Le Président de la République parle de l’Afpa

Il est rare qu’un Président de la République prenne la parole au sujet de l’AFPA. C’était le cas hier soir à Bourg de Péage. Il répondait à une question sur l’AFPA et la formation professionnelle en général. Vous les retrouverez, sans commentaires ni interprétation de notre part.  L’intervention est située entre la 12ème et 17ème minute.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/replay-grand-debat-national-regardez-l-integralite-de-l-echange-entre-emmanuel-macron-et-des-citoyens-a-bourg-de-peage_3160853.html

Pendant ce temps-là, le président  GENESLAY et les syndicats représentatifs qui ne veulent pas négocier officiellement se sont rencontrés officieusement le jeudi 17 janvier. Tout le monde le sait !

Depuis, les rumeurs vont bon train dans les centres. Que s’est-il dit lors de cette réunion ? 

 . « Est-ce que le projet de Plan de Sauvegarde de l’Emploi se transforme en Plan de Départs Volontaires  ? » 

. « Avez-vous annoncé un report de 2 mois ? »

. « Un retrait du PSE ? »

. « Une augmentation possible de l’enveloppe de départ ? » 

. « Est-ce que tous les sites et tous les salariés seront sauvés ? », conformément à la  stratégie édictée par Maître RILOV ce dont nous nous réjouirions d’ailleurs. 

Bref que s’est-il dit ? De quoi avez-vous parlé ?  

L’Afpa vient d’annoncer 176 M€ de pertes en 2018 et en prévoit encore plus en 2019 (hors coût de restructuration ). A l’image de ce qui se passe au niveau national, nous avons besoin de débat, de transparence et d’honnêteté.  Arrêtons les faux semblants et les incertitudes savamment entretenues…Dans un moment où nous constatons une fuite de talents (augmentation des démissions des plus jeunes qui n’attendent pas le plan pour partir )  et une hausse constante des arrêts maladie, nous ne voudrions pas que l’Afpa, malade économiquement et socialement, le soit aussi sur le champ du dialogue social. Au lieu de nous exclure, prenez vos responsabilités.

En cette période de troubles et d’incertitudes, ,il est inimaginable de dissimuler des échanges qui conditionnent notre avenir commun.

Faute de le vouloir tous ensemble ( ce qui n’est pas notre cas ) , par le dialogue, la négociation, la recherche de solutions et d’accords, nous continuerons à décliner doucement. Car ce n’est pas un PSE qui sauve l’AFPA mais un projet.

En espérant que tout ceci nous amène à ce que la CFE CGC porte depuis des années : une fusion avec Pôle Emploi, ou une incrustation dans le Grand Service Public d’Insertion en devenir.

Pour le bien de tous.

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