La CFE-CGC Afpa écrit à la Ministre du Travail

La CFE CGC  a adressé une lettre ce weekend (voir PJ), à la Ministre du Travail, Mme PENICAUD. Ceci a été fait en lien avec notre confédération.  Il était essentiel de formaliser nos déductions sur ce qui se passe à l’AFPA.  Les contacts que nous avons ce weekend permettent de rester lucide sur la situation.
Comme nous le rappelons en fin de courrier, nous avons agi en toute transparence, y compris dans nos contacts et échanges verbaux, en renforçant à chaque moment l’intérêt de l’AFPA, de ses salariés, de ses usagers et de l’Etat.
Pour la CFE CGC, les questions d’avenir se situent déjà après le plan, à condition que chacun prenne son rôle à bras le corps en ayant un discours de vérité. Ceci est valable pour Mme La Ministre comme pour chacun des responsables et protagonistes de ce dossier, y compris des salariés

Merci pour votre lecture   Lettre CFE CGC AFPA A Madame La Ministre du Travail 28 06 2019

« En direct CCE des 26 27 juin 2019 » et Suspension du PSE

Vous trouverez comme d’habitude le CR du CCE du 26/27 juin.

CR CFE CGC En direct du CCE des 26 et 27 juin 2019

Mais tous les salariés de l’AFPA viennent d’apprendre comme nous la suspension du PSE PDV par le TGI de Bobigny ( voir dépêche AFP ).

Un avocat que nous venons d’appeler nous précise que « le plan n’est pas annulé mais devra faire preuve de sérieuses mesures correctives en ce qui concerne ses attendus au niveau la prévention des RPS. » 

A notre question, combien de semaines cela va-t-il prendre ? Il nous a répondu « Dans le cas de l’AFPA, vu la complexité organisationnelle, nécessairement plusieurs semaines ».

 « Seule la DIRECCTE (sous le contrôle des Tribunaux Administratifs) peut refuser / annuler le PSE. Le juge judiciaire n’est en principe pas compétent sur ce point. »

« En revanche, le juge judiciaire (TGI) est compétent pour connaître d’une action en référé concernant la violation par l’employeur de l’obligation de sécurité et de prévention et ce nonobstant l’existence d’un PSE (CA Versailles, 14ème ch., 18 janv. 2018, n° 17/06280). Ainsi, le TGI peut être compétent pour suspendre le PSE – ce n’est pas une annulation, cela bloque provisoirement le PSE en attendant que les mesures de prévention nécessaires soient mises en œuvre. » 

Voir lien suivant en complément : http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/101963/une-reorganisation-peut-etre-suspendue-si-elle-engendre-des-risques-psycho-sociaux.html

La CFE CGC ne commentera pas une décision de justice qui prend acte de « l’impréparation du plan sur ce point précis »  ( cf l’avocat).

Nous poserons seulement les question suivantes :

Est-ce un bien pour un mal ? Un mal pour un bien ? Comment le gouvernement prendra-t-il cette décision ? Les centaines de candidats au départs ? Est-ce que cela règle tous les problèmes ? D’un côté un  syndicalisme décomplexé, de l’autre jusqu’au boutiste, une Direction vraisemblablement effarée à l’heure où on écrit ces lignes

« En direct du CCE extraordinaire du 18 juin 2019 -rendu d’avis sur le PSE2 »

Vous trouverez ci-dessous le déroulé du Comité Central d’Entreprise  extraordinaire du juin 2018 ,marqué de nombreuses interruptions de séance, qui fait suite à de nombreux mois de vraies fausses « négociations » sans commentaires ni interprétations, laissant ainsi uniquement place aux propos et informations de la Direction Générale.
Vous trouverez également  la déclaration la CFE CGC que nous avons lu en séance plénière argumentant de notre position.

