« En direct du CCE extraordinaire du 13 juillet 2018 »

La CFE CGC a voté oui aux orientations stratégiques car nous savons que l’Afpa aujourd’hui ne peut pas aller plus loin dans son mode de fonctionnement actuel. 
Si on le conservait, à raison de 3 à 400 CDI en moins tous les ans, à raison de 100 à 200 Millions d’euros de perte par an, il n’y aurait plus d’Afpa en 2025 après -15 ans de gel des salaires (en suivant la tendance actuelle). Ce n’est pas ce que veut la CFE CGC. 
Nous voulons une Afpa autonome, une Afpa responsable, une Afpa en phase avec les besoins de son environnement. Combien d’entre-nous sont sans activité ? Combien d’autres sont en suractivité ? Les uns et les autres souffrant devant tant d’injustice du à l’attentisme de la gouvernance.
 Pour la 1ère fois, dans le cadre d’un EPIC, l’Etat majoritaire au conseil d’administration prend ses responsabilités. Il faut être clair, n’importe quelle entreprise normale, dans notre situation financière aurait déposé le bilan depuis longtemps. Heureusement que l’EPIC, pour lequel nous sommes les seuls à avoir voté OUI, est là pour nous sauver….temporairement. Car ce qu’a voulu l’ancien gouvernement n’est pas forcément ce que souhaite le gouvernement actuel.
 Dans l’immédiat, oui, nous regrettons que ces orientations stratégiques ne soient que conceptuelles. Mais on sait pourquoi : le gouvernement n’a pas encore arbitré le mode de financement de ses interventions tant dans le domaine RH, que dans nos organisations et dans nos projections d’activité.
 Le seul crédit important que l’on peut lui donner est la mise en place de Prépa Compétences qui avec ses 100 Millions d’Euros estimés de CA par an fait partie des bonnes nouvelles de ces 10 dernières années avec les 220 M€ d’obligations associatives en 2012 et la création de l’EPIC en 2017. Mais ce n’est pas pour cela que avons pu rembourser ces 220 M€ d’obligations en totalité. De plus, concernant notre situation juridique, l’histoire démontre que l’EPIC n’est pas forcément un statut à durée illimitée (Cf La Poste).
 Mais en tout état de cause, quelles que soient les décisions prises, la CFE CGC s’évertue à croire qu’il est possible de changer, pour le bien commun, avec une vision à long terme.
 La seule condition de cette réussite est d’embarquer la capacité et la volonté des salariés sur des propositions claires et loyales de la direction, avec l’unité syndicale nécessaire  pour réussir collectivement.
 Le courage syndical sera de prouver une vision positive et éclairée pour le bien de tous.
 
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