« En direct du CCE des 27 et 28 juin 2018 »

Suite au message du 21 juin, nous avons fait l’objet de vives attaques personnelles. Selon nous, c’est une manière de détourner les yeux des véritables problèmes. Mais nous avons également reçu des centaines de messages de soutien. La CFE CGC se contente de citer les faits et d’en donner son interprétation. Que nos analyses soient divergentes de certaines autres OS est plus que compréhensible

Devant l’étendue du désastre économique, nos prises de position font partie du débat démocratique. Elles se veulent réalistes, constructives et porteuses de solutions.

 Ø  Il y a 2 ans, nous avons suggéré à la direction et aux syndicats de mettre un plan Marshall RH sur la base du volontariat.

 Plutôt que perdre 100 à 150 Millions d’Euros par an de manière inéluctable, financée par de l’endettement, nous estimons qu’il vaut mieux investir ces sommes dans de l’accompagnement, de la formation et des départs voulus – basés sur l’ancienneté avec des mesures incitatives, telles que des rachats de trimestre. Tout ceci, grâce à l’effet Noria ( différence de masse salariale entre les sortant et les entrants), peut permettre de recruter massivement sur des nouveaux métiers.

Ce n’est pas une histoire de jeunes contre les vieux. Mais on a le droit de regarder les chiffres tels qu’ils existent : 649 salariés ont moins de 40 ans, 767 plus de 60 ans dont 53 entre 65 et 70 ans. 14 d’entre eux ont été mis à la retraite d’office par l’employeur en 2017 à l’âge de 70 ans. Où voit-on cela ailleurs ? Si nous voulons parler d’avenir, nous syndicalistes, devons aussi  nous arrêter sur des solutions ( Comment trouver des solutions ? Comment recruter ? Comment intégrer des nouveaux métiers, des nouvelles filières ? …), plutôt que de les subir.

Nous sommes passés de 11000 à 7500 salariés en 10 ans  et nous vivons un plan social déguisé ( près de 200 ruptures conventionnelles et licenciements par an).

Dans ces conditions, pour la CFE CGC, penser et réfléchir à demain sur une notion de stratégie d’entreprise est la meilleure manière de respecter ceux qui travaillent. Une manière différente certes, mais complémentaire.

La Direction Générale de l’AFPA, et sa tutelle, en proposant cette prolongation des mandats, partageront avec les OS signataires, la responsabilité de ce qui va se passer dans les mois à venir : à savoir  une GPEC contrainte et arbitraire.(fermeture de centres, mutations, licenciements… ?).

Nous savons que l’attentisme et le statu quo sont les pires attitudes pour notre agence, causant anxiété et démobilisation. La CFE CGC par ses propositions, contribue à sortir de cet immobilisme, pour le bien de toutes et tous.

Verbatim CCE :  

« Le Siège est trop important, il faut le rationnaliser, a-t-on besoin de 11 étages ? Je pense qu’il faut réduire  sa voilure  pour alléger les charges des centres. » -« Le Siège apparait pour les Centres comme une nébuleuse complexe qui ne donne pas satisfaction »

 « L’âge moyen augmente de 5,28 mois en 2017. C’est un point de faiblesse. »-« 62,38% des effectifs ont 50 ans et plus (60,6%) »-« Rémunération brute moyenne en euros : 3300€ » « Avec une moyenne d’âge de plus de 48 ans, la structure démographique de l’effectif est bien plus âgée que celle des actifs en France (40 ans pour les actifs en 2015 selon une projection INSEE de 2011). »

 « Le chiffre d’Affaires est en baisse de 17% »-« l’Excédent Brut d’exploitation en dégradation de 52% par rapport à 2017. »-« Le marché Entreprises est en baisse de 13%, – 30% sur les AO des CR.»-« Le résultat net en recul de 30% par rapport à 2017. » « Les HTS régressent de -24% sur la même période de 2017 »-« Toutes les régions sont en baisse »-« « La trésorerie atteint un niveau inférieur au seuil d’alerte de 25M€ mais ne pose pas de problème car nous allons signer la prolongation des concours jusqu’à la fin de l’année avec nos banques »-«  Aujourd’hui l’EPIC prête aux filiales car il y a du retard d’encaissement sur Accès à l’Emploi. »-

 « Si un manager n’a plus personne à encadrer, nous aborderons la question avec lui. »-« Nous ferons 3 propositions et nous pourrions envisager un licenciement si refus de la part du salarié »-« On travaille sur un projet de dématérialisation totale (feuille d’émargements par exemple) »-« Depuis 2011 l’Afpa perd autour de 100, 150M€ tous les ans, cette situation est grave. Les Gréta expliquent 1/5 de la baisse du CA de l’Afpa. Le reste a été pris par les OF privés ».

 Bonne lecture  Message CFE CGC EN DIRECT DU CCE des 27 et 28 juin

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