Verbatim du CCE  :  » « Nous vous présentons un projet « amélioré » – « Nous avons cherché des engagements financiers » – « 4 projets ont abouti : Nevers, Le Puy, Gap, Thionville » – « Les projets qui ne sont pas validés à ce jour ne sont pas abandonnés La Caisse des Dépôts a l’ambition de labelliser les maisons des territoires et nous pourrions l’être sur le domaine de la formation dans certains centres »
 » 1423 postes supprimés, 629 postes crées .  La cible sera de 5551 en 2020 » – « 173 catégories professionnelles pour les Formateurs. 153 catégories pour les fonctions supports »
« La Commission Nationale d’Examen et de Suivi (CNES) aura le rôle d’arbitrage et de recours. Début août un courrier sera adressé aux salariés pour les avertir des  décisions » –  » Lors de la dernière réunion de la CNES « départage »  le 19 juillet, la validation sera donnée ou pas » – « . Les salariés auront une réponse définitive au 2 août maxi. » –  Les départs auront lieu du 30 septembre au 31 mars 2020. » – « Les DRH seront plutôt mobilisés sur les mobilités, les reclassements. »

Vote des organisations syndicales au CCE du 18 juin 2019  :
Recueil d’avis point 1 : Projet de réorganisation   – CGT et SUD ne participent pas au vote –         Abstention CFDT, FO         Favorable : CFE-CGC
Recueil d’avis point 2 : Mesures de reclassement etc … CGT et SUD ne participent pas au vote – Abstention CFDT, FO         Favorable : CFE-CGC
Recueil d’avis point 3 : Congé de reclassement …- CGT et SUD ne participent pas au vote –            Abstention FO               Favorable : CFE-CGC et CFDT

Pour rappel le 6 mars dernier, lors du CCE qui clôturait la période de « négociation »  les votes avaient été les suivants :
Avis Point 1 : CGT CFDT  SUD FO ne participent pas au vote   

CFE-CGC Favorable
Avis point 2 : CGT CFDT  SUD FO ne participent pas au vote                   
 CFE-CGC Négatif
Avis point 3 : CGT CFDT  SUD FO ne participent pas au vote                    
CFE-CGC Abstention

Note de la CFE CGC :
– Considérant qu’il était temps de sortir de l’impasse,
– Considérant que les conditions avaient été nettement améliorées
– Considérant que bientôt nous ne serons plus que 5000 salariés au lieu des 11 000 d’il y a 10 ans,
– Considérant qu’une grande partie du personnel attend ces mesures et qu’une autre attend que l’AFPA redémarre,

Nous avons pris nos responsabilités et gardé la même ligne de conduite que nous adoptons depuis 3 ans, au sujet du plan de départ volontaire, afin de pouvoir redresser l’agence et débattre non pas de notre fin mais de notre avenir. C’est ce que nous expliquons dans notre déclaration. On ne peut pas être plus syndicaliste que le roi.
Bonnes lectures :
La déclaration lue en séance : Déclaration CFE CGC CCE du CCE du 18 juin 2019

Interview d’André Thomas

Que vous inspire la situation syndicale à l’AFPA :  des revirements de situation, une intersyndicale qui se fissure, voire même se combat…. ?

Je crois que les salariés en ont un peu marre. On assiste dans les syndicats, sauf le nôtre, à ce qui se passe dans la société avec les partis traditionnels : un décrochage entre leurs représentants et leur base, un décrochage avec les salariés. A contrario, la CFE CGC est à contre-courant, très dynamique et riche des multiples profils de ses nombreux nouveaux adhérents qui sont venus nous rejoindre sur nos idées. C’est le seul syndicat qui se développe. Mais ce n’est pas le plus important : d’une certaine manière c’est le rôle des syndicats à l’AFPA et dans la société qu’il faut complètement repenser car les enjeux d’avenir sont considérables

Dans le cas précis du PSE ou du PDV que vous portez depuis 3 ans déjà …. ?

Le combat qu’a mené la CFE CGC pour obtenir le PDV a été long, très difficile. Vous savez, on préfère être maître de l’invisible et réussir plutôt que d’être maître des apparences et ne rien obtenir du tout : c’est-à-dire ne pas être représentatif et aboutir à un PDV plutôt que de l’être et rien obtenir du tout. Nous ne sommes plus dans une société uniquement basée sur le rapport de force pour syndicalement obtenir quelque chose. Les derniers exemples de conflit sociaux dans des entreprises en difficultés en sont la preuve. Il y  d’autres voies, d’autres formes de pensée qui syndicalement aboutissent aussi à des résultats.

