« Après cette phase un grand séminaire national est prévu (130 personnes)-
 
Budget/trésorerie : « Marge de manœuvre très réduite fin mai (14 millions d’euros). Rappel du seuil de 25 millions d’euros pour être sûr de payer les salaires et l’Urssaf. »-« A fin juin la marge de manœuvre prévisionnelle est négative (- 23 millions d’euros).« Pour lever ce risque le principe d’avances sur le dispositif Prépa Compétences a été acté avec nos tutelles. Nous serons donc accompagnés sur des avances de trésorerie. »
 
 
La séance est levée à 17 H 40
 
Prochain CCE : 27 et 28 juin 2018,
avec un CCE extraordinaire le 27 juin matin
 
Vos élus CFE-CGC :
Alex SOUILLET, Sonia LEBRETON, Michel FEYAERTS, Fabrice OGLIASTRO
 
 
Principaux points de la réforme – Extraits :
 
Qualité des formations assurée par deux leviers :
1)      La « co-écriture » des diplômes professionnels par les branches professionnelles et par l’État ;
2) Et la certification des organismes de formation et des CFA
PRO A : Nouveau dispositif puissant de « reconversion et promotion par l’alternance ». Baptisé « Pro A », il vise à permettre aux salariés, tout en gardant leur contrat de travail et leur rémunération, d’accéder à une formation qualifiante en alternance, soit pour une promotion interne, soit pour une reconversion.
CPF :  Les droits augmentés seront de 500 euros pour tous, par an, et 800 euros pour les moins qualifiés, soit respectivement 5 000 et 8 000 euros sur dix ans.
Apprentissage :  Libéralisation de l’offre de formation et de l’énergie des nombreux réseaux de qualité qui veulent s’investir davantage, mais aussi des certains secteurs ou encore d’entreprise qui veulent créer leur CFA en interne.  Suppression de  l’autorisation administrative délivrée actuellement par la région pour créer ou développer un CFA. C’était un cas unique en Europe !
Aménagement du territoire : Enveloppe de 250 millions d’euros dédiée à l’aménagement du territoire, qui complétera le coût au contrat dans les zones rurales et dans les QPV, sera accordée aux régions.
CEP : Les actifs ne seront pas seuls. Tous ceux qui le souhaiteront pourront disposer d’un conseil en évolution professionnelle gratuit, et financé par la mutualisation,
CPF transitions En outre, la création d’un compte personnel de formation de transition, reprise de ce même accord, permettra de compléter le CPF, pour les salariés qui veulent se reconvertir par des formations longues.
Création de CPIR : Création au niveau régional de commissions paritaires interprofessionnelles dédiés à l’accompagnement des salariés
Lutter contre le travail précaire : Possibilité de mettre en place un système de bonus-malus
Redéfinition de l’action de formation :  La nouvelle favorise l’innovation pédagogique et la formation à distance.Simplification de  la réglementation du plan de formation, désormais intitulé, plan de développement des compétences.
Rétablir l’égalité des chances,  entre les femmes et les hommes : passage d’une obligation de moyens à une obligation de résultat quant à l’égalité salariale à travail de valeur égale.
Collecte : En matière de gestion des contributions de l’alternance et de la formation, une simplification radicale : 
-  un collecteur : les URSSAF au lieu de 57 ;
-  12 gestionnaires au lieu de 40 ; 
-  une cotisation au lieu de deux  ;
 
Bonne lecture
 
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