Fin de la « prise d’otages » dans 5 jours ????????

Bonjour

La partie de poker menteur entamée sur le dos des 6341 salariés en CDI et des centaines de CDD devrait  prendre fin le 6 mars. Plus que 6 jours au moment où vous lirez ce mail. 4 mois de négo, des dizaines de réunions, des centaines de milliers d’euros dépensés certainement, une anxiété créée par un dialogue social qui théoriquement protège les salariés et qui là, les détruit. Quel paradoxe ! Pour quel résultat ? Non pas 4 mois de perdus mais 3 ans pour la CFE CGC…
Nous avions été conspué, agressé, lorsque nous avions proposé un plan de départ volontaire « Mesures d’Age », il y a 2 ans et demi, sur un principe simple qui est d’autant plus valable aujourd’hui.  Comme environ, à ce jour, plus de 1100 salariés – d’après nos estimations – ont plus de 60 ans, avec fort logiquement une masse salariale bien supérieure de 2 fois celle des nouveaux embauchés – ce qui est normal et parfaitement légitime –  vu l’ancienneté et les embauches d’avant les accord de 96 – c’était  pour la CFE CGC le moment :
 1 – De faire des économies de masse salariale – par ce qu’on appelle l’effet Noria – de l’ordre de 60 à 80 millions d’euros par an pour le même effectif. L’investissement financier d’octroyer des primes conséquentes de départ à ceux qui veulent partir serait remboursé dès la 1ère année !
2 – D’embaucher sur des métiers nouveaux en créant une nouvelle dynamique sur des marchés porteurs – c’était là l’occasion de donner du peps à l’AFPA !
 On nous rétorquait à l’époque qu’il n’y avait pas d’argent pour le faire. Mais on a perdu 500 millions entre temps pour une chose qui en coutait 3 fois moins. Il s’agissait d’un investissement et non pas d’une dette qu’on laisse maintenant aux futurs salariés de l’AFPA.
 Aujourd’hui nous sommes fiers que certains syndicats acceptent cette évidence et reprennent nos thèses en signant le projet d’accord de méthode qui sous entend une telle possibilité. On peut estimer que plus de 80% des salariés sont aussi d’accord avec ceci. Même en off, beaucoup de représentants d’autres syndicats attendent ce plan mais n’osent pas le dire.
Pour nous, il s’agit fondamentalement de sauver l’AFPA avec des propositions  innovantes. Notre ambition est claire et très déterminée :  changer l’AFPA pour qu’elle vive bien, quelles que soient les directions successives et le poids des syndicats. Il faut donner les moyens aux salariés d’être rémunérés et augmentés d’ici 3 ans grâce à une inversion de la tendance et des innovations en nombre. Sans cela point de salut et nous sommes déterminés à le faire.
Etant présents en nombre dans des assemblées du personnel, nos représentants partout en France, ont entendu des choses que nous ne partageons pas, y compris provenant de hauts responsables syndicaux qui « négocient  » …ou pas  :
«  De toute façon c’est foutu » – « l’AFPA fermera en 2020″ –  » il faut créer un phénomène gilet jaune à l’AFPA « – « les français se foutent de l’AFPA et de la formation professionnelle » – « peu d’échos dans les médias »-  etc, etc.
 
NON. Ce n’est pas foutu.
 Il y a un seul lien entre la cathédrale de Chartres et l’Airbus A 320 : ce lien c’est la formation professionnelle.
Sauf que le monde change et la formation professionnelle avec. Mais cela n’a pas commencé hier.  Et c’est à nous, y compris les syndicalistes d’aider en ce sens car on ne croira pas un médecin qui pleure en nous annonçant  une maladie.
Et même si ce changement fait peur, il n’y a pas de progrès sans transmission des compétences. 14 millions de français adultes sont formés tous les ans. Pas qu’à l’AFPA, donc ça existe….
Pour finir, vous avez été très nombreux à nous écrire, pour savoir pourquoi nous n’étions pas nommés dans le courrier de la Directrice Générale. On peut supposer qu’elle s’adressait aux seuls syndicats représentatifs (A notre sens c’est dommage,  mais c’est aussi son droit).  Rappelons que nous ne pouvons pas l’être ou seulement tenter de l’être, faute d’élections depuis 6 ans. Nous n’avons pas peur du résultat des urnes et le temps viendra peut-être où nous pourrons officiellement contribuer à la réussite de notre EPIC et de ses filiales.
 
Mais à ce jour, ce n’est absolument pas grave. L’important, c’est l’AFPA et vous.
 
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