Comment voyez-vous les semaines qui viennent ?

Certains syndicats (CGT et SUD) sont restés fidèles à leur position sur le PSE – pourtant contraire aux nôtres. On ne peut pas leur en vouloir : ils sont restés logiques avec eux-mêmes et avec leur conviction. C’est tout à leur honneur.

D’autres ( la CFDT et FO ) qui faisaient partie de l’intersyndicale il y a peine 2 mois, qui avaient voté pour Maître Rilov et sa stratégie ( le refus du PSE et de toute négociation, la judiciarisation à l’extrême), ont subitement changés de position. C’est aussi leur droit. Quelque part la CFE CGC s’en félicite car beaucoup de nos propositions sont reprises. Et on les invite à venir s’asseoir à notre table, à des collègues qui ont vu venir le coup 3 ans plus tôt.

Mais le PDV n’est pas encore officialisé ?

Même si à cette heure il n’y a aucune annonce de faite, le PDV que nous prônons depuis 3 ans à l’AFPA, et dans les ministères via le travail de lobbying de notre confédération, sera une relative satisfaction s’il aboutit pour quelques centaines de salariés. Quelles que soient les annonces qui seront faites – ou pas, la CFE CGC pense qu’on aurait pu faire beaucoup mieux, plus, et plus tôt. Car s’il avait eu auparavant les élections professionnelles cela aurait débloqué les choses. Notre nouvelle équipe aurait été peut-être représentative et nous aurions pu négocier alors à des hauteurs plafonds supérieures à ce qu’elles vont être proposées.

Comment vous êtes-vous rendus compte que ce PSE ou peut-être ce PDV était inévitable pour l’avoir proposé officiellement dès 2016 ?

Avec la nouvelle équipe en place qui a repris le syndicat en 2015, à partir des documents que nous détenions tous à l’époque, il était facile de tirer des conclusions sur ce qui allait se passer 3 ans plus tard tant au niveau économique, financier que humain. Je pense que c’est le corpus social de l’AFPA qui s’est mené en bateau tout seul et a mené tous les salariés avec sur la réalité des chiffres et la situation sociale. Selon moi on ne fait pas le même genre de syndicalisme dans une entreprise bénéficiaire que dans une entreprise qui périclite, dans la fonction publique que dans le privé. Le dénominateur commun est toujours la défense de l’humain, des salariés, mais l’environnement et les contraintes sont différentes.

Déjà que Yves Barou nous avait ri au nez en 2013 quand on lui avait proposé de faire passer l’association 1901 en EPIC…. alors quand je lui ai parlé de PDV en 2016, il est tombé des nues. On vient de perdre 3 ans et 500 millions d’euros, de subir 9 ans de gel des salaires, ce n’est pas assez ?  On veut non seulement sauver nos emplois mais les améliorer.

Vous avez quand même des motifs d’espoir ?

Oui. La CFE CGC a toujours eu la même ligne de conduite, les mêmes prises de positions. Il y a tant de choses à faire pour que l’AFPA survive et vive mieux. C’est indispensable de renouer avec l’esprit critique plutôt que de favoriser l’auto censure permanente pour penser l’avenir de l’AFPA. On ne peut plus encaisser l’autocensure permanente. C’est elle qui est génératrice de lâcheté, de déloyauté, d’hypocrisie et de mensonges, à tous les étages. Alors qu’il faut faire l’inverse, récompenser l’initiative individuelle, les résultats collectifs, faire confiance en l’innovation si et seulement si elle concerne l’intérêt de tous.

La question n’est pas de savoir si untel ou untel a raison mais de collaborer ensemble avec suffisamment d’esprit critique pour arriver à faire vivre l’AFPA de demain. On en est là aujourd’hui. Et là, on a besoin de tous les syndicats. Car si les syndicats ne le font pas et ne le montrent pas, comment les salariés pourraient-ils le faire sur le terrain ?

Message du 4 avril 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Lorsque vous lirez l’interview de la ministre ( voir le lien plus bas ) vous comprendrez bien ce que nous disons depuis plusieurs mois : qu’on le veuille ou non, cette année 2019 est une année charnière pour l’ensemble de la profession. Mais elle est encore plus pour l’AFPA, dans la situation économique où elle se situe. Et l’imminence des élections professionnelles en fin d’année conditionnera 4 années de dialogue social, 4 années où il sera nécessaire à l’AFPA non pas seulement de se muer mais d’améliorer nos conditions d’exercice, fait que notre ambition devient encore plus juste, légitime et nécessaire.

C’est un gouvernement, ce sont des ordonnances, c’est une réforme de la formation professionnelle que la CFE CGC a toujours combattus pour leur caractère ultra libéralisateur, le tempérament à tout monétiser ( le CPF notamment ), leur volonté à réduire la champ du dialogue social à une série d’injonctions.

Mais s’il y a bien une chose parmi tant d’autre choses que la CFE CGC a toujours su faire avec intelligence, c’est de distinguer le champs syndical de l’Agence et celui de l’arène politique nationale. Jamais et à aucun moment nous ne nous sommes pris pour des gilets jaunes, rouges ou bleus. Et ceci s’est effectué dans le cadre d’un accord parfait entre la confédération CFE CGC et le SNPEA CFE CGC AFPA : parce que nous savons que l’espoir est en nous à travers les mesures que nous portons.

A nous de faire ce qui nous semble juste et intelligent pour l’Afpa.

https://www.aefinfo.fr/depeche/604038

« CCE extraordinaire du 6 mars 2019 – RENDU D’AVIS SUR LE PSE »

Chers collègues,
Cette période qui aurait pu être celle d’une période de négociation, voire prolongée par un accord de méthode qui se rangeait à nos thèses ( le Plan de Départ Volontaire que nous proposions depuis 3 ans ), prenait fin aujourd’hui, le 6 mars 2019, par un CCE Extraordinaire.  Ce CCE avait pour objet comme l’exige la loi,  un rendu d’avis sur 3 points ( voir PJ ) et un vote des organisations syndicales à cet effet.
Pour la CFE CGC, VOTER « POUR », « CONTRE », S’ABSTENIR » est un droit mais aussi un devoir.  Un CCE comme celui d’aujourd’hui avec 7 heures 30 de suspension de séance, à attendre,  pour à peine 1 h de vote  laisse à penser que ceci est ignoré . A 50 000 € le CCE,  – et ce n’est pas la première fois que cela arrive, c’est toutes les semaines, multipliez le par le nombre de fois à l’année, le nombre de CRE  – nous trouvons que cette ignorance coûte cher pour les milliers de salariés qui attendent. Oui c’est pitoyable et scandaleux !
L’un d’entre eux nous écrivait dès ce matin  » « Maintenant que ça aille vite, qu’on en finisse et qu’on passe à autre chose,  le marasme ambiant devient insupportable pour tout être sain d’esprit. » Un autre nous disait : «  Tout cela pour çà ? ».
La responsabilité des organisations syndicales est au minimum, de prendre acte, d’assumer et de présenter leur opinion par un  vote. Considérer le vote comme à une « mascarade », c’est se soumettre à ce dernier qualificatif et fuir ce que les salariés attendaient depuis des mois : un AVIS et du COURAGE.
La ligne de conduite de la CFE CGC a toujours été la même et le restera, par honnêteté et transparence. Nous l’assumons et nous continuerons.
Lire les 3 rendus d’avis : Rendus d’avis CFE CGC CCE 06 03 19

Fin de la « prise d’otages » dans 5 jours ????????

Bonjour

La partie de poker menteur entamée sur le dos des 6341 salariés en CDI et des centaines de CDD devrait  prendre fin le 6 mars. Plus que 6 jours au moment où vous lirez ce mail. 4 mois de négo, des dizaines de réunions, des centaines de milliers d’euros dépensés certainement, une anxiété créée par un dialogue social qui théoriquement protège les salariés et qui là, les détruit. Quel paradoxe ! Pour quel résultat ? Non pas 4 mois de perdus mais 3 ans pour la CFE CGC…
Nous avions été conspué, agressé, lorsque nous avions proposé un plan de départ volontaire « Mesures d’Age », il y a 2 ans et demi, sur un principe simple qui est d’autant plus valable aujourd’hui.  Comme environ, à ce jour, plus de 1100 salariés – d’après nos estimations – ont plus de 60 ans, avec fort logiquement une masse salariale bien supérieure de 2 fois celle des nouveaux embauchés – ce qui est normal et parfaitement légitime –  vu l’ancienneté et les embauches d’avant les accord de 96 – c’était  pour la CFE CGC le moment :
 1 – De faire des économies de masse salariale – par ce qu’on appelle l’effet Noria – de l’ordre de 60 à 80 millions d’euros par an pour le même effectif. L’investissement financier d’octroyer des primes conséquentes de départ à ceux qui veulent partir serait remboursé dès la 1ère année !
2 – D’embaucher sur des métiers nouveaux en créant une nouvelle dynamique sur des marchés porteurs – c’était là l’occasion de donner du peps à l’AFPA !
 On nous rétorquait à l’époque qu’il n’y avait pas d’argent pour le faire. Mais on a perdu 500 millions entre temps pour une chose qui en coutait 3 fois moins. Il s’agissait d’un investissement et non pas d’une dette qu’on laisse maintenant aux futurs salariés de l’AFPA.
 Aujourd’hui nous sommes fiers que certains syndicats acceptent cette évidence et reprennent nos thèses en signant le projet d’accord de méthode qui sous entend une telle possibilité. On peut estimer que plus de 80% des salariés sont aussi d’accord avec ceci. Même en off, beaucoup de représentants d’autres syndicats attendent ce plan mais n’osent pas le dire.
Pour nous, il s’agit fondamentalement de sauver l’AFPA avec des propositions  innovantes. Notre ambition est claire et très déterminée :  changer l’AFPA pour qu’elle vive bien, quelles que soient les directions successives et le poids des syndicats. Il faut donner les moyens aux salariés d’être rémunérés et augmentés d’ici 3 ans grâce à une inversion de la tendance et des innovations en nombre. Sans cela point de salut et nous sommes déterminés à le faire.
Etant présents en nombre dans des assemblées du personnel, nos représentants partout en France, ont entendu des choses que nous ne partageons pas, y compris provenant de hauts responsables syndicaux qui « négocient  » …ou pas  :
«  De toute façon c’est foutu » – « l’AFPA fermera en 2020″ –  » il faut créer un phénomène gilet jaune à l’AFPA « – « les français se foutent de l’AFPA et de la formation professionnelle » – « peu d’échos dans les médias »-  etc, etc.
 
NON. Ce n’est pas foutu.
 Il y a un seul lien entre la cathédrale de Chartres et l’Airbus A 320 : ce lien c’est la formation professionnelle.
Sauf que le monde change et la formation professionnelle avec. Mais cela n’a pas commencé hier.  Et c’est à nous, y compris les syndicalistes d’aider en ce sens car on ne croira pas un médecin qui pleure en nous annonçant  une maladie.
Et même si ce changement fait peur, il n’y a pas de progrès sans transmission des compétences. 14 millions de français adultes sont formés tous les ans. Pas qu’à l’AFPA, donc ça existe….
Pour finir, vous avez été très nombreux à nous écrire, pour savoir pourquoi nous n’étions pas nommés dans le courrier de la Directrice Générale. On peut supposer qu’elle s’adressait aux seuls syndicats représentatifs (A notre sens c’est dommage,  mais c’est aussi son droit).  Rappelons que nous ne pouvons pas l’être ou seulement tenter de l’être, faute d’élections depuis 6 ans. Nous n’avons pas peur du résultat des urnes et le temps viendra peut-être où nous pourrons officiellement contribuer à la réussite de notre EPIC et de ses filiales.
 
Mais à ce jour, ce n’est absolument pas grave. L’important, c’est l’AFPA et vous.
 

« REVEILLEZ VOUS , BRAVES GENS ! »

REVEILLEZ VOUS BRAVES GENS

Mesdames, Messieurs les Négociateurs,  Direction,  Syndicats représentatifs, chers salariés de l’AFPA

Avez vous conscience du danger qui nous guette ?

Dans son rapport présenté ce matin, la cour des Comptes parle de l’AFPA sur 25 pages et préconise sa FERMETURE :

« Soit, l’AFPA comme le prévoit son plan de transformation, évolue en profondeur en tirant toutes les leçons de la baisse de son activité ; soit elle est vouée à disparaître.

Dans ce cadre, la Cour formule 3 recommandations :

  1. (Afpa) appliquer en totalité les mesures de réduction des dépenses et de rétablissement financier prévues par le plan de transformation ou demandées par l’État;
  2. (Afpa) revoir le modèle économique pour le rendre compétitif et restaurer la rentabilité dans un environnement concurrentiel où la part de marché devrait encore se réduire ;
  3. (État) conditionner toute nouvelle aide à des objectifs précis de résultat financier à atteindre à court et moyen termes et, en cas de non atteinte de ces objectifs, envisager la fermeture de l’établissement. »

 Direction, gouvernance, syndicats, vous attendez quoi pour négocier ? Pour faire un pas vers l’autre ? Que tout le monde s’en aille ? Que tout le monde baisse les bras ? Que le taux de démission des plus « jeunes » explose comme c’est le cas actuellement ? Que plus personne, aucun client,  ne nous fasse confiance ? Qu’on vive comme des mendiants ?

Qu’on ferme ensuite ?   comme le préconise la cour des comptes.

Après notre ministre de tutelle qui parle de faillite, voici la cour des comptes qui n’exclut plus la fermeture pure et simple de notre établissement

La  CFE CGC  a pris ses responsabilités il y a 3 ans en proposant un plan de départ volontaire et un plan MARSHALL Patrimonial. Conscient du danger, on a voté seuls « OUI à l’EPIC » pour garantir la survie provisoire de l’AFPA. Nous sommes comme vous, chère direction, chers syndicats : nous ne cherchons pas à avoir raison mais à sauver l’AFPA, d’une déliquescence programmée et déjà prévisible à nos yeux, il y a 3 ans, et aujourd’hui d’un danger majeur à moyen terme : la fermeture définitive de l’établissement

Est-ce la tentation de l’enfer qui vous guide ? 

A défaut d’élections professionnelles, sans cesse repoussées, la CFE CGC considère que la base représentative datant de 2013 est faussée et ne correspond plus aux attentes des salariés actuels.  Pour beaucoup, il est inadmissible de bafouer la démocratie à l’intérieur de l’ AFPA, à travers l’indécision, l’attentisme, et d’ignorer le sentiment d’abandon qu’éprouvent plusieurs milliers de salariés et la souffrance qui en découle.

Il y a bien un échec global, n’est-ce pas ? L’incurie des directions et des gouvernements successifs, les jeux de couloir syndicaux des organisations représentatives perpétuellement maintenues dans leur poste par le report  des élections depuis 3 ans doivent être remis en  cause. Une seule certitude : les victimes seront les salariés Afpa,  pris en otage et les plus fragiles faute de formation pour retrouver un emploi.

NOUS VOUS DEMANDONS, donc, humblement, sans plus attendre, de METTRE EN ŒUVRE un REFERENDUM auprès des salariés pour savoir s’ils veulent :

1 – OUI ou NON, un retour en négociation

2 – OUI ou NON  un plan de départ volontaire (sans licenciement) avec une indemnité égale à 1 an de salaire

Une entreprise se construit avec un projet, de la motivation, de l’envie de s’en sortir tous ensemble, avec la liberté de rester ou de partir et non pas comme le veut la direction de licencier.

Avec ce référendum, nous aurions une idée, un état des lieux du ressenti global de la structure, du désir des salariés, de la souffrance ou pas accumulée, de l’espoir en l’avenir.

Alors, REVEILLEZ-VOUS !!!

PS : La CFE CGC propose depuis 3 ans  de revoir notre organisation juridique, de provoquer un effet Noria massif, de mettre en œuvre l’intéressement individuel et collectif, de libérer les initiatives à travers des structures juridiques souples sur des activités nouvelles, de renforcer l’autonomie RH et financière des régions, de valoriser le management de proximité, de doubler le nombre de commerciaux, de créer un comité numérique au sein du CA, de procéder à un allégement ou déménagement partiel, du siège comme beaucoup de grosses sociétés l’ont fait,  etc etc , bref d’imaginer et construire un avenir commun.

 

SNPEA © 2016